MS EC ET
pour ladministration, mais encore pour;la plus grande partie des services d'organisation militaire.
En prévenant les généraux, colonels et chefs de service sous sa dépendance de cet accord, il a le soin de les avertir que cela pourra amener un changement dans le personnel; et il donne pour motif à cette disposition nouvelle les raisons suivantes, dont la derniére est certainement de la plus grande habileté :
L'impossibilité de recruter en temps utile le personnel administratif nécessaire au service ;
La convenance de séparer absolument l'administration du commandement ;
La nécessité d’employer de la manière la plus efficace, non seulement la bonne volonté, mais la haute autorité révolutionnaire du Comité central de la fédération.
Rappel à l'ordre. — Le colonel commandant à Issy, le citoyen Wetzel, semble faire bien peu de cas de l'autorité du délégué à la guerre. Il demande des renforts à l'Hôtel-de-Ville, au commandant des marins, sans l'intermédiaire de ses chefs; aussi le citoyen Rossel, qui ne plaisante pas, lui retire-t-il son commandement. : |
Ge pauvre fort d’Issy, en voit-il une suite de commandants !
Wetzel est tuétrois jours après au même fort.
Les amis de l'ordre. — On à tort d'appeler les hom-
mes anti-révolutionnaires les amis de lordre. Parbleu ! ceux de la Commune le sont aussi; la note suivante de la commission de la guerre le prouve :
Afin d'accélérer les distributions d'effets d’habillement, d'équipement et d'armement nécessaires tant aux officiers qu'aux gardes, et afin d'introduire l’ordre et le contrôle dans ce service, il est établi une commission de quarante membres.
Décidément la Commune, sous quelque aspect qu'on la considère, ne présente que l’image du désordre, de la confusion et de la méfiance.
Embargo sur les chevaux. — Aucun cheval ne peut sorur de Paris, ni passer aux avant-postes, à l’exception cependant des chevaux d'officiers généraux et de porteurs d’estaffettes munies d'ordres réguliers, ou
trainant des convois de vivres, de munitions ou de ma- !
tériaux.
Tout cheval de selle ou de trait quicherchera à sortir de Paris entraînera pour son propriétaire une amende triple de la valeur du cheval.
Le cheval partage la captivité du Parisien.
Une brebis galeuse. — Le citoyen Blanchet, membre
de la Commune, ne s'appelle pas Blanchet. Ce nom est un pseudonyme sous lequel se cache un certain Pourille, ex-capucin, ex-agent de police, ex-interprète