‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 58 sur 124 · L. BOURSIER, Colonel commandant la 1re légion · texte numérisé non relu

L. BOURSIER, Colonel commandant la 1re légion

Est-ce une mystification ? — Voici une lettre qui a couru tous les journaux comme ayant été adressée à la Commune. Mais il a couru tant de lettres fabriquées, que rien ne nous dit que celle-ci ne soit une plaisanterie :

Citoyen président, Le patriote Gaillard père ayant demandé dans la soirée

d'hier de transporter les rédacteurs, les actionnaires et les abonnés des journaux réactionnaires, je viens à mon tour

demander que les royalistes et les bourgeois qui refuseront de s'abonner au Père Duchêne, au Cri du peuple et au Vengeur soient immédiatement traduits devant la cour martiale, fusillés dans les vingt-quatre heures, et leurs biens confisqués au profit de la Commune.

Salut fraternel.

Adeline PROUROUSKA, 96, rue Montmartre.

Libre Paris, le 34e jour de notre rénovation démocratique et sociale.

Et si c'était une plaisanterie ?

Pncendie. — Le château d'Issv est incendié. Les Versaillais lévacuent.

Journée du 5 mai.

Abolition du serment. —— La Commune décrète l'abolition du serment politique et. du serment professionnel. |

Mesure excellente, mais peut-être superflue ; les gens qui tiennent leur serment politique sont rares

aujourd'hui, quoiqu'il y ait d’honorables exceptions.

Encore le Comité central. -— Rossel, ne se sentant pas assez soutenu par la Commune et voulant se faire un ami du Comité central dont il devine lantipathie pour sa personne, cherche à se faire de ce Comité un appui en lui demandant son concours, non seulement

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