‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 76 sur 124 · COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Soldats de l’armée de Versailles,

Le peuple de Paris ne croira jamais que vous puissiez diriger contre lui vos armes, quand sa poitrine touchera les vôtres : vos mains reculeraient devant un acte qui serait un véritable fratricide.

Comme nous, vous êtes prolétaires ; comme nous vous avez intérêt à ne plus laisser aux monarchistes conjurés le droit de boire votre sang comme ils boivent vos sueurs.

Ce que vous avez fait au 18 mars, vous le ferez encore, et le peuple n’aura pas la douleur de combattre des hommes-qu’il regarde comme des frères et qu’il voudrait voir avec lui au banquet civique de la liberté et de l’égalité.

Venez à nous ; nos bras vous sont ouverts.

Le Comité de salut public :

Ant. ARNAUD, BILLIORAY, EUDES, GAMBON, RANVIER.

On est réveillé le 23 de bonne heure par le bruit de l'artillerie. ,

— Où en est-on?

— Au même endroit.

Déjà l'armée ne combattait plus seule. Quelques. — je n'ose plus dire citoyens, et pourtant ceux-là méritent bien la qualification dont tant d’autres ont si

le soir du 22 mai. Naturellement, les théâtres n'ont pas ouvert ce soir-là,

malheureusement abusé — quelqués personnes se

réunissent pour aider l’action de l’armée. M. H. Vri- ”

gnault, joignant le courage militaire au courage de l'écrivain, fut un des premiers, le fusil à la main, à combattre dans la rue ceux qu’il avait combattus dans son Journal.

Il y avait avec lui des hommes des 16€ et 17e bataillons, et il y a tout lieu de croire qu’on leur doit d'avoir sauvé une partie du quartier Saint-Germain.

L’Officiel de la Commune ne parait pas.

L’imprimerie Wittersheim est tournée; seulement, dans la journée, des affiches sont apposées :

Page 1