‹ Paris sous la commune--Chapitre 53 sur 65 · COURNET · texte numérisé non relu

COURNET

Considérant que, vu les dangers de la patrie, jamais le nom de salut public n'est plus en situation ;

Que le Comité de salut public ne saurait être une dictature dangereuse, puisqu'il est sous le contrôle de la Commune, je vote poui\

Parisel.

Attendu que le mot de salut public est absolument de la même époque que les mots do République française et de Commune de Paris, je vote 2^oui\ Pyat.

Me conformant au mandat impératif qui m'a été conféré par mes électeurs, je vote pour le Comit('; de salut public, parce qu'il est urgent que la Commune reste dans le sens le plus large du mouvement révolutionnaire qui l'a nommée. Cbarles Gérardin.

Je vote pour le Comité de salut public comme mesure révolutionnaire indispensable dans l'état actuel de la situation. Ledroy.

Considérant qu aucune mesure trop énergique ne saurait être prise par la Commune dans les circonstances actuelles, et voulant rester fidèle au mandat impératif que j'ai reçu de mes électeurs, je \o\e pour. Urbain.

Je vote 2^our un Comité de salut public, attendu que, si la Commune a su se faire aimer de tous les honnêtes gens, elle n'a pas encore pris les mesures indispensables pour faire trembler les lâches et les traîtres, et que, grâce à cette longanimité intempestive, lennemi à peut-être obtenu des ramifications dans les branches essentielles de notre gouvernement. Rlanchet, Dupont.

Attaqués impitoyablement et sans motifs légitimes, j'estime que nous devons défendre avec la plus plus grande énergique la République menacée. Pour. Th. Régère.

Je vote pom\ attendu que la Commune détruira le Comité de salut public quand elle voudra. Alijx.

Je vote pour le Comité de salut public, attendu que notre situation est plus terrible encore que celle où nos pères de 93 se sont trouvés, et que ceux qui l'attaquent ne voient pas clair. Emile Oudet.

Espérant que le Comité de salut public, sera en 1871 ce que l'on croit généralement, mais à tort, qu'il a été en 1793, je vote ji90ur.

Raoul RlGAOLT.

Je vote pour le Comité de salut public, pour qu'il fasse exécuter les décrets de la Commune et prendre les mesures d'uigence.

Amouroux.

Je vote pour^ parce que le terme « salut public » a été, est, et sera toujours de circonstance. Géresme.

Je vote pour, parce que Tindécision depuis un mois nous a compromis, et qu'une plus longue hésitation à prendre des mesures énergiques perdrait la Commune et la République. Ranvier.

La situation exigeant énergie et unité d'action, malgré son titre, je vote pou7\ Eugène Pottier.

Comme j'ai reçu de mes électeurs le mandat impératif, je vote pour.

Clément.

Vu la gravité des circonstances et la nécessité de prendre promptement les mesures les plus radicales, les plus énergiques, pour réprimer les trahisons qui pourraient perdre la République, je vote pour.

J. MiOT.

Quoique je ne voie pas l'utilité de ce Comité, mais ne voulant pas prêter à des insinuations contraires à mes opinions révolutionnaires socialistes, et tout en réservant le droit d'insurrection contre ce Comité, je vote po?/r. Léo Franckel.

Considérant que mes électeurs m'ont confié le mandat impératif de poursuivre le triomphe de la révolution par les mesures les plus énergiques, et que le Comité de salut public, à mon sens, est seul capable d'atteindre ce but, je \oie pour, A. Lonclas.

Je vote pour :

Parce que je suis d'avis de prendre des mesures radicales et sérieuses, mais que, détestant les mois ronflants qui restent souvent lettre morte, je m'étais opposé par mon vote au mot salut public.

A. Sicard.

Je vote potir :

Parce que j'ai conscience de la situation et tiens à rester conséquent avec les engagements pris par moi devant les électeurs.

Jacques Durand.

Restant d'accord avec les électeurs qui m'ont nommé, et désirant

("oiamo eux ([iToii n'ht'site devant aueiino laesiire nécessaire, je vote "pour. H. Champ Y.

Vour un comité exécutif de cet ordre, et seul pouvant vraiment porter le titre de salut public, qui n'a pas d'ailleurs d'importance et qui a le désavantage d'être une répétition, je voterai otii sans phrases.

En un mot, il faut organiser la Commune et son action ; faire de Taction, de la révolution, et non de l'agitation, du pastiche.

E. Vaillant.

Votes CONTEE,

En me référant aux motifs énoncés par Andrieu, et surtout par le motif que je ne crois pas à l'efficacité du Comité de salut public (ce n'est qu'un mot, et le peuple s'est trop longtemps payé de mots), je vote contre. A, Vermorel.

Considérant que l'établissement du Comité de salut public est une atteinte aux droits que les membres de la Commune tiennent de leurs électeurs, je votre contre. Clémence.

Le citoyen Babick, contre. La Commune n'étant pas en danger, n a pas besoin de Comité de salut public. Elle se sauvera par elle-même.

Babick.

• Je vote contre Vensemble du projet, parce qu'il aboutit en réalité à la confusion des pouvoirs, et que je voulais la séparation des fonctions avec la responsabiUté effective devant la Commune de cette commission exéculive. Rastoul.

Contre : parce que je n'airne pas les défroques inutiles et ridicules qui, loin de nous donner de la force, nous enlèveront celle que nous avons. G. Tri DON.

Adhérant à la déclaration Franck el, je vote contre, comme membre de cette Commune et comme délégué aux finances. Jotjrde.

Ne croyant pas plus aux mots sauveurs qu'aux talismans et aux "^

amulettes, je vote contre pour les raisons crordrc et de droit développées par Andrieu, et aiis<i pour le motif de bon sens et de bonne politicpie indiqué par Babick. Ch. Longuet.

Je désire que tous titres ou mots appartenant à la Révolution de 89 et 93 ne soient appliqués qu'à cette époque. Aujourd'hui, ils n'ont plus la môme signification et ne peuvent plus être employés avec la même justesse et dans les mêmes acceptions.

Les titres : Salut public^ Montagnards, Girondins, Jacobins, etc., ne peuvent être employés dans ce mouvement socialiste républicain.

Ce que nous représentons, c'est le temps qui s'est passé de 93 à 71, avec le génie qui doit nous caractériser et qui doit relever de notre propre tempérament.

Gela me parait d'autant plus évident que nous ressemblons à des plagiaires, et nous rétablissons à notre détriment une terreur qui n'est pas de notre temps. Employons les termes que nous suggère notre révolution. G. Courbet.

Considéiunt que l'institution d'un Comité de salut public aura pour effet essentiel de créer un pouvoir dictatorial qui n'ajoutera aucune force à la Commune ;

Attendu que cette institution serait en opposition formelle avec les aspirations politiques de la masse électorale, dqnt la Commune est la représentation ;

Attendu, fin conséquence, que la création de toute dictature parla Commune serait de la part de celle-ci une véritable usurpation de la souveraineté du peuple, nous votons contre.

Andrieu, Langevin, Ostyn, Vermorel, V. ClÉxMEnt, Tmeisz, Serrailler, Avrial, Malon, Lefrângais, Cournet, Eug, Gérardin, Clémence, Art. Arnould, Beslay, Vallès,

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