Voir plus haut, p
r-TjANviF.n IHOnj PAHIS sors I/EMPIIŒ 506
ie|)aru hier sur lo lln'àlre Moiilansicr, au risque de ne pas retrouver dans l'acteur rliarjiçt' du |)rinri|»al rôle le jeu si plaisant et si naturel de Tiercelin, qui est dan{,'ereusenu'nl malade. Quoiqu'il en soit, celte pièce pétillante desprit et de ijàité, a été revue avec faveur. Le succès qu'elle a obtenu dans sa nouveauté l'ùt-il .<îujct à révision, le couplet qui la termine demanderait grâce à lui seul pour une production beaucoup plus iaible. C'est M. Pistache, conftspur, qui
chante :
l*uissions-nous, cette année, Voir les hommes plus mûrs.
L'enfance mieux soiffnée, VA les amis plus sûrs, La jeunesse moins leste.
L'homme en crédit moins fier,
La beauté plus modeste,
El le sucre moins cher.
« ...Le Saint-Père n'a pas visité l'église de l'Assomption, comme on l'avait annoncé. Ce contre-ordre a été attribué au grand nombre d'audiences que Sa Sainteté a accordées aujourd'hui, premier jour de l'an^ on a remarqué, parmi les personnes qui ont eu l'honneur de lui être présentées, un grand nombre d'officiers généraux et les colonels des régiments qui se trouvent à Paris. Les cardinaux ont assisté aujourd'hui à la messe de l'Empereur ; ils ont eu ensuite l'honneur d'être admis à une audience particulière de Sa Majesté et lui ont otTert leurs hommages à l'occasion du renouvellement d'année. Sa Sainteté visitera jeudi prochain la cathédrale de Versailles. »
GCXXVII
Ministère de la police génékalk. — Bulletin du 13 nivôse.
Pdrls. Esprit public. — Plusieurs anecdotes, rapportées par des observateurs, font connaître que l'esprit du peuple s'améliore sensiblement dans la capitale. H y a eu moins de foule à la suite du cortège, le jour de l'ouverture du Corps législatif, mais les acclamalions ont été plus vives et unanimes. Une femme, portant une hotle, a dit ;i liante voix : « Il fait toujours voir la même chose. » Une autre lui a répumlu avec vivacité : « Aiuierais-tu mieux voir la voiture du rapporteur'.' (Fouquier-Tinville). » — Les ouvriers de toutes classes, conlonniers, boulangers et autres avaient l'usage de dire « M. Bonaparte » pour désigner Sa .Majesté : presque tous disent actuellement «( l'Empereur ». Enfin, on remarque, dans toutes les classes de la société, que l'assurance donnée par Sa Majesté, dans son discours au Corps législatif, qu'il m; serait levé aucun nouvel impôt pour les frais de guerre, a produit le meilleur elfel sur l'opinion.
507 PARIS SOCS L'EMPIRE [2 janvier iSUn]
Langlumé^ . — Un boîtier de Paris, nommé Langkimé, i'éelainait une récompense, pour avoir contribué à l'arrestation de Georges, et avait adressé sa pétition à l'Empereur. Le préfet de police, chargé par le ministre de vérifier cette allégation, rapporte qu'après que la caplure de Georges a été exécutée et assurée, Langlumé s'est joint à la foule qui a suivi ce chef des conjurés jusqu'à la préfecture, a offert aux agents qui le conduisaient de les aider, et les a accompagnés jusqu'à l'hôtel. Mais il n'a rendu aucun service réel, et le préfet pense que sa réclamation n'est pas fondée...
Van der Duyn. — On a trouvé dans les papiers de Rumbold sur l'état des officiers hollandais pensionnés par l'Angleterre le nom de Van der Duyn. Le ministre a chargé le préfet de police de vérifier si cette rente s'appliquait à un Hollandais demeurant à Paris et se disant rentier. Suivant sa réponse, Van der Duyn, qui demeure à Paris depuis un an, possède une fortune considérable, fréquente des banquiers de la première classe et jouit personnellement de l'estime publique. Il a un frère qui est effectivement à la solde de l'Angleterre, mais hors du territoire de France.
Rapport de la préfecture de police du jiême jour.
On rapporte que M. Petit, employé à la secrétairerie d'État, a remis à M. Mandru, parti pour la Russie, une pièce de son écriture pour la présenter à l'empereur Alexandre. Le sieur Petit se plaint du gouvernement et cherche à être appelé en Russie. Il n'est pas l'ami de Tordre actuel de choses, et il s'explique souvent d'une manière plus qu'indécente à l'égard du gouvernement.
Réunions. — On dit chez M"^e Fanny Beauharnais que le Saint- Père s'ennuie beaucoup à Paris, et qu'il désire partir avant un mois ; on y a dit encore que la guerre continentale était ^certaine, parce que la France ne pouvait accéder aux propositions des autres puissances. On dit chez M. de Narbonne que le prince de Wurtemberg n'est venu à Paris que pour observer par lui-même ce qui s'y passe ; qu'il était intimement lié avec beaucoup de grands seigneurs de l'Angleterre.
P/'isons. — On a découvert que les prisonniers détenus pour dettes à Sainte-Pélagie avaient formé un projet d'évasion considérable. Une perquisition a été faite avec soin, et l'on a trouvé cachés tous les outils nécessaires pour l'exécution et la réussite du projet. Ce sont