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505 PARIS SOUS F/EMPIRE [1^' ianvier 18051
de l'Empereur parles maîtres et aides des cérémonies, et introduits dans la salle du trône par le grand-maître des cérémonies avec les formes accoutumées. » — Journal des Débats du 12 nivôse: « Paris, // nivôse. ...M'°e de Genlis était du nombre des douze cents personnes qui ont été présentées au Saint-Père dans la grande galerie du Musée Napoléon '. Sa Sainteté lui a adressé des paroles flatteuses sur ses talents et sur l'emploi religieux qu'elle en fait. La plupart des dames admises au Musée étaient des mères de famille; elles avaient leurs enfants autour d'elles; et c'était pour eux surtout qu'elles imploraient la bénédiction du souverain pontife. Il a jeté sur. ces enfants des regards de bienveillance, il s'est plu à leur poser la main sur le front, et il semblait les marquer du sceau de la verlu. Toutes les personnes qui étaient dans la galerie se sont placées sur deux lignes, entre lesquelles Sa Sainteté a passé, accompagnée du directeur du Musée et des prélats et seigneurs qui composaient son coi tège. A mesure qu'elle parcourait les rangs, chacun se mettait à genoux, le Saint-Père donnait à chacun son anneau à baiser. A cette audience M"'* de Lucchesini, épouse de l'ambassadeur de Prusse, a été présentée, hors des rangs, au souverain pontife, qui s'est entretenu un instant avec elle. On est toujours frappé de la bonté et du calme parfait qui régnent dans la physionomie de Pie Vil. Son costume, extrêmement simple, ajoute encore à l'impression qu'elle produit, et il me semble qu'il y a beaucoup de majesté dans cette simplicité religieuse. » — Gazette de France du 12 nivôse: « Paris, H nivôse. Les princes, les grands dignitaires, les ministres, les maréchaux de l'Empire et les principaux Corps de lÉtat ont présenté aujourd'hui leurs hommages à Leurs Majestés Impériales, à l'occasion du renouvellement d'année. » — « L'arpentage des communes destiné à servir de base à la répartition des contributions se continue avec activité ; on pense que sept à huit mille communes seront arpentées avant la fin de cette année- Ce travail immense sera, dit-on, achevé en six ans. » — « Un jeune homme à la mode doit, pour être censé avoir reçu une éducation comj)lète, savoir lancer une pomme, réciter des vers de tragédies, couper une poupée par le milieu d'un coup de pistolet, et toucher le lustre d'un salon avec ses pieds. Ainsi, nos jeunes gens ont quatre professeurs indispensables savoir : celui de tir, celui de paume, celui de danse et celui de déclamation. Ces deux dernières sont communes aux deux sexes, » — « Nous avons dit que les couturières du jour seraient bientôt obligées de savoir le grec, mais il est sûr que nos tapissiers savent le latin, car ils donnent des noms latins à tout ce qu'ils font. Ainsi un financier qui veut faire sa méridienne ne demande plus sa chaise, mais son otio ; une petite maîtresse ne dit plus une table de nuit, mais un sonino, et un jeune homme lave sa litus dans une cuvette qui a pris, depuis quelque temps, le nom do lavabo. On présume que le latin, après avoir parcouru encore quelques magasins, ira définitivement se fixer à la cuisine. » — « Au nombre des pièces consacrées au carnaval et que les jours gras verront éclore, on cite Mars en carême, qui sera joué par Krunet à la Montansicr, et V Amour pur la croisée, qui sera joué {)ar Martin à l'Opéra- Comique. Ou dit (pie presque tous les théâtres, même le Théâtre-Français, imiteront cet exemple. » — « Une pièce de circonstance, qui l'ut jouée l'année dernière dans cette saison avec beaucoup de succès, Monsieur Pistache, a