‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 146 sur 221 · I. Voir phis haut. p. '6'ii> et · texte numérisé non relu

I. Voir phis haut. p. '6'ii> et

[28 .iAN\ lEH 1805] PARIS SOUS L'EMPIRE 564

Ministère iie la police générale. — Bulletin du 9 pluviôse.

Paris. — Le Journil des Monuments et des /l>7sayanlélé suspendu; le ministre a chargé le préfet de police de faire surveiller le sieur Camille, rédacteur de cette gazette, et de rechercher s'il avait eu quelques instigateurs secrets des personnalités qui y avaient été insérées [Bulletin du 20 nivôse'). Voici le résultat des renseignements recueillis. Le vrai nom de ce journaliste est Lebars. Il était constructeur à Brest. Il a montré beaucoup d'exaltation dans le cours de la Révolution, a été membre d'un Comité révolutionnaire, et a fait, dans cette fonction, tout le mal possible. Après le règne de la Terreur, il s'est réfugié à Paris et y a entrepris la rédaction de son journal. Il a eu pour associé et collaborateur le sieur Legagneur, actuellement employé à la préture du Sénat. L'intérêt les a divisés, ils sont en procès. Lebars, dit Camille, fréquente habituellement M. Reynaud, autrefois juge, et actuellement avoué au tribunal d'appel '. Depuis que Lebars réside à Paris, il a fait plusieurs acquisitions dans le Finistère. . .

Exécution. Jergon-Desboulays. — Détenu à Bicctre, refusé par le ministre de la marine, à la disposition duquel il avait été mis à l'expiration d'un emprisonnement d'un an, auquel il avait été condamné pour escroqueries; infirme, épile|)tique, signalé par sim propre père comme capable de tous les crimes, comme ayant attenté deux fois aux jours de sa mère; sa famille regardait sa mise en liberté comme le dernier des malheurs et demande la prolongation de sa délentii)ii. — Accordé, jusqu'à ce qu'on puisse le déporter hors du territoire européen...

Surveillance de la librairie. — Un roman intitulé Jérôme, par Pigault-Lebrun, soumis à l'examen du préfet de police, contient des peintures dont la liberté paraît poussée jusqu'au libertinage et des plaisanteries licencieuses sur les cérémonies de la religion chrétienne. — Empêcher la publication de cet ouvrage et se faire

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