‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 154 sur 221 · Voir plus haut, p. STM · texte numérisé non relu

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583 PARIS SOUS L'EMPIRE [4 février ISObj

il y avait eu à l'HiMel d'Aligre un banquet maçonnique, dans lequel on avait rejeté un toast porté au grand-maître (S. A. I. le prince Joseph), sous prétexte que les statuts de l'ordre ne permetlaient pas de reconnaître pour grand-maître une tête couronnée. Le préfet de police a été chargé de la vérification de ce fait Bulletin du 6 *). Il répond que diverses personnes, dont l'attachement au gouvernement est connu, l'ont assuré qu'on avait porté dans ce banquet la santé de l'Empereur, de toute sa famille et de tous les grands dignitaires, sans qu'il y ait eu aucune discussion sur S. A. I. le prince Jo-eph. 11 ajoute que les employés de la guerre et de la marine foi niaient la majorité des convives, et que leur dévouement à toute la famille

impériale ne peut être suspect

(Arch, nat., AF iv, 1492.)

Rapport de la préfecture de police du même jour.

Réunions. — On dit chez M. de Cetto- que de grands changements vont avoir lieu dans le ministère de Russie, que les personnages que l'on désigne en remplacement y apporteront des intentions très pacifiques. — Des lettres qui circulent dans le commerce donnent pour certain que douze vaisseaux de ligne, russes et anglais se sont emparés des ports du royaume de Naples. On dit, d'autre part, que la grande expédition qui se préparait en Angleterre amis à la voile; on conjecture qu'elle est destinée pour l'Italie.

Journaux. — Toutes les feuilles, sans exception, donnent en leur entier les nouvelles de Londres, publiées, hier, pur le journal officiel, et les détails de la dernière séance du Corps législatif, relativement à la communication qui lui a été faite de la lettre de S. M. l'Empereur au roi de la Grande-Bretagne et de la réponse du gouvernement britannique.

Bourse. — Les négociations de rentes ont été très nombreuses et, malgré les efforts des journaux, le cours a retrouvé même plus qu'il n'avait perdu hier. Les es(;omptes, qui ont été aujourd'hui plus multipliés que jamais, donnent lieu à un désordre qui excite de violents murmures; l'on a ofîertà une personne qui venait de vendre à 59 fr. 10, Iranférable demain, de lui rendre ses rentes à 58 fr. 95, pour la fin du mois prochain ; une difierence aussi inconcevable prouve évidemment l'existence d'un jeu effréné, la rareté de l'effet et l'acharnement

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