Voir plus liaut, p
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et la réclamation des évêques. Il a dit que plusieurs de ces pamphlets et autres lui avaient été envoyés par la poste, que d'autres lui ont été donnés dans la rue par un particulier qu'il avait connu à Lyon et qu'il n'a pu ou voulu désigner que sous le nom de Parisien. L'abbé LeyroUe est au courant de tout ce qu'a fait Poupart en faveur des prisonniers du Temple et de la lettre que M^e Charlotte de Rohun a écrite à Poupart pour l'en remercier. Il a convenu des propos de son élève, relativement au jugement de l'ex-duc d'Enghien, mais il a nié avoir jamais eu connaissance des moyens que pouvait avoir Poupart pour correspondre au delà du Rhin. Quant à la liste des individus arrêtés sur les deux rives du Rhin, trouvée dans ses papiers, il a dit d'abord avoir recueilli ces noms d'après les on dit et chez le portier ; ensuite, qu'il les avait entendu nommer chez M. de Cossé par M. Desterno et différentes persorines. L'abbé Leyrolle a indiqué un abbéjyiontmeaur, demeurant rue Nolre-Dame-des-Champs, comme l'ayant conduit chez Poupart à son retour en France. Il a été arrêté. On n'a trouvé chez lui aucuns papiers ; il a déclaré avoir été dix ans aumônier de l'ex-princedeCondé et être rentré sans s'être soumis aux lois relatives aux émigrés, attendu que, n'étant pas sur la liste, il a cru n'y être pas assujetti. Un nommé Gouget, ancien soldat de Condé, ami intime de Poupart, à Paris sans moyens d'existence, se disant géomètre, a été aussi arrêté.
Réunions. — Les Bourbonistes font courir le bruit que des mouvements se préparent en Hollande, et qu'ils tourneront au profit de l'Angleterre. — On rapporte que le sieur Tricard, notaire, rue du Bouloi, réunit souvent chez lui un certain nombre de Bourbonistes : il n'est sorte de mauvaises plaisanteries qu'on ne se permette dans cette société. — On fait courir le bruit que M. Alquier, ambassadeur à Naples, a été obligé de se sauver à Rome, ainsi que le consul français et la famille du général Saint-Cyr.
Académie impériale de musique. — Le bal masqué, donné la nuit dernière à l'Académie impériale de musique, a été peu nombreux. La recette s'est élevée à 2.174 francs. L'ordre a été maintenu au dedans et au dehors.
Journaux. — On presse les armements maritimes en Espagne, dit la Gazette de France, avec une telle avidité que douze vaisseaux de ligne et un nombre proportionné de frégates sont déjà en état de service, et qu'en mars prochain, ce nombre sera doublé. — Le Bulletin rapporte, comme bruit public, que les Anglais ont fait une descente dans l'île de Miuorque. Suivant le /our/ia/ du Soir, quelques politiques assurent que l'empereur de Russie se propose de céder les lies
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lonnieniiL's au roi de Sardaigne. — Il est question dans le Journal das Débats de la résolution qu'a prise le comte de Lille de ne passer dans sa nouvelle résidence (à Kiew) qu'au printemps prochain. — Les nouvelles de l'intérieur ne présentent rien de remarquable.
Bourse. — [^a rareté des elTels al le défaut de livraison qui en était la suite avaient puissamment contribue à la hausse rapide qui a eu lieu depuis peu de temps. Aujourd'hui, il n'a été escompté que 10.000 francs de rentes, et le bruit s'est répanduque l'on commençait à transférer avec exactitude ; c'est à ce motif seul que l'on attribue la réaction défavorable que le cours a éprouvé. Les actions ont également é|)rouvéim mouvement de baisse assez sensible, occasionné par des offres multipliées. — o 0/0, jouissance de vendémiaire, 60 fr. 10, 20, 33, 20 ; 60 francs, 59 fr. 90 ; 60 fr. 29. Jdem, de germinal an XIII, 57 fr. 30, Actions de la Banque de France, 1.270 fr. 50.
Dubois.
(Arch. nat., F', 3833.)
Journaux.
Gazelle de France du 26 pluviôse : « Paris, 25 pluviôse. . . .La femme la plus élégante de Paris ne demande, pour bien se mettre, que les choses les plus simples. Point d'ornements qui tiennent au luxe, à là richesse. La toilette du jour, pour être complète, n'a besoin de presque rien. Comme la jeune habitante des champs, la Parisienne ne veut, pour se parer, qu'un peu de fougère autour de sa robe, un peu de fougère autour de sa ceinture, un peu de fougère autour de sa tôle. Il est vrai que la fougère d'une bergère de Paris doit être d'or, et que, s'il se rencontre, par-ci, par-là, quelques diamants, ce sont des accidents qui ne gâtent rien. » — Courrier frrtyiçdis du 26 pluviôse : " Paris, 2o pluviôse. ...Nous avons vu successivement les crochets de Caracalla, les cheveux lisses de Titus, orner la tète d'une jeune parisienne ; maintenant une habitante du quartier des boulevards ne saurait se dire à la mode, si elle n'a pas sur le haut du chef la houppe d'un mandarin de la Chine : c'est la coiffure par excellence. »
26 PLUVIOSE AN XIII (15 FÉVIUER 180o).
Rapport ue la préfecturk uk vouc.k nir 27 pLiivtosE.
Héunions. — On dit chez l'ex-priiicesire de Vaudemonl que les cours de Vietme et de Sainl-Péteisbourg s'entendent beaucoup mieux qu'on ne pense ; mais on les blâme fortement d'avoir inlro-
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duit dans leurs Etats une partie du mode d'instruction publique et de l'éducation militaire étçiblie en France ; que c'est une bien fausse politique de donner des lumières au peuple, parce que c'est le moyen d'entraîner la chute des Empires. — Les Bourbonistes continuent d'assurer que toute l'Europe sera en guerre au printemps prochain. — Le sieur Lenoir, homme de loi demeurant Vieille rue du Temple, très attaché aux Bourbons, et ayant la tête très ardente, se plaît à répéter qu'on touche à une réaction qui sera favorable à son parti; que le peuple, et surtout celui des campagnes, ne supportera pas longtemps le fardeau des impositions actuelles.
Militaires. — Aujourd'hui, deux gendarmes de la brigade de SH'res conduisaient, à pied, à l'hôpital du Val-de-Gràce, Jacques Calutelle, membre de la Légion d'honneur', dragon de la compagnie d'élite (lu 3* régiment, dont le dépôt est à Versailles. Comme il était décoré du ruban, la foule s'est amassée autour de lui, on a tenu beaucoup de propos, et, pour faire cesser ce scandale, les gendarmes sont entrés à la préfecture de police, d'où le dragon a été conduit en voiture à l'hôpital. Cette scène a fait tenir beaucoup de propos dans les groupes qu'elle avait occasionnés.
Journaux. — On ne trouve en quelque sorte rien dans les feuilles de ce jour qui ne soit une répétition des nouvelles publiées par le journal officiel. On lit seulement de plus, dans la Gazette de France, cet article daté de Francfort, le 9 février, dans lequel, indépendamment des bruits répandus de conférences tenues à Naples, entre M. Alquier, ministre de France et le ministre de l'État napolitain, relatives, est-il dit, aux tnesures à prendre pour mettre le royaume à l'abri de l'influence et des tentatives des Anglais, on lit le paragraphe suivant : « M se confirme que l'Empereur de Russie à pris un vif intérêt à l'attaque des frégates espagnoles par les Anglais. Ce prince a donné des témoignages de cet intérêt à l'ambassadeur d'Espagne à Pétersbourg, qui lui en a communiqué les détails, ainsi que ceux tle la négociation poursuivie par les deux cours avant et après cette agression. Le ministre espagnol a aussitôt expédié un courrier extraordinaire à iMadrid, pour y porter cette nouvelle satisfaisante, m — Les nouvelles de l'intérieur ne contiennent rien qui provoque particulièrement à l'intérêt.
Bourse. — Le ralentissement des escomptes et des rachats de rentes
1. Je ne trouve pas ce nom dans les listes alpliabétiques de légionnaires que renferme l'ouvrage intitulé : Fastes de la Lésion d'konneur, biographie de tous les décorés, par MM. Lievyn, Verdot et Bégat. Paris, 1842-1847, .i vol. gr. in-8, Bib. nat, Ln 13/4.
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avait fait craindre une baisse très forte; il a été affiché aujourd'hui 50.000 francs de rentes escomptées ; les actions de la Banque ont été très demandées ; et, d'apirs ces dispositions, les cours ont repris à peu près le taux où ils étaient avant le mouvement rétrograde qu'ils éprouvaient hier. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire, (>0 fr. 70, 60,50; 60 fr. 50. Actions de la Banque de France, l.!277 fr. 50,1.280 francs, 1.285 francs.
Dubois.
(.\rch. nat., F^ 3833.)
Journaux.
Courrier français du 27 pluviôse: « Paris, 26 pluviôse. ...Le ministre (le l'Intérieur a visité dernièrement trois des principaux hospices de Paris : riIùlel-Dieu, la Salj)èlrière et l'Hospice des Orphelins, autrefois connu sous le nom de la Pilié ou des élèves de la pairie. Il était accompagné des membres du Conseil général et de la Commission administrative. Dans chacun de ces hospices, le ministre a fait une attention particulière aux aliments; il a goûté le |)ain, le vin, le bouillon ; il a vu le linge, les vêtements, le mobilier, l'état des bâtiments. En général il a paru content des améliorations que le service a éprouvées dans ces dilïérentes parties. Il a recueilli les bénédictions des pauvres ; il a applaudi au zèle des chefs et des employés, et témoigné, dans les termes les plus oI)ligeants, sa satisfaction aux administrateurs qui avaient su concilier le meilleur ordre de choses possible à la plus sévère économie. »
CGLXXII 27 PLUVIOSE AN XIII (16 FÉVllIEH 1805).
IlAPrOKT DE LA PKÉFECTURE DK POLICE DU 28 PLUVIOSE.
Réunions. — On disait, avant-hier soir, dans le cercle qui a eu lieu chez M. de Narbonnc, et où se réunissent tous les ci-devant, nobles et Bourbonistes, que l'empereur d'Allemagne avait ordonné la formation d'un corps de cent trente mille hommes pour agir au besoin contre l'Italie, de concert avec les Russes. — Les Bourbonistes se plaisent à dire que le gouvernement se trouve dans le plus grand embarras, que les finances s'épuisent chaque jour davantage, et que cet étal de chose ne peut durer longtemps. — Les réunions d'ouvriers sont toujours très tranquilles, et, en général, ils sont bien occupés.
Culte. — Sa Sainteté s'est rendue aujourd'hui, à dix heures du malin, à Saint-Germain-l'Auxerrois ; l'atïluence du public a été
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considérable au dedans et au dehors. L'ordre et la décence ont régné partout.
Spectacles. — On a donné, hier, pour la première fois, au Théâtre- Français, une comédie en cinq actes et en vers, intitulée : Le Tyran domestique ou rinlérieiir d\me famille. Cet ouvrage a eu quelque succès. On remarquait généralement que le caractère principal et l'intérêt même du sujet ne se déployaient bien qu'au quatrième acte. Toutes les situations des actes précédents avaient cependant paru d'un bon comique, mais on reconnaissait des longueurs et quelquefois des inutilités. Ces défauts et ceux du style ont été balancés par beaucoup de naturel dans tous les rôles sans exception et par la morale siige et vraie qui fait le fonds du sujet. L'auteur a été demandé : on est venu nommer M. Duval. Au théâtre de Louvois, une pièce en cinq actes et en prose, intitulée : L'Intrigant et sa dupe, a dû son succès à un grand fonds d'originalité, à plusieurs saillies assez gaies et à l'ariresse avec laquelle se file une intrigue, dont cependant le fond et l'intérêt ont paru également faibles. L'auteur (M. Picard) a été demandé et a paru au milieu des applaudissements. Au théâtre Montansier, la musique d'un petit opéra boufTon, intitulé : Le Diable en vacance\ a obtenu beaucoup de succès. La pièce, en elle-même, a été jugée plus que médiocre. L'auteur de la musique, M. Gaveaux, a été vivement demandé ; on a cependant nommé aussi ceux des paroles : ce sont MM. Désaugiers et Bosquier- Gavaudan. Ces différents ouvrages n'ont donné lieu à aucune espèce d'application, et partout le bon onh'e a régné constamment.
Journaux. — Une suite de la séance de la Chambre des Communes du 4 février, donnée par la Gazette de France, n'ajoute pas d'une manière très sensible à l'intérêt qu'ont offert les débats précédents. On voit seulement que M. Grey a insisté pour que les documents nécessaires à éclairer la Chambre sur la légitimité de la prise des frégates espagnoles fussent donnés par le ministère ; que M. Fox a parlé dans le même sens, et que le chancelier de l'Échiquier n'a fait, à ces motions, que des réponses peu satisfaisantes. — On apprend, par Francfort, que la cour de Vienne, en apprenant la prise des frégates espagnoles par les Anglais, a éprouvé la même indignation que celles de Berlin et de Pétersbourg, et qu'on ne doute pas que ces trois puissances ne demandent la restitution de ces prises. — On a, par la même voie, des conjectures sur une entrevue probable de l'empereur d'Allemagne avec l'empereur des Français, sur les bords de
1. Le Dialjte en vacance, ou la Siilie du Diable couleur de rose, par Désaugiers et liosquLer-Gavaudaa. Paris, M"»" Masson, 180o, in-8.