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Ministère de la police gk.nérale. — Bulletln du 28 gehmi.nal.
. . .Barras. — M. Barras est arrivé à Marseille, le 17, accompagné (le l'aide de camp .\vy et de deux domestiques. Il a annoncé le projet d'acheter une campagne dans celte contrée et d'y passer les hivers. En ce moment, il dit qu'il va passer quelques jours à Aix et se rendre ensuite à Paris pour y voir sa mère, atteinte d'une maladie
dangereuse
(Arch. nat., AF iv, 1i93.)
Rapport de la préfecture de police du même jour.
Béunion^. — On ra|iporte que .M™« de Coislin continue de réunir chez elle nomhre d'ex-nohles hourbonistes forcenés. M. de Chaleau-
suiïrages qui leur furent prodigués dans ces temps orageux les engage à reprendre la |)lnmc ; heureux de voir leur première opinion justifiée par les événements, et résolus de ne pas écrire une ligne qui puisse ranimer les haines éteintes et les jiartis étouffés. Michaud, Esmkxard, B. C. L. »
1. On trouvera une annonce sur ce Vin nuptial dans le Journal de l'a ris d\i 2(; germinal an XIII, p. 144.;.
[17 AVRIL 1805] P.\niS SniIS I;EMPIKE 726
liriand, qui demeure dans la même maison que M. dt; Coislin, est l'àme de celle coterie'. Les dames Halljy. do Boufllers et du Bourg s'y font remarquer particulièremcnl par les nouvelles qu'elles débitent et l'assurance qu'elles donnent que le parti des Bourbons ne tardera pas à triompher. — On dit, dans la haute société, que M'"^ de Staël remue toutes ses connaissances et fait tous ses efforts pour obtenir la permission de revenir à Paris, mais qu'elle lui a été définitivement refusée. — On répand le bruit que le miiiislrre anglais a annoncé que le traité (pu se négociait entre la Bnssie et l'.Angleterre était conclu et signé et que les manifestes vont paraître incessamment.
Cour d'appel. — Le procès de M. de Bourienne, qui se plaide à la Cour d'Afipel, a été, depuis quelques jours, l'objet de toutes les conversations, et depuis quelques années, il est peu d'affaires qui aient fait autant d'éclat. On disait partout qu'il voyait fréquemment les juges et leur faisait valoir sa nouvelle qualité de ministre à Hambourg. Dans une des premières plaidoiries, l'avocat Berryer, parlant pour la partie adverse, s'fst permis les sorties les plus virulentes. Hier, le procureur impérial, a porté la parole, il a conclu à la condamnation contre M. de Bourienne |»our les sommes qu'il a cautionnées et à la suppression des mots injurieux prononcés contre lui par ses adversaires. La cour a renvoyé à proncmcer à l'audience de samedi prochain. L'auditoire était rempli à comble, et il n'est sorte de propos que l'on n'y ait tenus.
Spectacles. — La représentation d'Esthe?' avec les chœurs et de l'oratorio de SaiU'-, donnée, hier, au tliéùtre de l'Académie impériale de musique, au profit de la dame Suin, actrice retirée du Théâtre- Français, a attiré un grand concours de monde. La recelte s'est élevée à 169.718 francs. L'ordre a été maintenu au dedans et au . dehors.
Journaux. - Les journau.x n'ont rien offert de remarquable aujourd'hui. . .
Bourse. — Les variations des rentes ont eu un résultat entièrement opposé à celui d'hier ; des demandes assez nombreuses avaient tenu le cours constamment très ferme ; mais, au moment de la clôture, il a éprouvé un peu de faiblesse, el quelques observateurs ont dit que la baisse avait pu être très sensible sans les achats de trois à quatre cent mille francs de rentes faits par M. Trudelle, agent. Les actions
1. Voir les Mémoires iVOulre-Tombe, éil. Biré, t. II, p. 469 et suiv.
'2. Pastiche en trois actes, paroles de Desprès, Deschamps et Morel, musique arrangée par Ilaikbrenner et Lachnilh, représenté pour la première fois à l'Opéra le 7 avril 1803.
727 PARIS SOUS L'EMPIRE [18 avril 1803]
de la Banque sont toujours offertes. — o 0/0, jouissance de germinal
an XIII, 56 fr. 90, 80, 85, 90, 85. Actions de la Banque de France,