‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 194 sur 221 · Voir ]ilii.s haut, p · texte numérisé non relu

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731 PARIS SOUS L'EMPIRE [19 avril 1805]

mais il y avait une collection de tableaux, connue sous le nom de Cabinet des tableaux du Roi. Cette collection, dont l'origine remonte au siècle de François l^'', subsiste encore dans toute son intégrité, au Musée Napoléon, — Courrier français du 30 germinal : « Paris, 29 germinal. Beaulieu, Gougibus, Lafitte, Paschal et la fameuse mime et danseuse Julie Diancourt, composent le noyau de la troupe qui va se réunir au théâtre de la Cité. Ce sont, comme on voit, la plupart des acteurs qui brillaient à ce théâtre à l'époque de sa plus grande splendeur. Le genre de spectacle qu'on y voyait à cette même époque, les pantomimes et les variétés amusantes, formeront le fonds du répertoire.» — Journal de Paris du 30 germinal : « Nouvelles DE Paris. Il n'y a pas de petites spéculations dans les grandes villes, et il n'y a pas de pays au monde où l'on fasse plus de spéculations bonnes ou mauvaises, sages ou extravagantes qu'à Paris. Le lecteur jugera dans laquelle de ces deux classes il faut ranger celle dont on voit depuis quelques jours le prospectus affiché à tous les coins de rue, et dont voici un court extrait. Douze médecins, douze chirurgiens et douze apothicaires se sont réunis pour former ce qu'ils appellent un Établissement hypocratiqiie et dotal. Ils s'engagent à guérir les hommes et à marier les filles. Pour participer à ces avantages, chaque père de famille sera tenu de donner à cet établissement 1 fr. 50 par semaine. Au moyen de cette faible contribution, on s'engage à le guérir, lui, sa femme et ses enfants, de toute espèce de maladie ; et, de plus, durant la maladie du père, de fournir tous les remèdes, et de verser dans la famille 3 francs par jour. Lorsque le nombre des abonnés sera porté à dix mille, les pères et les mères donneront le nom de leurs filles nubiles, et tous les ans, sur la totalité, on en mariera vingt-quatre, à raison de deux par municipalité. Lorsque le nombre des abonnés sera de vingt mille, on mariera quarante-huit filles, et chacune aura 500 francs de dot... *. Voilà, certes, des promesses bien séduisantes et bien capables de faire naître des doutes dans l'esprit des gens raisonnables, qui ont la manie d'examiner avant de juger ; et de fixer l'attenlion des curieux, qui vont lisant les affiches aux coins des rues. » — Journal des Dames et des Modes du 30 germinal : a Paris, ce 29 germinal. De temps en temps il se trouve quelque conspiration contre les bottes. Tantôt c'est un entrepreneur de fêtes publiques qui, à l'improviste, colle sur l'affiche placardée à côté de ses bureaux un bulletin manuscrit portant ces mots ; IJon n'entre pas en bottes. Tantôt ce sont les bonnetiers qui, pour généraliser l'usage des bas de soie, en fabriquent à molets pluches; ou les guètriers qui, tout en vous insinuant de viser à l'épargne, prétendent concilier l'élégance avec la propreté. [,es bottes, quoi qu'il en soit, ont conservé des partisans, même parmi les petits-maîtres ; on les porte (|uelquefois noires, tout unies ; plus communément à revers. »

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