‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 202 sur 221 · Voir plus haut, p. 699 et "ÎOO · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 699 et "ÎOO

2. A cette date du 14 floréal an XIII, Napoléon écrivit, d'Alexandrie, àFouché « ...Si le sieur Revel, de Pari.s, fait des voyages à Londres, faites-le arrêter au retour avec toutes les lettres dont il pourrait ôtre porteur. . . »

f4 MU tROS]

PAHis snr-s i.'i:mim!{E "60

CGCXLIX

U FIJ>I{1':AL an Xlll ^4 mai 1805).

IlMM'OHT liK LA l'KKFKCTURK DK PoLK.K DU 1o FL<>IU':AL.

/iéwiions. — On n'panii, (lopuis liier, le bruil, quil y a beaucoup (le fermentation à Londres ; que le mécontentement du peuple est à son comble; et que des insurrections partielles se manifestent d'une manière inquiétante pour le gouvernement en Irlande, en Ecosse, M. de Lusignan, émigré rentré, dit dans les sociétés qu'il fréquente que laConstilulion de Hollande n'a point été généralement acceptée, et que, pour avoir la majorité, on a été obligé de compter, comme volants en faveur de la Constitution, ceux qui ne se sont point présentés; que les Anglais ont toujours un très fort parti dans le pays et y dirigent t(»ut h leur gré.

Théi'itres. — On a donné hier, au théâtre du Vaudeville, une pièce on un acte, intitulée : L'Athénée des femmes ^ . Elle n'a obtenu aucun succès ; le calme néanmoins n'a nullement souffert de celte circonstance.

Journaux. — Les feuilles de ce jour ne contiennent de nouvelles importantes que celles qui ont été publiées hier par le journal officiel.

Dubois.

(Arch. nat.. V, 3833.)

Jiiurnal des Ih-bals du 15 floréal : Paris, ii floréal. On se plaint à Paris, comme dans les départements, de l'extrême variation de l'atmosphère. 11 n'y a pas de jour qui n'offre des alternatives de IVoid et de chaud, de sécheresse ol d'humidité, de vent, do pluie et de soleil. i>e soleil est ardent, et le fond de l'air est aigre. Il va eu depuis dix jours, disent les auteurs de la Gazette de Sniilé, t)oancoup d'apoploxios foudroyâmes, mais nous devons ajouter qu'il y en a eu plusieurs qui n'ont été mortelles que i)aroe qu'on a pratiqué la saignée sans égard au pou de temps écoulé entre le repas cl l'attaque, au lieu de réveiller rexrilahilité et d'alléger l'estomac par l'émétique. On remarque toujours beaucoup (le fièvres tierces et quartes, de catarrhes, d'inflammalionsde lias ventre, do |)éripnoiimonios très aigu(>s et quelcjucs affections goutteuses.» « l.a .Socii'tô d'A^Ticiillure du département de la Seine a tenu une séance

i. " l.fi pièce n. cU'- huét» el le OK^'ilait •>, ilil le Courrier ries Spectacles, qui ne donne pas le nom de l'auteur.

Tfil PARIS SOUS L'EMPIRE [5 mai 1805]

publique, le 8 de ce mois, dans la grande salle de rHôtel-de-Ville de Paris, Elle avait ouvert un concours pour le perfectionnement de la charrue. Aucun des mémoires qu'elle a reçus ne lui a paru assez parfait pour mériter le prix; mais elle en a jugé cinq dignes d'une médaille d'or, et ce qui est bien remarquable, c'est que la seconde médaille a été décernée à M. JelVerson, président des États-Unis d'Amérique. On ne peut voir sans intérêt le premier magistrat d'une si grande république attacher son nom et sa gloire à la perfection de l'instrument du labourage. C'est un trait remarquable dans l'histoire de notre siècle et dans celle du Nouveau-Monde. L'Amérique a reçu la charrue de l'Europe ; il serait beau que rAméri(|ue renvoyât à l'Europe son présent perfectionné. M. .Jefferson a entrepris de prouver que les difficultés du problème de la charrue sont toutes renfermées dans la construction d'une seule partie; il fait tout résulter de la forme particulière que doit avoir l'oreille d'une charrue quelconque. Son mémoire est intéressant ; d'ailleurs il est suivi de dessins détaillés, et accompagné du modèle de l'oreille à laquelle il croit qu'on doit la préférence. La Société a cru pouvoir demander à M. .lefferson, comme un présent bien précieux, une charrue en grand de son invention. Elle a délibéré en même temps de lui envoyer une marque plus expressive de sa reconnaissance : le recueil des mémoires relatifs à ce grand concours. La cinquième médaille a été décernée à M. Pierre-Marc Lesouteux, laboureur à Maisons, près Paris, pour avoir perfectionné la charrue qu'il em[)loie. Le public verra avec plaisir, sur la même liste, un simple laboureur figurer à côté de M Jefferson, président des Etats-Unis. »

GCGL lo FLORÉAL AN .\III (5 MAI 18U3).

Page 1