R.\1'P0HT DE LA PRÉI'KCÏUHE DE POLICE DU 1.6 FLORÉAL
Réunions. — Le sieur Perronnard, demeurant rue du Faiibourg- Saint-Martin, vient de recevoir des nouvelles de ses deux fils, qui sent à Saint-Pétersbourg. Us lui mandent qu'on ne croit point à la guerre, en Russie, que l'on pense généralement que Pintention du gouvernement est de prolonger les hostilités entre la France et l'Angleterre, et de profiter de cette circonstance pour attaquer l'empire ottoman ; ils ajoutent que, depuis quelque temps, les Français sont mieux vus en Russie. Les réunions publiques ont été hier très nombreuses et parfaitement tranquilles.
Journaux. — Le Bulletin de L'Europe, de ce jour, donne de Hambourg, à la date du 26 avril (6 floréal), la nouvelle suivante : « On assure qu'il y a maintenant sur le tapis un nouveau projet pour maintenir la paix sur le continent, que ce projet a été approuvé par la Russie, et|qu'il a été envoyé par un courrier à Milan, On travaille
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également à lever les (iiClicullès qui s'opposent au rélabli?scmenl de la paix entre l'AnKlelerre et la Krancc. On prélen.l que la Hiissie est «iéjà .raecor.l à ce sujet avec l'Anslelerre, sur plusieurs poinis, à rexceplion de celui rlc Malte. Celle flerni(^re puissance ne vou.lrait pas renoncer aux avantages que lui rapporte la possession de celle ile et désirerait au moins y conserver une grande influence. D'un autre c("»lé, on insiste contre les prétentions de l'Angleterre sur le précédent stalu ijuo. C'est relativement à ces divers points que M. Nowosill/.ONV va retourner à Londres avec de nouvelles instructions. » Les nouvelles de Londres ne renferment rien de positif. On remarque toutefois, dans les moindres articles des feuilles anglaises, beaucoup d'incpiiétuile sur le sort des colonies dans les Indes-Occidenlales et surtout sur les possessions britanniques aux Grandes-Indes. On dit à Londres avoir appris, par un capitaine de navire neutre qui arrivait (lu Cap de Bonne Espérance, que deux corsaires français de relâche au Cap, y avaient annoncé que bientôt on verrait arriver dans la mer des Indes une escadre française. — Enfin, on lit dans le Bulletin de l'Europe qu'il Cènes, on avait reçu, le 13 avril, la nouvelle certaine que la flotte de Toulon avait mis derechef à la voile, avait pris la direction vers l'Espagne, avait même passé devant le Port-Maurice avec un vent favorable, et qu'il serait possible qu'elle se dirigeât vers les Indes-Orientales, attendu qu'elle avait à bord un grand nombre de troupes de débarquement.
Bourse. — Les affaires se multiplient ; la hausse va toujours croissant, et, selon les observateurs, la rareté extraordinaire des rentes contribue beaucoup à ces résultais satisfaisants. La nouvelle d'une expédition de la flotte française à Lisbonne' ne s'est point conlirmée, mais les bruits de paix se propagent de plus en plus, et l'on ajoute aujourd'hui à ce que plusieurs journaux ont dit, à l'égard de la Russie, que des rapprochements prochains et même l'envoi d'un ambassadeur par celte puissance paraissent assurés. — 5 0/0, jouissance de germinal an XIII, 58 fr. 70, 80, 85, 80, 85, 80, 85, 90. Id., de vendémiaire an XIV, 56 francs. Actions de la Banque de
France, 1.242 fr. 50.
Dubois.
(Arch. nnt., F-'', 3833.)
Journaux.
Gazette de France du IG floréal: « Paris, 13 floréal. On no peut rien iiu;i;;iner de plus mauvais que la pièce donnée hier au Vaudeville, sous le litre d'Atlienée des femmes. Il y aurait en France autant d'athénées de fciimies
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que de villages, que celui du Vaudeville serait le plus insipide de tous. » — 0 Les soirées littéraires reprennent, et les femmes qui donnent le ton ne manquent pas de dire que tel jour Monsieur un tel a lu chez elle sa Sevif/né ; que tel jour elle a eu l'abbé Delille, qui a récité son poème sur la Conversation ; que tel autre jour elle a eu le nouvel académicien, qui a débité son discours de réception. »
GCCLI
Ministère de la police générale. — Bulletin du 17 floréal.
Paris. Thornton et Power. — La maison anglaise Thornton et Power, fixée à Paris, doit fixer l'attention du gouvernement et de la police. Indépendamment de plusieurs autres faits précédemment énoncés à son sujet, on vient d'apprendre que M. Thornton, qui avait pris un passeport pour l'Espagne, vient de passer de là en Angleterre, où il est en ce moment
(Arch. nat., AF iv, 1493.)
Rapport de la préfecture de police du même jour.
L'on vient d'arrêter un Juif, nommé Herz, natif do Bellesting (?), près Coblentz. Cet individu, se trouvant ici dans la détresse, a imaginé de s'adresser à lui-même divers billets, annonçant qu'il jouissait du plus grand crédit auprès de S. M. l'Empereur et Roi et de S. A. I. le prince Joseph, qu'il avait obtenu de Sa Majesté le privilège exclusif pour la refonte générale de la monnaie de cuivre, et qu'on lui faisait une avance de 1.300.000 livres, sans aucune caution, sur le Trésor public. Il a poussé l'audace jusqu'à assurer qu'il avait eu l'honneur d'être présenté à la cour. Herz montrait ces billets aux dupes qu'il voulait faire, en leur promettant des places et des emplois, et finissait toujours par leur emprunter de l'argent, qu'il ne rendait pas. Il était parvenu à s'introduire auprès de M. Du Bois du Bais, sénateur, et lui avait proposé d'abord d'affermer et ensuite d'acquérir des biens-fonds attachés à sa sénatorerie. Mais, quand il fallut verser à l'avance dans la caisse du Sénat une somme de 12.000 francs, il ne put tenir parole, et c'est alors que M. Du Bois du Bais, reconduisit, après lui avoir retiré le double du projet de vente qu'il lui avait remis. Un sieur Deville, émigré amnistié, ancien trésorier des ci-devant princes à Coblentz, a été une des principales dupes de
ffi UM J805] PAUIS sors l.-RMPIRE 764
Hor/, «lui lui .iv.iil promis de lui fairo ol.hMiir la place de siirinlendanl ;;<'Mi.'ral de toutes les maisons im|«''iiales.
/{,'iminns.— On rap|>orte (jue M. rald.é Delille ne parle jamais de la nation fianraise (pi'avec indéeenc- el mépris, cl (lu'd allV-rle <le vanter l.'s clrangers, anx<iueis il donne en tout une [irérérence niarquée.
Journaux. — F.e Puhliciste donne, d'après la Gazette de Lei/de, la nouvelle suivante : o L'escadre française de Toulon, sortie de nouveau de ce port, sous le commandement du vice-amiral Villeneuve, le :in mars au soir, forte de onze vaisseaux de ligne, six frégates et deux (•orv.'tle<. ayant à bord environ neuf à dix mille hommes de troupes de terre, sous les onlres du général Laurislon, a paru, le 7 avril, à la hauteur de Carthagène, et le 9 dans les eaux de Cadix, d'où elle a continué sa roule, le 10, pour une destination inconnue, et, après y avoir été jointe par un vaisseau et deux corvettes français et par six vaisseaux de ligne et une frégate espagnole avec deux mille deux cent quatre-vingts hommes de troupes de débarquement de la même nation, sous les ordres de l'amiral Gravina. » Le Publiciste déclare, néanmoins, ne pas garantir cette nouvelle, attendu que le Moniteur n'en a pas encore fait mention.
H,)iirse.— Les négociations de renies ont paru moins animées que les jours précédents, et le cours a éprouvé une baisse assez sensible, qui a doimé lieu à diverses conjectures. Selon les uns, une élévation trop rapide nécessitait ce petit mouvement rétrogade ; d'autres ne l'attriiuii'tit (pi'aiix l'Il'oits de ceux qui veulent avoir des rentes, et ce dernit-r avis parait le mieux fondé, car on a cherché à renouveler le bruit de la rentrée de l'escadre française à Cadix. Les courtiers annoncent que les huiles paraissent disposées à prendre un peu de faveur, et que ce changement n'a d'autre cause que la baisse rapide que cet article avait éprouvée, ainsi que celui des savons. Les transactions sont toujours calmes. — 5 00, jouissance de germinal an XIII, .")H fr. 90, 80, 83, 80, 73. Actions de la Banque de France, I -rrl fr. .")0.
Dlhois.
A IV h. n.il., F', 3S33.1
JoillN.MJX.
Mituitrur (In 17 llorral : « Acaokmie de i.koislatio.n. 1, 'Académie a lenii sa séance j,'éiiéral<' le 13 de ce mois, ]trési(léc par M. le conseiller d'Klal Ilegnaïul (le Saiiil-.l(>an d'.\ri},'ély. {^rand procureur impérial. .\près la leclure du procèsverbal de la dernière séance, elle a admis plusieurs membres, tant résidants qu'afliliés, présentés ])ar sa Commission, et parmi lesquels on a distingué
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M. le conseiller d'Etat Gau et M. Daniels, substitut du procureur général impérial près la Cour de cassation, et nouvellement professeur de droit romain à l'Académie. M. l'administrateur général Bruguière (du Gard) a présenté l'analyse de la correspondance de germinal, et l'ait l'hommage, au nom de leurs auteurs, de plusieurs ouvrages sur la législation. M. Solon, président des élèves, a rendu compte de leurs travaux particuliers dans les séances des plaidoiries, et l'assemblée a applaudi aux efforts dont le rapporteur exposait les fruits. 1^. Sauzay, élève de l'Académie, a ouvert ensuite une thèse latine sur un point de droit romain, d'après les leçons de M. le sénateur Lanjuinais ; son opinion a été controversée d'abord par M. Clerger, ensuite par M, Wilmin, tous deux élèves, et la thèse a été terminée par un hommage au Code civil qui a servi de moyen à M. Sauzay pour obtenir l'avantage. M. le président a donné de justes éloges à cet hommage ; il a applaudi à la facilité avec laquelle ces élèves faisaient usage de la langue latine, qui avait été si longtemps oubliée, et qui renferme les principes du droit de presque tous les peuples. M. Sobry, membre de l'Académie a prononcé un discours sur les avantages sociaux du cérémonial. Il a reconnu ces avantages dans les familles, dans les sociétés, auprès surtout des gouvernements. Son discours a obtenu les suffrages de l'Académie. On a ensuite appelé une cause. Un tribunal a été installé, et M. Duret, demandeur, a eu la parole sur un sujet d'adoption. M. Jouanneau était défendeur, et M: Solon faisait les fonctions de procureur général. Cette cause a été traitée avec beaucoup de succès. M. le président en applaudissant aux efforts de ces élèves, a cru devoir rendre hommage à leurs talents au nom de l'Académie ; et il a pris occasion de cette plaidoirie pour présenter quelques règles sur l'art oratoire au barreau, et donner aux élèves une leçon aussi sage qu'utile. » — Journal des Débals du 17 tloréal : « Paris, 16 floréal. Les amateurs de nouveautés attendent avec impatience l'ouverture d'une nouvelle salle qu'on vient de construire sur le quai Voltaire, et où l'on se rendra commodément en été par la promenade tleurie du Pontdes-Arts. Les uns disent que la salle ayant été construite par les soins d'un ami de Larive, celui-ci la consacrera en y rejouant la tragédie ; d'autres assurent que ce théâtre est destiné à un opéra-comique et vaudeville supplémentaires ; quelques-uns prétendent enfin que ce sera le lieu où seront jouées toutes les pièces refusées à tous les autres théâtres. L'entreprise, disent-ils, ne sera pas mauvaise: puisque toutes les pièces reçues tombent, les pièces refusées doivent réussir: c'est clair. Et comme ce théàtre-Ià jouera tous les autres théâtres ensemble, il s'appellera le Théâtre Universel : c'est juste. On annonce que la salle, coupée sur le modèle de l'Odéon, pourra contenir trois mille spectateurs. » — Courrier français du 17 lloréal : ^ Paris, 16 fîoréai. Celte semaine sera féconde eu nouveautés. L'Opéra nous promet pour vendredi le ballet pantomime d'.lc/*- et Galathée, production du jeune Duport. La première représentation de la pièce d'Elleviou, intitulée; iJelia el Verdican, est annoncée à rOpéra-Comi([ue pour demain. Un jouera à Louvois, mercredi, le Faux valet de Chambre, comédie nouvelle en un acte en prose. » — « On annonce pour la semaine prochaine, au Théâtre de la Gaîté, un mélodrame à grand spectacle, intitulé le Pied de nez ou Félime et Tangu. On vante beaucoup les décorations de cette pitice ; quant au sujet, il est tiré d'un conte de fées que La Harpe a mis en vers charmants, et qui est à peu près connu de tout le monde. »
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il KI.OUÉAI. AN XIII (" MAI JH05).
MiMSTKRK DK LA POLICE GÉNKRALi:. — BULLIiTIN DU 18 KLuRKAL.
l'aris. Divers hrults. — M. rie Lima a dit. dil-on, il y a déjà cinq jours (vendredi dernier) , que la flotte combinée de France et d'Ksj.agne avait été rencontrée par l'amiral Ordo, que cet amiral, avec huit vaisseaux, s'étant précépité au milieu de la flotte, il s'en était suivi la prise de deux vaisseaux espagnols et d'un vaisseau rran<;ais. Cependant, depuis qu'il en a parlé, cet événement n"a acquis aucune confirmation. — Le même ambassadeur contredit formellement le bruit qui a couru d'une expédition dans le port de Lisbonne ; il a dit que cette houzarderie (ce sont ses termes) était un conte fait à Taris. M. de Lima donnait comme positif que la paix serait faite
entre la France et l'Angleterre, d'ici à huit mois
(Arcli. liai., AF iv, 1493.)
llAI'l'ÙHi DE LA PKÉFëCTUKL; DE POLICE DU MEME JOUR.
/{rutilons. — Le comte de Wingewsky, qui se dispose à retourner en Prusse, sous Irois jours, annon(;ait, hier, que Famiral Villeneuve avait été fait prisonnier et conduit à Londres. — Le sieur .Mulher, ofiicier allemand, particulièrement attaché à l'archiduc Charles, et que l'on croit être son espion, dit que ce prince ne veut point la guerre avec la France, mais que la cour ne tardera point à triompher de son opposition, et qu'avant six mois, elle serait rallumée.
Journaux. — Les feuilles de ce jour ne contiennent rien (|ui n'ait [•aru avoir un caractère de nouveauté.
liourse. — Il s'est fait beaucoup plus d'à n'a ires qu'hier, et le cours dus rentes, sans avoir éprouvé d'amélioration sensible, a été conslaiiinient très ferme. Selon les observateurs, il y a eu à peu près compensation entre les demandes et les offres. On a remarqué que M. lie Trudelle, agent, avait beaucoup pris, et que son collègue, M. Mocher, avait considérablement vendu. (Jueiques personnes prétcndiMil que les marchés au comptant ne soûl alimentés que par un assez grand nombre de petites parties de rentes, que le mouvement de hausse a lait vendre et qui ont été transférées depuis quelques
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jours. Les fabricaleurs de mauvaises nouvelles ne s'étaient pas
bornés, dit-on, à la rentrée de la flotte à Cadix ; ils ajoutaient la perte
de quatre bâtiments français ; ils n'ont obtenu aucune confiance, et
le détail des prises faites par la flotte de Rochefort a produit un
contraste bien satisfaisant. — 5 0/0, jouissance de germinal an XIII,
38 fr. 75, 80, 75. Id. de vendémiaire an XIV, 56 francs. Actions de la
Banque de France, 1.242 fr. 50.
Dubois.
^Ai'ch. nat., F", 3833.)
CCGLIII
Rapport de la préfecture de police du 19 floréal.
Réunions. — Madame de Torreins, native de Suisse, et dont la famille tient le premier rang dans ce pays, dit qu'on y souffre impatiemment ce qu'elle appelle le joug français, et que les autorités, comme le peuple, attendent avec impatience l'occasion favorable pour s'en aff"rancliir. Les réunions publiques n'on rien offert de remarquable.
Journaux. — On lit avec un intérêt particulier, dans la Gazelle de France et dans le Publiciste, un article de réflexions sur le camp de Marengo dont l'Empereur, est-il dit, doit faire la revue à son départ à Alexandrie. On y reproduit, dans un cadre fort étroit, mais en traits fortements prononcés, les faits les plus glorieux de la célèbre bataille de ce nom. On fait en même temps ressortir, d'une manière concise, toute l'influence que cette mémorable époque a exercée sur le sort de l'Europe. « Les aveugles seuls, est-il dit, ne pourraient lire, dans les caractères tracés à Marengo de la main de la Victoire, la gloire du passé, la sécurité du présent, et la leçon de l'avenir. » La Gazette de France donne, en outre, comme apportée en France par un aidede-camp du général Ernouf, commandant à la Guadeloupe, une nouvelle portant que les îles de Montferrat, Saint-Christophe, Antigoa et Sainte-Lucie ont subi le sort de la Dominique, que les Français y ont levé une contribution de cinq millions, que ces établissements ont été laissés dans un état de nullité absolue. On ajoute que quelques soldats français, ayant été égorgés par trahison à la Dominique, quatre jours après, l'armée y a redescendu et a passé au fil de l'épée les Anglais et les noirs. On dit encore qu'après l'évacuation et la ruine des quatre îles ennemies, les troupes françaises ont été
(9 MAI 1805) l'AllIS SOLS L'EMPIHE 768
réparties en mille cint] cenls hommes à la Guadeloupe et mille cinq cent?; à la Nfartinitpie et le surplus dirigé sur Sanlo-Doiningo pour renforcer les positions qu'occupe le général Ferrand. Après ces expéditions, deux vaisseaux et trois frégates ont été dirigés au vent de la Uarhade pour y surprendre le convoi attendu de Cork.
Bourse. — L'opinion générale i)araît toujours très prononcée pour la hausse des rentes, et les nouvelles publiées par les journaux y contribuent. Néanmoins, le cours a éprouvé, aujourd'hui, au moment de la cinture du parquet, un [)eu de faiblesse, que l'on attribue aux oiïn-; d'un certain nombre d'agents, parmi lesquels on a remarqué MM. Tiudelle, (Joindre, Bocher et Martinet. Les actions de la Banque ne varieid point; celles des ponts se sont faites à 1.400 francs, et l'on assure qu'elles sont très demandées à ce cours. — 5 0/0, jouissance de germinal an XIII, o8 fr. 85, 80. Actions de la Banque de France. 1.242 IV. oO. Id. des ponts, jouissance de germinal, l.iOO francs.
Dubois.
■\ni. ii.it.. v\ :}s3:j.)
JOL'R.XAUX.
Courrier f murais du 19 tloréal : « Pnris, iS floréal. Le Moniteur ronliiiue de publier en langue ilalicnne les adresses de dévouement et de (idélilé à S. M. l'Empereur et Roi des différents corps administratifs, judiciaires et militaires du royaume d'Italie. »
CGGLIY
1!J FLOlllvVL AN XIII (0 M. VI 1803).
Ministère de la polick générale. — Bulletin nu 20 floré.\l.
.. .Nouvelles de Bourse. — Les escadres française et espagnole réunies étaient fortes do dix-neuf vaisseaux de ligne et d'un grand nombre de frégates. Elles avaient à bord douze à quinze mille hommes de troupes. Il parait que la division espagnole, commandée par l'amiral (îravina, s'est avancée dans le Tage*et s'est emparée de quatre vaisseaux de ligne et d'un convoi de quatre-vingts voiles. L'escadre française a soutenu rex[)édition. Le séquestre a été mis sur tous les Comptoirs anglais. On a fait cinq mille prisonniers.
Fougue.
(Arclj. nul., AFiv, i4'J3.)
769 PARIS SOUS L'EMPIRE [9 mai 1805]
Rapport de la préfecture de police du même jour.
Conscription. — L'affiche qui annonce que cent cinquante conscrits de la réserve du département de la Seine sont appelés pour les 28^ et 46e régiments de ligne a fait un peu de sensation, et Ton est parti de là pour renouveler le bruit d'une guerre continentale. Des lettres particulières de Brest portent qu'on y attend une nouvelle flottille, mais que Ton craint qu'elle ne soit attaquée par les Anglais qui sont en croisière dans ces parages.
Spectacles. — Un nouvel opéra-comique en un acte intitulé : Délia et Verdikan ', a été représenté hier au Théâtre Favart et n'a obtenu aucun succès. Une action froide, des détails minutieux et dénués de toute espèce d'intérêt ont excité l'ennui et souvent les sifflets. Cependant la tranquillité du spectacle n'a nullement été troublée; la pièce du reste ne donne lieu à aucune application.
Jourtiaux. — On trouve dans quelques feuilles, d'après des nouvelles datées de Londres le 30 avril, l'annonce d'un combat livré par la frégate française la Ville de Milan à la frégate anglaise la Cléopdtre, et du second combat que la première eut à soutenir ensuite contre le vaisseau anglais le Léandre de cinquante pièces de canon. — Plusieurs transcrivent les difl'érents articles du dernier Moniteur.
Bourse. — Les affaires ont été, en général, assez languissantes ; néanmoins le cours des rentes a éprouvé un petit mouvement favorable, d'après lequel il s'est fermé dans les meilleures dispositions : les autres effets n'ont point varié. — 5 0/0, jouissance de germinal anXm, o8 fr. 80, 90. Actions de la Banque de France, 1.242 fr. 50. Id., des ponts, jouissance de germinal 1.400 francs.
Dubois.
(Arch. nat., F^ 3833.)
Journaux.
Gazelle de France du 20 tloréal : « Paris, 19 floréal. M""' Julie Talma, célèbre par les agrénienls de son esprit, et comparable sous ce rapporl aux Ninon et aux Arnoult, vient de mourir d'une maladie de langueur, à l'âge d'environ ({uarante-liuit ans *. »