Allusion à Eustache Lesueur
2. Lesueur reçut en outre cette lettre de David : a Qu.ind mon pimeau commencera à se refroidir, mon âme à se glacer, j'irai réi liautl'cr l'un et [autre aux sons brûlants et passionnes de votre lyre. Votre âme, dit-on, s'est élevée quelquefois à la vue des tableaux de mon école : la mienne brûle en entendant les vôtres. Davib (en sortant d'une représentation d'Ossian). » {Citoyen frani-ais du 3 vendémiaire an XIII).
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tels qu'on serait tenté de croire qu'elles ont étudié plusieurs années sous les meilleurs maîtres. » — Bulletin politique et général de l'Europe* des i*'" et 2 vendémiaire : « Paris, le / '' vendémiaire. L'épocjue du I"" vendémiaire a été célébrée aujourdhui par l'illumination des édifices publics; il y a eu concert au palais impérial des Tuileries, qui était élégamment illuminé*... )> — « ...M. Artaud est nommé secrétaire de légation près la cour do Home »
liAIM'OltT Di: LA PRÉl^ECTUltli DK l'OLICIi DU 3 VliNDÉMIAlUt:
Etrangers. — (3n rapporte que l'ambassa^ieur de la cour ollomaiie se dispose à partir, et que tous ses gens s'occupent des préparatifs du voyage. Un de ses secrétaires, interprète de la Légation, dit que l'ambassadeur regrette beaucoup Paris, surtout à cause des femmes. M. de Cobenzl est atlenilu dans son hôtel sous douze jours; on assure que tout sera fini à Mavence d'ici à cette époque.
Réunions. — Nombre de personnes qui avaient de? parents ou des amis dans l'escadre de lamiral Ganteaume disent que, puisqu'elles n'en reçoivent pas de nouvelles, c'est une preuve que cet amiral, ainsi que le bruit s'en est répandu, a été complètement battu par les Anglais. — Les officiers à la suite disent que le bruit couit parmi les troupes que les sous-ofTiciers, soldats et tambours qui sont de la Légion d'honneur ne porteront plus l'étoile, mais seulement un médaillon sur l'habit, et que cette nouvelle fait beaucoup de sensation parmi les militaires. — L'ex-comte de Mauroy, ex-capitaine au régiment du Roi, cavalerie, et d'autres anciens nobles disent que, dans la haute société, on est persuadé que la France se trouve dans une circonstance très difficile, que S. M. l'Empereur en est convaincu, que c'est ce quia déterminé la formation d'un congrès à Mayence, et que Sa Majesté est décidée à tous les sacrifices possibles pour obtenir la paix. Ces messieurs laissent encore entrevoir quelques lueurs d'espérance sur le retour des Bourbons. Des gens qui se prétendent bien inforiMÔs disent que le comte de Lille doit être sacré roi de France, le 18 brumaire prochain, à Saint-Pétersbourg.
Journaux. — On ne remarque dans les feuilles de ce jour qu'une
1. Cest le nouveau nom ^\^i .loiirnal des Uéfenspiirs de la patrie.
2. Même nouvelle dans le l'iililirisle du 2 vendémiaire, dans le Journal des Di'liiit.s et dans la Gazelle de France du :!.
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nouvelle digne d'attention : le Journal du Soir annonce qu'un courrier français, se rendant à Pétersbourg, était porteur de dépêches contenant le rappel de M. Rayneval, qui, après le départ du général Hédouville, était resté en Russie, en qualité de chargé d'affaires. . .
Bou?-se. — Les négociations ont été nombreuses, et les cours se sont améliorés sensiblement. La hausse des rentes a paru un peu étonnante, parce qu'il ne s'est répandu aucune nouvelle, et que l'argent est extrêmement rare. Les observateurs prétendent que l'on ne peut attribuer ce mouvement qu'au jeu ; qiielques-ims assurent que M. Martinet, agent, est maintenant chargé de diriger une opération de baisse, et que plusieurs de ses confrères luttent contre lui. A. l'égard des actions de la Banque, l'amélioration de leur cours est due à la nécessité d'en racheter une assez grande quantité, qui a été vendue et non livrée. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII ; 34 fr. 60, 70, 75, 80, 83. Actions de la Banque de France, jouissance de vendémiaire, 1 .410 francs, I .107 fr. 30.
Dubois.
(Arch. nat., F', 3833.)
JOUKNAUX.
Journal des Débats du 3 vendémiaire : « Paris, 2 vendémiaire. « Les acteurs de la Comédie italienne vont fermer leur salle pendant quelques jours, pour en restaurer l'intérieur et pour élablir, dit-on, une galerie devant les premières loges. » — Gazette de France du 3 vendémiaire : V Paris, 2 vendémiaire. On assure que l'Impératrice reviendra directement de Mayence à Paris, et qu'elle sera de retour le Ib vendémiaire. » — .M"^ Macdonald, épouse du général de ce nom, et fdle de M. de Sémonville, ambassadeur à La Haye, vient de mourir. » — Citoyen français du 3 vendémiaire : a Paris, 2 vendémiaire. ...Après la première représentation de l'Amoureux par surprise, les Italiens se proj)Osent de donner une pièce dont la musique est de M. Blangini » — « Après la dernière représentation deLuciie, M'^e Crélu offrit une couronne à Grétry au nom de tous les acteurs de la Comédie italienne. » — « Les acteurs de la Comédie italienne vont fermer leur salle i)endant quelques jours, pour en restaurer l'intéiieur et pour établir, dit-on, une galerie devant les pi'emières loges. »
Journaux.
Journal des Débats du 4 vendémiaire an Xlil : <* Paris, 3 vendémiaire. ..Les grande» prix dr- pointure ont éié décerné* lundi derniori Le sujet
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iHait /'/ Morl do Phocion. Le premier prix a été remporté par M. Odevacrc (de Bruges), élève de M, David ; le second, par M. Chasselat (de Paris), élève
de M. Vincent » — Gazette de France du 4 vendémiaire: « Paris,
:i vendémiaire. C'est du jardin de Tivoli (|uo s'était enlevé le ballon (pi'on a vu, dimanche soir, planer sur Paris. L'aéronaute (jui le montait est M. Moment, déjà assez connu par un assez grand nombre de voyages aériens, et qui a fait (luelque bruit cet été dans la Belgique. Sa voiture était singulièrement petite, et on peut dire qu'il ne voyage pas à beaucoup près avec autant de luxe que M. Biot'. Aussi le petit ballon eut-il toute les peines du monde à s'enlever. Il commença par aller se casser le nez contre les pignons des maisons de la rue Saint-Lazare ; mais M. Moment ne perdit pas la tête ; il se servit fort adroitement de ses mains |)Our s'éloigner des écueils contre lesquels il se trouvait emporté malgré lui. Comme son ballon faisait le rétif et paraissait déterminé à ne pas sortir de la rue Saint-Lazare, l'aéronaule, pour l'alléger, se dépouilla de son habit et le jeta par terre de colère. Ce mouvement de dépit produisit sur sa monture le même effet qu'un coup d'éperon. Le ballon s'enleva, et, poussé par un vent do Nord -Ouest assez fort, ne tarda pas à faire route. La nacelle dans laquelle voyage M. Biot est un vaisseau de ligne en comparaison de celle du ballon de M. Moment. S'il venait à rencontrer en l'air quelques malheureux naufragés, il ne pourrait assurément leur procurer aucun secours. C'est tout au plus s'il pourrait se permettre d'accorder une place à côté de lui aux pigeons et aux abeilles violettes que M. Biot s'amuse à faire débarquer au milieu des nuages. » — Citotjen français du 4 vendémiaire : « Paris, 3 vendémiaire. ...MM. les médecins, chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes sont prévenus que, conformément à la loi du 19 ventôse an XI, titre I, art. 2;j et 26, le conseiller d'État, préfet du département de la Seine, a ordonné l'impression de la liste générale des personnes exerçant l'art de guérir dans le département. En conséquence, MM. les médecins, chirurgiens, docteurs, etc., sont invités à envoyer l'indication exacte de leur demeure au bureau d'instruction publique à la préfecture, place de l'Hôtel de Ville, avant le 15 vendémiaire présent mois. )) — a Les jeunes élèves de la rue de Thionville *, ont fait leur rentrée, par la Capricieuse, comédie en trois actes. L'aflluence des spectateurs a prouvé aux jeunes élèves de Thalie que le public les voit avec intérêt On a remarqué avec plaisir que pendant leur absence leur domicile avait été réparé et embelli ; les ornements de la salle sont élégants et d'un aspect gracieux, et, par la manière dont elle est éclairée, elle présente un coup d'œil très agréable. On n'a pas été aussi satisfait du choix de la pièce de rentrée : l'ouvrage; a paru froid et sans intérêt, et n'a que tiès médiocrement réussi »
1. Le savant Jean-Baptiste Biot avait fait plusieurs ascensions en liallon. — Voir plus loin, p. 2iS9.
2. II s'agit du " Théâtre des Jeunes-Elèves », rue de Thionville. Lf Courrier des sperlacles, à partir de relie époque, rend jiarfuis compte des représentations de ce théâtre.
2"^' PARIS SOI'S I/EMPIRE 126 septrmbrf. 1804)