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[2i >EPTEMBKK 1804] PAUIS SOLS LKMIMUE 274
Porle par l'ambassadeur de Franco. — l'armi les articles de Paris donnés par le Journal des Débats, on trouve un ainsi conçu : « Les bruits qui ont couru sur le retardement du sacre de l'Kmpereur paraissent dénués de fondement. » — Le journal la Clef du Cabinet passe en revue les différentes circonstances qui, en politique, ont caractérisé l'an XII. Cet article e>t conçu dans un très bon sens, qui a toujours paru être celui dans lequel est écrite cette feuille. — Dans une critique d'ouvrage, le rédacteur du Journal des Débats est fidèle à son système d'attaque contre la philosophie moderne^ comme l'une des causes de la Révolution. — Les journaux, du reste, n'ont donné lieu à aucune autre observation essentielle. . .
Bourse. — Malgré l'absence prolongée d'un grand nombre d'habitués de la Bourse, il s'est fait passablement d'affaires, et le cours des rentes s'est parfaitement soutenu. Les actions de la Banque, dont le cours a été sans dividende, se sont également maintenues. Toujours même état des choses dans le commerce. A l'exception des cafés, qui se tiennent très ferme, tout est dans le plus grand calme. -^ 5 0/0, jouissance de vendémiaire au XIH, 54 fr. 50, 55, GO, 65. Actions de
la Banque de France, 1 .105 francs.
Dubois.
(Arch. nat., F', 3833.)
Journaux.
Gazette de France des l'"" et 2 vendémiaire : « Paris, i"'' vendémiaire. Dennicé, inspecteur en chef aux revues, est nommé secrétaire général du ministre do la guerre, en rempiacemcnl di- M. Lespérut, qui a opté pour les fonctions législatives. » — « C'est le célèbre David qui est chargé de peindre le couronnement de Napoléon, Empereur des Français. » — >< Les Parisiens commencent à être tellement accoutumés à voir voyager des aéronautes que déjà ils ne font guère plus dattention au départ d'un ballon qu'à celui d'un vélocitëre. Ce soir, vers les six heures, il en a encore été lancé un, qui s'est acheminé vers Orléans, et qui va, sans doute, savoir comment le baromètre et les pigeons se comportent au clair de la lune. » — « On cite trois femmes qui se sont détruites dans le courant de la semaine dernière : deux en se précipitant d'étages élevés sur le pavé, la troisième en se jetant dans un puits. (Juels reproches n'ont pa.s à se faire ceux qui, eu détruisant la religion dans le c(eur du jteuple, ont l'ermé pour lui la source des consolations et de la patience! Les grosses tètes de la philosophie continuent cependant à se débattre contre toute idée religieuse qui cherche à reprendre la place qu'ont usurpée leurs savantes analyses. C'est qu'en général les philosophes en chef sont des gens gras et gros, qui n'ont pas besoin des motifs de la religion pour consentir à rester sur la teire; mais, dès (ju'ils s'y trouvent assez bien pour qu'on ait pas à craindre ((u'ils se dégoûtent de la vie, ils ont grand tort de conclure (|ue leurs principes offrent une garatilie suflisanle contre le déses-
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poir. Il y a tel de leurs malheureux disciples à qui la religion seule pourrait persuader qu'il est plus avantageux de souffrir les épreuves les plus insupportables de la vie que de les abréger par un suicide » — « L'auteur de la sublime musique de l'opéra des Bardes a, entre autres félicitations qui lui ont été adressées de toutes parts au sujet de cette admirable composition, reçu de M. de Fontancs, président du Corps législatif, une lettre ainsi conçue : <!. Vous avez été malheureux et persécuté comme tous les hommes de génie. « Le jour de la justice est enfin arrivé. Le fameux peintre qui portait votre « nom', et dont vous obtenez la gloire dans un autre genre, n'eut point le bonheur d'être si bien vengé. Napoléon fait mieux que Louis XIV. Signé : Fon- TANEs'. j) — « Les principales cours de l'Europe se préparent à faire représenter sur leur théâtre Ossian ou les Bardes, opéra nouveau de notre fameux compositeur français Lesueur. Il devient, pour l'étranger, le Raphaël de notre musique théâtrale, comme il est l'orgueil de nos musiciens. » — « Personne n'ignore que Fabre d'Églantine fut l'inventeur du calendrier nouveau, mais tout le monde ne se rappelle pas que les cinq jours complémentaires étaient des fêtes, dont la dernière devait être celle de l'Opinion. Fabre d'Églantine ne trouvait pas le Français assez caustique, et, pour qu'il le devint davantage, il voulait qu'un jour de l'année dans un lieu indiqué, à l'instar de Pasquin et Marforio à Home, chacun pût faire connaître publiquement son opinion sur les magistrats et sur les opérations du gouvernement. On nous a donné pour certain qu'un inconnu envoya à d'Églantine les vers suivants, en le priant tle les afficher lui-même, le jour de la fête :
De d'Églantine, ce génie, Que dira la postérité?
Qu'il a, dans le cours de sa vie, Fait plus d'actes de comédie Qu'il n'en a fait de probité. »
— CUoijen français des i^r et 2 vendémiaire : « Paris, /«r vendémiaire . ...L'administration des écoles gratuites de dessin pour les jeunes demoiselles, sous la direction de M""*^ Frère-Mouizon, élève de feu Rostan, procédera demain, 2 vendémiaire an XIII, à midi précis, dans une des salles de la municipalité du XI« arrondissement, rue Mignard, à la distribution des prix décernés aux jeunes et intéressantes élèves de ces écoles. L'essence de cette institution est de contribuer au perfectionnement des arts et des métiers propres aux femmes, et d'ouvrir la carrière des Beaux-Arts à celles qui, comme la Rosalba, Carrera, M"^'^ Lebrun, Valoyer Coster et quelques autres, sont appelées par la nature à devenir les rivales de nos plus illustres artistes. Les succès qu'elle a obtenus ont étonné les observateurs les moins indulgents. Près de deux cents jeunes filles, dont i)kisicurs n'ont que huit ou neuf ans et la plus âgée quatorze, ont, dans le cours d'un an, fait des progrès