‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 78 sur 221 · Voir iiliis liniit, |>. Itls · texte numérisé non relu

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2. Fauja.s ctail imifcs^cur <li' ^culuj.'if au Miix-iiiii d'hisloire naturelle

323 PAlilS SOUS L'EMPIRE [16 octobre 1804]

velles de l'étranger qui soient susceptibles d'attirer l'attention particulièrement. Un article d'AugslDOurg, rapporté dans la Gazette de France, donne à croire qu'Augsbourg passera sous la domination de l'Électeur de Bavière, et Nuremberg sous celle du roi de Prusse. La même gazette, d'après les bruits répandus que la cérémonie du couriinnement serait renvoyée du vendredi 18 brumaire au dimanche suivant, pense que ce retard serait un acte de condescendance du gouvernement pour l'opinion publique, par respect pour le préjugé, du peuple à l'occasion du vendredi. « On ne saurait s'empêcher, dit-elle à cette occasion, d'admirer les gouvernements qui sont assez grands pour descendre, en pareil cas, jusqu'au niveau des faiblesses de l'esprit humain, et pour s'accommoder, sans raideur, à des idées qu'ils ne partagent pas. » On lit dans le Bulletin politique, ci-devant Journal des Défenseurs de la Patrie, un article d'éloges pour le gouvernement, intitulé : Réflexions d'un catholique sur l'avènement de Bonaparte au trône. L'objet de l'auteur est de démontrer que Napoléon a sauvé le vaisseau de l'Eglise du naufrage auquel il était exposé en France ; que nul autre ne pouvait nous procurer cet avantage, et que, pour nous en assurer à jamais la jouissance, il fallait que Napoléon fût empereur et que l'hérédité fût fixée dans sa famille. Dans un esprit également bon se fait remarquer un article de chronologie du Citoyen français, relativement à l'époque où le général Bonaparte prit le commandement en chef de l'armée d'Italie. On fait ressortir fortement, dans cet article, l'habileté des dispositions par lesquelles le général, avec des forces extrêmement inférieures à celles des ennemis, devait les vaincre et décider une campagne célèbre. Les autres journaux ne présentent rien qui exige une observation. . .

Bourse. — Il ne s'est fait que très peu d'affaires en renies, et néanmoins le cours s'est amélioré ; elles sont toujours extrêmement rares au comptant. Les actions de la Banque n'ont pas été cotées, mais on assure qu'elles ont été généralement offertes sans qu'il y ait eu possibilité d'en placer ; on indique, comme seul motif de ces offres, qu'un grand nombre de porteurs d'actions s'est décidé à faire vendre, ayant connaissance de la délibération, prise aujourd'hui, à une heuie, en assemblée générale, et de laquelle il résulte qu'environ 10.000 actions, restant à distribuer, le sont entre les porteurs des anciennes à raison du quart de ce que chacun d'eux en a. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII. 57 fr. 10, o, 10, 20. 30, 40.

Dl'BOIS.

(Arch. nat., F', Ss,-}:!.)

[17 o.:i..nnK 1804] l'AHlS SOIS l.EMPIIŒ :V24

JoUHNAUX.

Journttl (les Di'-bals du io veiidciiiiairc : « Paris, le i4 vendémiaire. . . .Un dit que 1 Einporcur se trouvera à Fontainebleau au moment où le Saintl'ère passera par cette ville pour se rendre à Paris... » — Gazette île France du 25 vendémiaire : « Paris, 24 vendémiaire. ...Le quai de la Pelleterie est terminé; on pose les dernières pierres qui forment le parapet au niveau du Pont-au-Chanjîe et du Pont Notre-Dame. On comble les fondations et les caves des maisons anciennement bâties sur ce terrain. Telle est la célérité (|u'on met au nivellement du quai que tous les ouvriers qui se présentent pour accélérer les travaux sont reçus, et qu'ils travaillent même la nuit, à la clarté des flambeaux. » « Comme on ne s'entretient guère à Paris que de la cérémonie et des l'êtes du couronnement, il est difficile qu'il ne circule pas beaucoup de versions et de variantes à ce sujet, et, jusqu'à ce que le programme de cette solennité soit venu mettre fin à tous les on dit qui la concernent, un dira de mille manières tout ce que l'on croira ou avoir entendu ou avoir deviné. S'il fallait s'en rapporter aux on dit du moment, la cérémonie du couronnement serait renvoyée du vendredi 18 brumaire au dimanche suivant. Si cela était, i)eut-étre serait-il permis d'attribuer ce retard à un de ces actes de condescendance pour l'opinion publique, dont le gouvernement de Sa Majesté a offert tant de preuves en si peu d'années. Ce n'est pas qu'on veuille dire ici que le vendredi soit d'un plus mauvais augure que les autres jours de la semaine ; mais quand il n'y a pas d'inconvénient à respecter un préjugé, si peu répandu qu'il soit, et que ce préjugé n'a aucune influence fâcheuse sur le bon ordre de la société, on ne pouvait s'empêcher d'admirer les gouvernements qui sont assez grands, pour descendre en pareil cas, jusqu'au niveau des faiblesses de l'esprit humain, et pour s'accommoder, sans raideur, à des idées qu'ils ne partagent pas'... » — Citoyen français du 2b vendémiaire : « Paris, 2 i vendémiaire. ...La capitale commence <à se ressentir de l'affluence des étrangers et des habitants des départements (|ui s'y rendent pour la fêle du couronnement. Déjà l'on en distingue un assez grand nombre dans les spectacles et autres endroits publics »

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