‹ Paris sous Louis XIVChapitre 61 sur 88 · L'HOTEL D'ANGOULÈME · texte numérisé non relu

L'HOTEL D'ANGOULÈME

Nous l'avons indiqué parmi les curiosités du quartier. Ce n'est pas à cause de ses raagniBcences ni du mérite artistique de sa construction. II rappelle assez de souvenirs pour arrêter un moment l'attention du lecteur. Il avait été commencé par Diane, légitimée de France, duchesse d'Angoulème, fille naturelle d'Henri II et de Philippe des Ducs, demoiselle de Coni, en Piémont. La duchesse Diane, mariée deux fois et morte sans enfants, laissa tous ses biens aux deux fils de Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulème, ce triste personnage dont nous fîmes, à quelques lignes d'ici, un portrait vrai, mais peu flatteur. Ce fut lui qui acheva l'hôtel commencé par sa tante, illégitime comme lui.

L'édifice, on s'en souvient, touchait par ses jardins à l'hôtel de la Force et l'on y entrait par la rue Pavée.

11 prit le nom de Lamoignon, étant devenu la propriété du célèbre premier

président dont Boileau célébra l'hospitalité dans une chanson qui commence

ainsi : •

Que Bâville me semble aimable Quand des magistrats le plus grand, etc., etc.

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