‹ Paris sous Napoleon (volume 4)Chapitre 22 sur 46 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

I. La tragédie. — II. La censure et les tragédies classiques. lU. Le drame shakespearien. — IV. La comédie.

« C'est alors » , a écrit un des plus récents et des plus enthousiastes historiens de Napoléon, « c'est alors le beau temps de la tragédie au Théâtre-Français, le temps où devant un parterre de lettrés qui ne laisse passer nulle offense à ses dieux, devant un parterre de soldats dont l'âme est de pair avec tous les sentiments généreux et superbes, une troupe merveilleusement choisie et dressée maintient, vivante et forte, la tradition d'une littérature épique (1). » Si quelques traits de ce tableau sont un peu embellis, il est hors de doute qu'à l'époque napoléonienne les habitués du Théâtre-Français se plaisaient surtout à la tragédie. Plusieurs motifs concouraient à expliquer leur prédilection : l'exemple du maître, dont l'esprit, réfractaire aux jeux de mots, aux quiproquos, aux menues intrigues de la comédie, s'exaltait au spectacle des grandes crises qui secouaient l'âme

(1) Frédéric Masson, Napoléon et les femmes, p. 95.

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