SAINTE-GENE VI ÈVE-D U-MONT
Les chroniqueurs qui ont écrit l'histoire des rois de la première race rapportent que l'abbaye de Sainte-Geneviève fut fondée par Clovis, en exécution d'un voeu qu'il auroit fait avant la bataille de Vouglé, livrée en 507. Depuis qu'on a commencé à écrire sur l'histoire de Paris, le titre et la qualité du clergé qui desservit d'abord l'église de Sainte-Geneviève , ont été parmi les savans des sujets de discussions. Je ne renouvellerai pas une polémique qui , dans le temps où nous vivons , offrirait un bien mince intérêt. Jaillot se prononce pour l'opinion qui fait desservir cette église dès le temps de sa fon-
(a) J.illol, tome V, quartier Saint-André , (*) Id., ibid., 91 . p. 90.
dation par des chanoines séculiers. Il donne fort au long tous les argumens que l'on peut invoquer en faveur de son sentiment et de celui de ses adversaires (a) ; et après avoir mûrement apprécié leur valeur respective , je pense qu'on peut se ranger à l'avis de Jaillot.
Le premier titre de l'église bâtie par Clovis fut celui de Saint-Pierre. Ce prince y fut inhumé , et , après lui , sainte Geneviève , la reine Clotilde et les enfans de Clodomir. Plusieurs conciles s'y réunirent dans le cours du vi* et du vu* siècle; et Alexandre III, en 1 1 63, l'exempta de la juridiction épi— scopale , et lui accorda le privilège d'être directement soumise à l'autorité du saint-siége.
Le tombeau de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, et pendant longtemps l'objet d'une vénération qui approchoit du fanatisme, fit d'abord ajouter le nom de la sainte à celui du prince des apôtres qui étoit le premier titulaire de l'église. Mais déjà , dès le vu» siècle, on commençoit à ne la plus désigner que sous le seul nom de Sainte-Geneviève, et dès le siècle suivant , celui de Saint-Pierre fut presque entièrement abandonné.
L'abbaye de Sainte-Geneviève avoit été pillée et saccagée par les Normands. Elle ne fut pas immédiatement reconstruite; on se contenta de faire les réparations les plus urgentes. Le roi Robert décora l'autel de l'église, el fit bâtir le cloitre : mais ce ne fut que vers la fin du xnc siècle qu'on entreprit les plus importans travaux de reconstruction.
En 1 147> Eugène III, forcé par la rébellion des Romains de se réfugier en France, vint à Paris, où il tint un concile. L'année suivante, après un nouveau concile tenu à Reims, il retourna dans la capitale, où , informé de la conduite peu régulière que menoient les chanoines séculiers de Sainte-Geneviève , il voulut introduire parmi eux la réforme. Le court séjour qu'Eugène fit en France, et le départ de Louis VII pour la Terre-Sainte , ne permirent pas au pape et au monarque de mettre à exécution ce projet, qu'ils avoient concerté entre eux. Suger, abbé de Saint-Denys, nommé régent du royaume en l'absence du Roi, fut chargé de poursuivre cette œuvre pieuse, et vers la fin de l'année 1 148, douze chanoines réguliers de Saint-Victor furent introduits dans l'abbaye de Sainte-Geneviève (b).
On ignore l'origine de la paroisse dont le service se faisoit à Sainte- Geneviève, dans une chapelle souterraine sous l'invocation de Notre-Dame. 11 est probable qu'elle remontoit jusqu'au temps de la fondation de la basi-
(«) Tome IV, quartier Suint - Benoit , (b) Jaillot . tome IV, quartier Saint-Benoit,
ET STATISTIQUE. 433 liquc. L'évéque de Paris n'avoit aucun droit sur cette paroisse, qui relevoit immédiatement de l'abbaye. En i 202 , Eudes de Sully, évêque de Paris , avoit sans doute élevé contre l'abbé de Sainte-Geneviève des prétentions sur les dépendances de l'abbaye, relativement à ses droits épiscopaux. Nous trouvons , en eflët , une transaction passée entre l'évéque de Paris et l'abbé de Sainte-Geneviève, en juin 1202 (a), par laquelle l'évéque acquiert le droit de nomination, sur la présentation de l'abbé de Sainte-Geneviève, aux cures dépendantes de l'abbaye. Par le même acte, l'abbé et les moines abandonnèrent à l'évéque l'église de Sainte-Geneviève-des-Ardens, ainsi que la prébende et la vicairie qu'ils avoient dans la cathédrale. En échange, l'évéque de Paris donna à l'abbaye l'église de Roissi, et le droit de construire une chapelle à Vauderland; il soumit, en outre, à la paroisse du Mont, tout ceux qui fcroient bâtir dans le clos Bruneau et dans le clos Mauvoisin (J> ).
J'ai dit que ce fut seulement vers la fin du xii" siècle qu'on songea sérieusement à faire disparoitre les traces des ravages que les Normands avoient exercés dans les bâtimens de l'abbaye. Les travaux de reconstruction furent entrepris vers l'an 1 175 et terminés en quinze années, par l'abbé Étienne , qui fut depuis évéque de Tournai. En 1483, la foudre tomba sur l'église de Sainte-Geneviève, qu'elle endommagea considérablement, ainsi que plusieurs parties du bâtiment de l'abbaye. Les réparations nécessitées par ce malheureux événement furent exécutées au moyen des indulgences accordées par Sixte IV, pendant l'espace de cinq ans, et qu'Innocent VIII prorogea de trois ans encore par sa bulle de 1487. Le cloître, qui tomboiten ruines, fut reconstruit en 1 744- La même année, le délabrement de l'ancienne église étoit si grand, qu'on jugea indispensable d'en construire une nouvelle. On commença à y travailler dès l'année suivante. En 17G3, l'église souterraine fut terminée , et le 6 septembre 1764» Lou's XV posa solennellement la première pierre de l'église supérieure (c). C'est aujourd'hui le Panthéon.
L'ancienne église renfermoit les ossemens de Descartes, qui y avoient été transportés de Suède en 1667, dix-sept ans après sa mort (d). Lorsque l'église de Sainte-Geneviève a été démolie en 1807 (è), les restes du célèbre philosophe ont été transportés à l'église de Saint-Germain-des-Prés , où l'on voit encore son épitaphe.
(a) .Jailli. t, tome IV, quartier Saint-Benoit, (c) Jaillot, 1. c,, p. H\.
p. 83. — Lcbeuf, tome I, p. 3g4. [d) Lcbeuf, tome I, p. 383.
(b) Cet acte est rapporté en entier dans (c) Dulaure, tome IT, p. x$7 • Sauvai, livre IV, p. 393.
La paroisse Sainte-Geneviève étendoit sa circonscription sur le vaste espace compris entre la rue Saint-Jacques, à l'ouest; les murailles de Paris, au midi et à l'est; les rues Saint-Victor et de la Bucherie, au nord.
La Bièvre. — La Bièvre n'a pas toujours été, comme elle est de nos jours, un ruisseau bourbeux et fétide. lorsque l'aquéduc que les Romains avoient construit dans la vallée d'Arcueil fut abandonné , toutes les eaux qui l'alimentoient durent s'écouler dans la Bièvre, et augmenter le volume de cette petite rivière. Son cours, dans les anciens temps, n'étoit pas différent de ce qu'il est encore aujourd'hui (a). Ce fut seulement vers le milieu du xu" siècle que la Bièvre prit une autre direction, et fut introduite dans la partie méridionale de Paris où son nom , qui sert toujours à désigner une des rues du quartier, atteste encore le passage de ses eaux.
Elle couloit primitivement à travers le fief du Chardonnet, dans la censivc de Sainte-Geneviève, et faisoit mouvoir un moulin nommé le moulin des Copeaux, qui étoit situé dans la rue du Jardin du Roi , entre la rue Poliveau et la rue de BufTon (b). Vers l'an 1 1 5o , les religieux de Saint-Victor obtinrent de l'abbé de Sainte-Geneviève, par l'entremise de saint Bernard , l'autorisation de prendre les eaux de la Bièvre au-dessous de ce moulin, et de les faire passer dans l'enclos de Saint-Victor, en indemnisant les hommes de Sainte-Geneviève dont les terres seroient traversées par le nouveau canal qu'on seroit obligé de creuser. Il fut permis, en outre, aux religieux de Saiut-Victor de construire un moulin dans leur enclos, mais pour l'usage de leur maison seulement. Ces concessions furent accordées moyennant un cens annuel de deux sous, que le monastère de Saint-Victor s'obligea de payer à l'église de Sainte-Geneviève.
La Bièvre fut donc détournée de son cours naturel au-dessous du moulin des Copeaux , et introduite dans un canal auquel on donna 9 pieds de large dans toute sa longueur. Ce canal traversoit l'emplacement actuel du Jardin des Plantes , de l'est à l'ouest ; il entroit ensuite dans l'enclos des religieux de Saint-Victor, qu'il parcouroit d'un bout à l'autre dans la même direction. Deux ponts donnoient passage aux eaux au-dessous des chemins qui sont devenus depuis la rue de Seine et la rue des Fossés-Saint-Bernard, à l'est et
(a) Mémoire sur le cours de la rivière de (b) Ce moulin est supprimé depuis environ Bièvre, par Bonamy, Mémoires de l'Académie quatorze ans. Il ne faut pas le confondre avec des Inscriptions et Bclles-Uttres , tome VII , un moulin à vent qui étoit sur la butte même p. 455 et 456, édit. in-i 2. des Copeaux ( aujourd'hui la butte du Laby-
rinthe, au Jardin des Plantes).
ET STATISTIQUE. 435 à l'ouest de l'enclos de Saint-Victor. La Bièvre Iraversoit ensuite le territoire du séminaire des Bons-Enfans, et côtoyoit de très près la rue Saint-Victor, jusqu'à l'endroit où fut bâtie depuis l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Parvenues à ce point, les eaux formoient un coude vers le nord, longeoient, à l'est, la rue de Bièvre, passoient sous un pont de pierre (a) bâti vers l'extrémité septentrionale de cette rue, et alloient se jeter dans la Seine, un peu à l'ouest du lieu qu'on nomme les Grands-Degrés, presque vis-à-vis la rue Perdue (b). ■
La construction de l'enceinte de Philippe-Auguste ne changea rien au nouveau cours de la Bièvre. On pratiqua dans les murs une arche pour donner passage aux eaux de cette rivière , qui suivirent toujours la même direction jusqu'en i568. A cette époque on creusa autour des murs de Paris, depuis la Touraelle jusqu'à la porte Saint-Victor, des fossés qui ne permirent plus de faire venir les eaux de la Bièvre dans la ville. Il fallut songer à donner à cette petite rivière une nouvelle direction : on creusa donc un nouveau canal qui recevoit les eaux à leur sortie de l'enclos de Saint-Victor et les conduisoit à la Seine, près de la Tournelle, en longeant, à l'est, la rue des Fossés-Saint-Beruard (e). Telle est la direction qu'on a donnée à la Bièvre dans les plans de la Tapisserie et de Saint- Victor.
Depuis ce temps , la partie de l'ancien' canal de la Bièvre qui circuloit dans l'intérieur de la ville servit d'égout aux eaux de la rue Saint-Victor et des autres rues du quartier. I* défaut d'entretien fit de cet égout une source d'émanations délétères qui incommodèrent long-temps les babitansdes rues voisines. On fut obligé de couvrir et de voûter le conduit , et les eaux continuèrent à s'y dégorger par une ouverture pratiquée dans la rue Saint- Victor, à l'extrémité méridionale de la rue des Bernardins (d) , et qu'on
a) Ce pont est désigné , dans noire manuscrit, sous le nom de Poncel de Bièvre. Voyez les rubriques générales qui sont en téte des deux quêtes de la paroisse Sainte- Geneviève , p. 164, 1 67 -
(b) Voyei le Mémoire de Bonamy cité plus haut , p. 459, 460 , et le plan qui est à la fin de ce Mémoire.
(c) Voyez la requête des religieux de Saint- \ ictor au roi Charles V, dans le Mémoire cité , p. 469-
(d) La rue des Bernardins est au moins
aussi ancienne que l'église de Sainl-Nicolasdu-Chardonnet ; car cette église, séparée, dans le principe , de lu rue Saint-Victor par la rivière de Bièvre, ne pouvoit avoir son entrée ailleurs que dans la rue des Bernardins. Jaillot et Bonamy assurent en effet que cette rue fut ouverte en 1 2^3. Cependant elle n'a élé indiquée ni par le rôle de 1292 , ni par celui de 1 3 1 3 , ni par Guillot de Paris. Je crois qu'elle dut porter d'abord le nom de rue Saint-Nicolas, à cause de l'église de Saint-Nicolos-du-Chardonnet , et que nos deux rôles et Guillot de
nomma le Trou punaîs. Ce conduit finit par se combler peu à peu, et je ne crois pas qu'il en existe aujourd'hui aucune trace.
Quant au nouveau lit qu'on avoit creuse1 à la Bièvre, à travers l'emplacement de la Halle aux Vins, il a subsisté jusqu'en 1672, époque où la suppression totale de ce canal fut ordonnée par un arrêt du parlement : la Bièvre reprit alors la direction qu'elle avoit toujours suivie jusque vers le milieu du xne siècle et qu'elle conserve encore aujourd'hui.
Collège des Cholets. — Quoique ce collège ne fût pas encore en plein exercice en 1292, et que ses statuts ne remontent qu'à l'an 1295, je n'ai pas dû me dispenser d'en faire mention , parce que tout concourt à prouver que l'établissement étoit matériellement fondé à la première de ces deux époques. On sait que ce collège dut sa fondation aux exécuteurs testamentaires de Jean Cholet, cardinal et légat du pape, mort le 2 août 1 291 (a). L'un d'eux, Jean de Bulles, archidiacre de Rouen, offrit la maison qu'il habitoit vis-à-vis la chapelle de Saint-Symphorien , et l'on travailla saus délai au nouvel établissement. Les annales manuscrites de Sainte-Geneviève en font mention à la date de 1292 (b). En i3i3, cette maison portoit déjà le nom des CholeZf et le même nom fut donné à la rue qui, auparavant, portoit celui de la chapelle de Saint-Symphorien, située en face du collège, et dont le collège se servit jusqu'en i5o4» époque où, du consentement de l'évêque de Paris et de l'abbé de Sainte-Geneviève, on en construisit une dans le collège même. Cette dernière fut dédiée le 10 août i5iq , sous l'invocation de sainte Cécile, en mémoire du fondateur Jean Cholet, qui étoit cardinal du titre de Sainte-Cécile (c).
Le collège des Cholets fut réuni à l'Université en 1768; il est entièrement détruit aujourd'hui , et son emplacement dépend du collège de Ixmisle-Grand (d).
Saint-Étienne-du-Mont. — Cette église a remplacé la chapelle de Sainte- Geneviève où se faisoit, en 1 292 , le service de la paroisse de ce nom. J'ai dit que le centre de cette paroisse étoit primitivement une chapelle souterraine sous l'invocation de Notre-Dame, située dans l'église même de l'abbaye. La
Paris , lorsqu'ils nomment la rue Saint-Nicolas, désignent sous cette dénomination , non seulement la rue Saint-Nicolas actuelle , maïs encore la rue des Bernardins qui lui fait suite au nord.
(a) Voyez plus haut , p. 339.
{b) Jaillot , tome IV, quartier Saint-Benoit.
(c) Idem, ibid.,
(d) Dulaure , tome III , p. 82.
construction de l'enceinte de Philippe-Auguste , en causant une augmentation dans la population du quartier de l'Université, rendit cette chapelle trop petite, et le service paroissial fut transporté dans une chapelle supérieure appelée Saint-Jean-du-Mont. Mais cette chapelle elle-même devint bientôt insuffisante; alors on résolut la construction d'une nouvelle église attenante à celle de l'abbaye. L'évèquc de Paris donna sa permission vers l'an 1220, et le nouvel édifice, immédiatement commencé, fut terminé vers l'an I2a5 (rt). Quoique cette nouvelle église fût un édifice à part, ce n'étoit pourtant, à proprement parler, qu'une chapelle de l'église de Sainte-Geneviève. C'est par cette dernière église qu'on entroit dans la nouvelle paroisse au moyen d'une ouverture pratiquée dans le mur latéral , et dont les traces existoient encore à la fin du siècle dernier, lorsque l'on détruisit l'église abbatiale. De là vient que, quoiqu'on eût dédié l'église neuve sous le nom de Saint-Étienne, la paroisse portoil encore en 1 292, le nom de paroisse Sainte-Geneviève.
Eu i/|()t, l'église de Saint-Étienne-du-Mont étoit encore devenue trop petite pour le nombre des paroissiens. Par acte passé le ic) février de la même année, entre les marguilliers de Saint-Etienne et l'abbé et les chanoines de Sainte-Geneviève, il fut décidé que l'église de Saint-Etienne seroit agrandie au moyen de la cession que faisoit l'abbaye d'une partie de son infirmerie; qu'on élèveroit l'ancien clocher de trois ou quatre toises, et qu'on pourroit y placer quatre cloches (A). Mais au lieu d'agrandir simplement l'ancienne église on en construisit une nouvelle , c'est celle qui existe encore aujourd'hui . Elle fut commencée vers les premières années du règne de François I" La première pierre du portail a été posée en 1G10, par la reine Marguerite de Valois, et la dédicace de l'église fut faite en 1626, par Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris (c).
Parmi les personnes illustres qui ont été inhumées à Saint-Étienne-du- Mont, je citerai Biaise Pascal , mort en 1662 , et Jean Pitton de Tournefort , botaniste célèbre, mort en 1708 (d). En 1808, on a retrouvé dans les ruines de l'abbaye de Port-ftoyal , la pierre sur laquelle étoit gravée l'épitaphe de ftacine, composée par Boileau. Cette pierre, restaurée par les soins de M. le comte Chabrol , préfet de la Seine , a été fixée aux murs de l'église de Saint- Étienne, où elle fait le pendant de l'épitaphe de Pascal.
(a) Jaillol , tome IV, quartier Saint-Benoit, p. 8g. — Lebeuf , tome I , p. 395.
(b) Sauvai, livre IV, p. 3g4 et suiv.
(c) Une pierre de marbre noir 6xée au mur
de l'église , à gauche de l'entrée principale , porte une inscription commémorntiTe de cette cérémonie.
(d) Lebeuf, tome I , page 397.
Saint-Symphorien-des-Vignes. — Cette chapelle existoit encore vers la fin du xvii' siècle , dans la rue des Gholets , eu face du collège. Si Ton peut traduire les mots baselica Sancti-Sinsuriani , qui se trouvent dans le testament d'Hermentrude, dont j'ai parlé plusieurs fois (a), par V église de Saint' Symphorien, il faudra certainement appliquer ce passage à Saint-Symphoriendes-Vignes; car l'église de la Cité qui porta dans la suite le nom de Saint- Symphorien n'éloit pas encore fondée à l'époque où le testament d'Hermentrude fut écrit. Il est du moins certain que la chapelle de Sain L-Symphoriendes-Vignes existoit sous Philippe- Auguste; il en est fait mention dans une charte de ce prince de n85 (6). L'abbaye de Sainte-Geneviève y eut une prébende a partir de l'an 1220, et le chanoine qui en étoit pourvu étoit obligé d'aller tous les jours célébrer dans la chapelle. Sauvai dit (c) y avoir entendu la messe pendant sa jeunesse. Elle fut vendue au collège de Montaigu , en septembre 1662.