RÉSUMÉ HISTORIQUE ET STATISTIQUE
d'argent , une quantité de cette denrée qu'on n' obtiendrait aujourd'hui
qu'avec une somme cinq fois plus forte.
Multipliant par 5 lea 3o3,i 60 fr. 20 c. qui représentent en moanoie actuelle la valeur absolue des 13,218 liv. 14 s. de la taille de liai , nous obtiendrons pour leur valeur relative comme matière d'échange, i,5i5,8oi fr. Si maintenant l'on admet qu'en 1 19a, chaque contribuable fût tenu de payer à l'État le cinquantième de son revenu , il faudra conclure qu'à cette époque la partie de la population parisienne soumise a l'impôt avoit un revenu annuel qui représenterait aujourd'hui 7:», 790,050 fr.
De 1 81 5 à 1 8a 1 , Paris a pa yé tous lea ans à l'État, en contributions directes seulement, et abstraction faite des pateutes, 28,029,087 fr. 84 c. , terme moyen (a), ce qui, en supposant que l'impôt fût seulement le dixième du revenu (£), porterait le revenu de la partie de la population soumise à l'impôt, à 180,290,878 fr. Il va sans dire que je ne parle ici que du revenu présumé des immeubles, et que cette évaluation , dans laquelle n'entrent pour rien les résultats du commerce de la capitale, ne saurait donner une idée de sa richesse. J'ai dit ailleurs que la population de Paris, en 1817, étoit de 713,966 individus. En supposant repartir sur cette masse la somme des impositions directes dont je viens de donner le chiffre, nous trouverions que chaque individu a concouru à sa formation pour 39 fr. 20 cent.
Supposons que le chifire de la population parisienne , en 1292 , fût seulement de 21 5,ooo habitans : les i,5i5,8oi fr. qui représenteraient aujourd'hui le montant de la taille de 129a, répartis sur les 2i5,ooo habitaus, donneraient seulement pour chacun une cote de 7 fr. o5 cent.; d'où il résulterait que la quotité de l'impôt est aujourd'hui près de six fois plus élevée qu'elle ue l'éloit a la tin du xuie siècle.
(a) Statistique du département delaSaitu, (*) En l836, il étoit à peu pré» du 6* <ur