‹ Paris sous Philippe-le-BelChapitre 128 sur 147 · EN VERS · texte numérisé non relu

EN VERS

Aucunes gens m'ont demandé

Pour quoy me suys sî empiré.

Ne me vient pas «le maladie ;

11 me vient de mérencolie.

■ L'autre jour à Paris aie;

Oncques mais n'y a vois esté.

Avçcques moy menay ma feme :

E m près rue Ncufve Nostre-Dame

La perdi en un quarefour; 10 On n'y vcoit ne («) qu'en un four :

D'un costé ala et moi d'austre;

Onques puis ne veismci l'un l'autre.

S'en ay-jc bien fait mon devoir.

Vous sarez bien se je dis voir [6), 15 Quant vous sarez où je l'ay quise (c\

Lu quel manière et en quel guise.

Je l'ay qui» aval et amont ((/),

Et comencay à Petit-Pont,

En la rue de la Huchette

{a) On n'y voyoit pas plus.

(/;; Vous saurez bien si je dis vrai

(c) Où je l'ai cherchée.

('</. En bas et en hant.

(<r) Cette rue s'appelle aujourd'hui me de '/jcharie.

{/) Rue de l'Hirondelle.

(gj Un pinson me frappa de l'aile.

(h) Rue Pavée-Saint-André-des-Arts.

[/ \ C'est la rue des Grands- Augustin» ; elle a aussi porté les noms de rue de (a Barre et rue des Escotiers.

(k) C'est le bout occidental de la rue Saint- Audrc-des-ArLs -, la rue tout entière avoit au-

20 A lia v quérir ma feme a dette

( Emprès ) de la rue Sac-a-Lic (e), (Par petite et grant Boujclerie, Et puis après en Arondelle (f) Un pinçon me féry de Telle [g).

25 En la rue Pavée (A) a lia y Où a maint visaige halle.

La rue l1 Abbè-dc-Saint-Denis (i) Assez prez , ce m'est ad vis , De la grand' rue Saint-Germain (k).

30 Et en la rue Saint- An dry

Des Ai - , mon chemin s'estendi Jusque» en la rue Poupée ; La voie ne fu pas estoupée.

En la rue de la Barre (l) vins,

35 Et en la rue au Poitevins.

Eu la rue de la Serpent (m) Qui» ma femme songueusemeut.

En la rue de la Plastriire (n)

paravant porte le nom de Grande- Rue-Saint Gcrmain. Il manque ici un vers qui devroit contenir la mention de fa rue de l'Éperon, dont l'ancien nom Couvain ou Gaugain rimerait avec Saint-Germain.

(/) La rue 11 au te feu il le port oit le nom de rue de la Barre , depuis l'église de Saint-André jusqu'à la rue de Poitevins (Jaillot, t. V. quartier Saint-André, p. 88).

(m) Cette rue s'étendoit anciennement jusqu'il la rue de l'Éperon; elle s'arrête aujourd'hui à la rue Hautefeuille , et porte le nom de rue Serpente.

(n) C'est la rue du Battoir (Voyez pag. 5a6,.

La qui» et devant et derrière.

40 En la rue de Haulte-Fueille L'alay quérir soûls une treille , En la rue de Champetit (a) Qui au dessools est un petit.

En la rue du Paon allay,

45 Mais guèrez ne m'y arrestay.

Et en la rue des Cordelles (b) Je n'en ouv nulles nouvelles.

Et puis m'en ( fu par mainte court ) Par la rue de HartcouH (c).

50 De la rue Pierre-Sarrasin , Où l'on essaie maint rousin , Vius en la rue de la Harpe; Je u'avois (ne) harenc ne carpe.

Et en la rue Saint-Séverin

55 Je fis tant qu'au quarrtfour (d) vins La grant Rue (e) trouvay briefment De Saint-Jacques certainement, Puis la rue aux Ejcripvaùu (/) ;

De cheminer ne fus pas vainct (g).

60 Et la petite ruelette

Saint-Séverin (A),parSaint-Clerséettc(0< Et la rue de Boute-dc— Brie (k) De mon pronffit n'y fis demie (/).

Et puis fus en la rue au Foin ; 65 De reposer m'estoit besoin D'avoir erré tant de chemin.

De la rue Saint-Mathelin (m) , Par le cloistre m'en retourné De Saint-Benoist le bien tourné {n) 70 El en la rue de Cerbonne (o).

Trouvay, avant qu'il fust nonne , Un homme en la rue de Clugny.

(De la rue au Seigneur) d'Igny, Je fus en la rue Corel (p), 75 Et puis en la rue au Porel (a).

La rue aux Cordiers est Qui des Jacobins (r) est bien Et en la rue Saint-Estienuc

(a) Cette rue formait, a l'est, la continuation delà rue du Jardinet; elle est actuellement détruite (Voyez pag. 3i6).

(b) Autrement dite des Cordeliers ; c'est aujourd'hui la rue de l'École de Médecine.

(c) C'est le bout méridional de la rue de la Harpe.

(d) Le carrefour Saint-Séverin.

(e) C'est la rue Saint-Jacques, comme le prouveraient au besoin les trois premiers mots du vers suivant qui doivent être considérés comme faisant suite aux trois premiers mots du 56* vers :

La Crunt-Rue de Saint -Jaqutt.

{/) Aujourd'hui la rue de la Parcheminerie. (g) Je ne fus pas vaincu par la fatigue du chemin.

(A) Aujourd'hui la rue des Prêtres Saint-Séverin.

(«) Jurement qui n'a aucun sens et qui est mis là pour la rime. On en trouve plusieurs de ce genre dans Guillot de Paris.

(k) Cette rue porte encore, dans G m Ilot de

Paris, son ancien nom de rue Erembourc de Brie.

(I) Je n'y fis rien à mon profit.

(m) Aujourd'hui rue des Mathurins.

(n) La rue du Cloître Saint-Benott. L'église Saint-Benoît avoit originairement son chevet tourné à l'occidrnt, ce qui lui avoit fait donner l'épi thète de Bestourné (mal tourné), qu'elle porte encore dans Guillot de Paris. Après qu'on eut reconstruit cette église, vers la fin du xtv siècle, on lui donna le nom de Saint-Benoît le Bien-Tourné.

(o) Rue de Sorbonne.

[p) L'une de ces deux anciennes rues, et toutes les deux peut-être, sont aujourd'hui représentées par la rue des Grés.

(g) Guillot de Paris écrit rue au Ponel. C'est évidemment une erreur de copiste. La rue nu Porel est aujourd'hui la rue aux Porées qui débouchoit anciennement sur la place Sorbonne.

(r) L'église de ce couvent subsiste encore en entier. Elle renferme une école de jennes gar-

57o APPENDICE.

De* Grex, qui en bien nousmaintiegne (a), Trouvay qu'on appeloit

80 Et en la rue de YOseroie {/>)

Je n'en ouy ne val ne voie.

En la rue de VOspital (c) Quis ma femme amont et aval.

En la rue de la Charterie (</) 85 Quis ma femme , dont m'ennuye.

En la rue Saint-Séphorien (e) , Où il a maint logicien , Et puis en la rue du Maine (/) i Là quis-je ma femme à grant paine , 90 Mais on me dist trop de vergougne.

En la rue du duc de Bourgogne (g) >v m'en allay tous cflraiex, Droit en la rue aux Lavendiers (A) , Et en la rue de Savoie (< ) ; 95 Et puis sy aqueilly ma voie .

Par my la rue SainU-Ylaire{k) , Où une da (me débonnaire)

Qui m'enseigna la rue Judas.

100 De la rue du Petit-Four (/) , Qu'on appelle le quarrefour Saint-riaire (m), et en Clos-Burnel (n) :

Là quis ma femme bien et bel.

La rue du Roseaux (o) aprez 105 Et puis la rue aux Englois(i>):

Je euquis à t iers et à lois (a), Aussi fi-ge à ces cousturiers Qu'el

En la rue des Lavendiéres 1 10 La demanday au chambrières.

Puis allay la rue trouvant Sainte-Geneviefvo-/a-6'ran/ (s), Et la petite ruelcttc

De quoy l'un des bous cliiet en l'estre (/) 1 15 Et l'autre bout si se rapporte A

(a) II manque ici deux rimes masculines. Guil-

lot place en cet endroit la rue 1

notre anonyme ne nomme pas.

(b) CVst peut-être la rue d'Ecosse, qui donne dans la rue Saint-Hilairc , et que k rôle de i3i5

(c) La rue Saint-Hilaire, près de laquelle étoit ■ icnnement un hôpital , mentionné dans le rôle de i3i3.

(d) Aujourd'hui rue Chartière.

(«) Aujourd'hui rue des Choie ts.

(/) GuUlot de Paris appelle cette rue rue du Moine, mot qu'on ne peut prononcer Maine, puisqu'il rime avec nvccBourgoigne. C'est peutêtre la rue Jean-Hubert.

(g) Actuellement rue de

(h) Lisez : aux (<) Des Sept- Voies.

(*) C'est aujourd'hui la rue des t (/) Maintenant la rue du Four.

(m) Le poème de GuUlot porte c'on

le Petit-Four-Saint-Ylaire. Cette leçon me parolt préférable.

(«) Ce nom désignoit la rue qu'on aujourd'hui rue Saint-Jean de Beauvais.

(o) Je ne vois que la rue des Noyers a qui ce nom puisse être applicable. Ce

être est-ce là que devoit se trouver Fine de la rue du Plâtre , appelée rue des Plâtriers par Guillot de Paris.

(q) A clercs et à laïques.

(r) Je demandai également aux couturiers si ma femme n étoit pas chex les écoliers.

(*) C'est la rue de la Montagne Sainte-Geneviève.

(/) Choit sur la place, cadit in atrium. C'est la me des Prêtres Saiot-Etienne-du-Moot.

[M] Guillot de Paris dit que l'autre bout de la

Se ri porte

Droit » U rue de U Porte

Cette rue est aujourd'hui la rue Descartes , satrefois la rue Bord et. La porte Saint-Marcel étoit à l'extrémité méridionale de cette rue.

Et puis en la rue C lopin, Et en la rue Traversaine (A) 120 Qui est en hault bien loin de Saine. (En la) rue des (Mu) rt (c) fu encor, Et en la rue Saint-Victor,

Et enlaroedeVenflille(<0 ; Homme ne truys («) qui me conseille.

125 En la rue fa du Bon-Puis.

Une aultre rue après pris Qu'on dit Mexandr»-V Englois (f) , Je ne la trouva y point; anchois Vins en la rue Saint-Nicolas (A) j

130 De cheminer estoie las

D'avoir erré tant de chemin.

La rue de Bièvre trouvay (i) , Et puis m'en vins contre Turbert Tout par my la place Maubert.

135 Puis la rue aux deux Portes (A) ; Ne say se sont foibles ou fortes.

Et eu la rue de la Calandre (l) A chascun ma femme demande.

Et puis en la rue des Ras (m) ,

1 40 Où il a maint souris et ras , Et en la rue des Escoules (n) ; La prins demée (o) de poires moles Qu'à celle heure m'estoit peins foin (p). De la rue Saint-Julien

1 45 Qui nous g art de malvais lien , Vins tout droit (en la Bucherie) , Et puis en la Poissonnerie (q).

C'est vérité que je vous conte Que par de là le Petit-Pont,

150 Quatre-vingts rues ne plus ne moin» Y a, et puis par ces deux moins (r).

Sur Petit-Pont m'en vins errant , Et puis tan tort allay trouvant La rue du Sablon, par m'arme (*),

155 Puis rue Ncufve Nostre-Dame, Et puis en la rue au Coulons (f);

(a) Jurement qui est là pour la rime.

(b) On dit aujourd'hui rue Trave

(c) Aujourd'hui la rue d'Arras.

(d) On dit aujourd'hui rue d

(e) Ne trouvai.

(f) Aujourd'hui la rue du Paon

(g) Ensuite. Il existe encore ici une lacune après la rue Alexandre V Anglais, Guillot de Paris nomme la rue Pavcegoire, aujourd'hui la rue du Mûrier.

(h) Ici, comme dans le rôle de 1 39a, dans celui de i3i3 et dans Guillot de Paris, ce nom doit désigner, non seulement la rue de Saint -Nicolas actuelle, mais encore la rue des Bernardins, qui lui fait suite au nord, et qui a été ouverte en ia43.

(t) Encore deux vers sans rime. Je ne sais trop quelles sont les rues dont renonciation manque. Je ne trouve pas dans notre anonyme la rue Perdue qui est nommée dans le rôle de i3i5 rt dans Guillot de Paris.

(A) Guillot appelle cette rue la rue à trois

(l) C'est la rue Galandc.

(m) Guillot l'appelle à tort rue d'Aras. Elle se nommoit , il n'y a pas encore bien long-temps , rue des Rats. C'est maintenant la rue de l'Hôtel-Colbert.

(n) La rue des Escoles est la rae du Fouarre où étoient les écoles des quatre nations.

(0) Un rien, un peu.

( p) Car à cette heure la faim m'avoit pris.

(q) Petite rue qui va de la rue de la Bucherie à la rivière, et que Jaillot appelle rue du Carneau (t. IV, quartier Saint-Benoît, p. 37).

(r) Le poète veut dire qu'il y a dans l'Université quatre-vingts rues moins deux. Son compte est inexact; car il n'a nommé que 71 rues, une place et un carrefour. Plus bas , il assnre qu'il y avoit outre Petit-Pont, un nombre rond de quatre-vingts rues.

(s) Par mon ame , espèce de jurement. La rue

de l'Hôtel-Dieu.

(/) Cotte rue , qui n'existe plus aujourd'hui , étoit à l'est du cul-de-sac de Jérusalem , et don-

là ne lu mie me» très Lamell

De Saint • Christofie (A) 160 La rue du Parvis (c) est prex,

Et le Port-de-f Évesque cmprcz (</).

Par la Grant-Rue-Saint-Cbristofle

M'en alla v au treillis du

En U rue 165 Vy oysaux qui ponnoicnt œufs ,

Qui furent pris en marine (e).

De la rue Sainte— Marine {/)

En la rue Coquatrix vins.

La rue de la Confrairie pris 1 70 Nostre-Damc {g) et en Chaux-Rotusy (A),

(Et là t)rouvay 1. parissy.

( La rue de la Pomme (/) est au) prez

Et puis la rue ans Obloiers (A).

En la rue de la lÀcorne (/) ,

175 L'unmehue,lWremesome(«).

Syallay en Marché-Palus (a),

Où j'estois tous esperdus.

'l'a n lus t trouvay la Juyrie (0) ,

Puis la Pelite-Orberie (/>), 180 Puis allay en la rue au Feives;

De despit tramblois des fièvre».

La Calandre et la Ganterie (a)

Trouvay, et la Grant-Orberie (r).

Je fus en la Barillerie , 185 Et en la Vielle-Drapperie ,

En la Saveterie (s) aprez ,

Et en la rue Sainte-Crois,

Et en la rue Saint-Lorens (t),

A pou que je ne ceuz à denz (u).

190 Puis quis ma femme sans quisterne (t>)

Par la rue de la Lanterne (x).

Puis m'en allay tantost aprez

noit dans la rue Saint-Christophe et dan» la rue Neuve Notre-Dame.

(a) La je ne trouvai pas trop de plaisir.

(b) L'église de Saint-Christophe ctoit bâtie k l'extrémité orientale de la rue du même nom. La ruelle de Saint-Christophe passoit devant l'entrée de l'église.

(c) C'est probablement celle que le rôle de utyj nomme rue aux Oës , au Chevez-Saint- Christnfle. Voyez page 507.

(d) Maintenant quai de l'Archevêché. Cette rue n'est pas nommée dans Guillot de Paris, qui énonce, en revanche, la rue du Cloistre, omise par notre anonyme.

(e) Sur le bord de la mer.

f ; C'est maintenant un cul-de-sac.

(g) Actuellement la rue des deux Ermites.

(A) C'est la rue de Charrori du rôle de iaga, qui s'étendoit dépuis l'entrée du cloître NoU*- Dame jusqu'à la rue des trois Canettes.

[*) Cette ancienne rue est peut-être représentée par l'extrémité occidentale de la rue de»

(A) Aujourd'hui la rue de la Licorne.

(/) Cétoit une petite rue

faisoit communiquer ensemble la rue de la Jui verie et la rue des Oubloiers, en longeant l'église de la Madeleine. Elle n'est pas nommer dans Guillot.

(m) Me raille.

(n) Ce«t le bout méridional de la rue de la Cité.

(o) Le milieu de 1a rue de la Cité.

(p) Cette petite rue, qui n'existe plus aujourd'hui , formoit une communication entre la rur aux Fève» et la rue de la Juiverie. Elle se nom

du xiv siècle.

(7) C'est le bout de la rue Saint-Èloi du côtr de la place du Palai».

(r) La rue du Marché-Neuf.

(«) C'est le bout de la rue Saint-FJoi du cote de la rue de la Calandre.

(0 Le poète a voulu désigner la rue Gervait- Laurent.

(u) Peu s'en faut que je ne tombe sur W dents.

(v) Sans guitarre.

(x) C'est le bout septentrional de la rue dr la Cité.

Par la me de» Marmouset ,

En la rue de la Coulomb*; 195 Là me hurtay à une tombe.

Et puis vins au port Saint-Landry (a) ,

Où demouroit (Guînrt Andry).

En la rue de (Cherez (6) m'engage) ,

Et en la rue de F Y mage (c) , 200 Et là me dîst Jeban Remy

Qu'elle séoit en Glateguy(rf):

G'y allay mengant de la tartre ,

Et à Saint- Déni s -de~la~ Charirt (a) ;

On me dist qu'elle n'y estoit mie.

205 Sy vins en la Pelleterie,

A la faulte (/) du pont m'assis.

Des rues y a trente-sis

En la Cité certainement.

Dessus Grant-Pont (g) vins errautnent.

210 Sans alaisne et sans ponçon (h) ,

M'en vin* à la Pierre-* u-Poissoo.

La rue de la Saunerie (i)

Trouvay et la Mesguicherie (*).

L'Escollt (l) en la rue Saint-Germain

215 L'Auxerois me feust bien à main (m). Par la rue des T.avendières, Oùonlonelesehambriéres, Vins en la rue Jeban-Lointier (n).

Je ne suis mie trop lointier (o) De la rue Bertîn-Porée , (Ne de) la rue Guibert~Porie (/>) , (EtdelarueMale)Parolle.

Par Gosselin (o) tout sans frivolle (r) M'en vins en la Haubergerie (s) , 225 Et puis en la Tableterie.

De la rue aux Petis-SolUrs (/) Qui de basenne sont ouvrex Vins au cloistre Saint-Opportune («), Sans ouyr nouvelle nésune (v).

230 Puis fus en la Charonnerie (x) , Et puis en la Ferronnerie (y) ; Là vis jouer de l'escremie (z).

La rue Bauduin-Prengaige (aa) Trouvay , j'estois plain de rage 235 Que ma femme ne pus trouver.

Par la rue Raoul-Lasnier (66) ,

(a) On a quelquefois désigné de cette manière la roe Saint-Landry , aussi bien que la partie du quai qui est au bas de cette rue.

(b) La rue du Chevet-Saint-Landry.

(c) Rue Haute-des-Ursins.

(d) On écrit aujourd'hui Glatigny.

(e) Ce monastère étoit au bout méridional du pont Notre-Dame. La désignation de Saint- Denys de la Chartre s'applique probablement ici à une rue, peut-être à celle du Haut-Moulin.

(/) Au bout.

(g) Le pont au Change.

(h) Sans alêne et sans poinçon.

{*') On écrit actuellement la Sonnerie.

(k) La Mégisserie.

(/) L'école Saint-Germain étoit dans le cloître de Saint-Germain-l'Auxerrois ; elle a laissé son nom à une place et au quai qui fait suite à celui de la Mégisserie vers le Louvre.

(m) Me vint bien à propos.

(n) Ou écrit aujourd'hui Jean Lantier.

(n) Trop éloigné.

(p) Le rôle de iqc/» nomme cette rue Guiliaume-Porée. C'est aujourd'hui la rue des Deux-Boules.

(q) Aujourd'hui rue Perrin-Gascelin.

(r) Sans m'amuser.

(s) 11 faut lire sans doute la Htdengerie.

(/) Aujourd'hui rue del'Aiguillerie.

(m) Le poète a mis ici le cloître Sainte-Opportune au lieu de la rue du même nom, qui se trouve dans le poème de Guillot , et qui est représentée aujourd'hui par la roe Court-don.

M Aucune.

(x) Aujourd'hui la Ferronnerie.

(y) Actuellement l'extrémité orientale de la rue Saint-Honoré.

(x) De l'escrime.

(aa) Cest un cul-desac qui porte encore aujourd'hui le nom de Rollin-prend-Gages.

(bb) C'est actuellement la rue do Plat d'étain.

. Vins en la rue ans Deschargeux Quérir ma femme tout honteux.

Et en la vieil place au Porceaux(a)

240 Une homme qui portoit deux seaux Me dist : « Compains , ai tu m'en crois , « Va en la rue nu Bourdonnais ■ Et en la rue Tiebaut-eus-dez. »

Mais ma femme n'y estoit mai/.

245 Je fus en la rue de Bcthisi ,

La rur Jehan {-le-Goulier vis) (»), Assez tost trouvay Tircchappe, Dieu garde que rue ne m'eschappe.

Sans passer guichet ne potis (e) ,

-250 Vins à la cave de Pontis (d); En la rue de Glorictte (e) , Prins un chappeau de violette Dont je paiay l'argent tout sec.

Par la rue de l' Arbre-Sec

255 Vins tout droit en Coul-de-Bacon ( f \ \ Là fis-je coudre un tacnn

En mon soller qui fu percié.

Tantost après m'en retourné

Par mi le fossé Saint-Germain.

260 En Trou-Benart (g) trouvay Yvain ,

Seur la rivière descend y;

Du Louvre la porte choisy (h).

Assez tost trouvay Haulteriohe (() :

M. v . qui d' avoir n'estois pas dchc , 2G5 Vins à la porte Sainl-Honnouré (A) .

Là trouvai-jc maistre Huré

Avecques Blettes jolies.

[ Parmi la rue des Poulies] (/)

Vins en la rue <f Avcignom (m) , 2/0 Et en la rue Jehan- Tison ;

> ".ivnis talent de jouer.

Devant la Croup-du-Ti rouer («J

( Vins ) en la rue de Nielle (o) ,

(Où mon soulier fu sans) semelle.

275 Puis fus en la rue du Pet,

La rue des Estuvcs y siet (p)

(a) Carrefour formé par la jonction des rues Suint-Honoré, des Déchargeurs et de la Lingerie.

(b) Cette rue existait encore à la ûn du dermer siècle. Elle se nommoit la ruelle des Trois- Vi sages

(c) Lisez : pontis, petit pont, ou postis, poterne.

(d) C'est la partie de la rue des Fossés Saint- Germain qui se prolonge à l'est de la rue de l'Arbre-sec.

(e) C'est la rue BaiUet.

{/) Petit cul-de-sac dans la rue de l' Arbre-Sec, entre les numéros a5 et 37. Il se nomme aujourd'hui la Cour Bâton.

(g) Cette ruelle existe encore bouchée par un bont. EUc donne dans la rue des Fossés -Sain t- Germain-l'Auxerrois, et sur la place du même nom.

(h) La position de la porte du Louvre correspond au bout septentrional du pont des Arts.

(i) C'est la rue de l'Oratoire-du-Loorre.

(A) Elle étoit dans la rue de ce nom, entre la rue du Coq et la rue de l'Oratoire.

(/) J'ajoute ce vers qui est aussi indispensable pour la rime que pour l'exactitude de l'énnmération topographique.

(m) Le copiste a probablement mis d I gnon pour d'Ave'ron. C'est l'ancien nom de la rue Bailleul.

(n) La croix est détruite; mais son nom, quoiqu'un peu déûguré , sert encore à désigner la place où elle a été située : on la nomme place de la croix du Trahoir.

(0) Aujourd'hui rue d'Orléans.

(p) On dit aujourd'hui rue des Vieilles- Etuves. Cette rue aboutissoit anciennement, d'un côté dans la rue Saint-Honoré , de l'autre a la Croix-Neuve , sur la place Saint-Eustache. La Croix-Neuve va être nommée plus bas. 11 faut que le nom de rue du Pet désigne la partie de la rue Saint-Honoré située à. l'ouest de la rue de l'Arbre-Sec. Peut-être ce nom doit-U s'appliquer à une partie de la rue des Dm Écus , que la rue des VieiUes-Étuves coupoit * angle droit

Et au

Un peu m'assis au quarrefour.

En la rue des Escni (s) fu 280 Et devant le Ckastoau-Festu (è>),

Et en b rue des Provez (c) ,

Où il a maintes pennes noires.

A la Crotx-Neafn (d) m'en allaj.

La rue de Monmartre trou va y; 285 Puis fil ma voie tonte preste

A passer par la rue au Prestre (e) ,

Et à la porte (/) Saint-Huis ta eu ,

Je fus en la «

290 Mais ma femme n'y estoit mie.

Sy entray en la halle au Blé , Ne poiz ne fève n'y trouvé :

Par toutes les halles alé , Onques ma femme n'y trouvé.

295 Sy alay en la rue au Feturre (g). Par la Cossonnerie grant erre {h) Vins en la rue au Prcscheurs ; Je ne fus onques sy honteux.

Et puys fus en la Chanverie ,

300 Mais ma femme (n'y estoit mie).

Sy m'en allay (en Maudestour)(0,

Et puis le quarrefour départ , Jeban-Pointederc , d'autre part .

305 Et en la Grant-Truhanderie , La Petite (/) n'oobliay mie, Et la petite ruelette

En la rue Nieola*-Unce (n) , 310 Allay disner sur maistre Po; La rue de Mauconseii pris , En la rue Saint-Denis vins , Et ai fus en la rue aux Outs (o) ,

315 Sy m'en allay ou Bourc-l'Abbé , Où l'on parloit bien d'un Abbé.

Et en la rue Saint-Martin ; Là ouy chanter en latin De Nostre-Dame moult doulx chanps (?).

320 Par la rue des Petis-Cbanps M'en vins en Beaubourc errant , En cul-de-sac Petit et Grant (r), En la rue Geoffroy-l'Angevin, Là bus-je plain hanap de vin.

325 Puis en la rue aux Jongleux (/) ,

(b) La rue Saint-Honoré, depuis la rue de V Arbre-Sec jusqu'à la rue Tirechappe, portoit autrefois le nom de rue de Chasteau fettu.

(c) DesProuvaim.

(d) EU* étoit au bout septentrional de la rue du Four, en face du portail de Saint-Eustacbe

(e) La rue ou Prêtre on la rue au Curé de Saint-Huùtace. On appeloit ainsi anciennement la rue Traînée.

{/) Lise* la Pointe.

(g) On dit aujourd'hui rue aux Fers.

(*) Actuellement rue Mondétour.

(à) Le vers suivant semble prouver qu'il s'agit ici du carrefour formé par la jonction de la

grande et de la petite Truanderie, où il y avoit autrefois un puits nommé le puits d'Amonr.

(/) La Petite-Truanderie.

(m) C'est b rue que Goillot de Paris appelle la petite ruélèle Jehan Bingne, et qui est peutêtre la rue de la Réale.

(n) Guillot écrit Nicolas Arode. C'est la me Comtesse-d'ArtoU.

(o) Rue aux Ours.

plus bas , vers 366).

(q) Un très doux chant.

(r) Le grand cul de-sac est l'impasse Bertbaut , dans U rue Beaubourg ; le petit est le cul-de-sac des Anglais dans b même rue.

(s) Aujourd'hui rue des Ménétriers.

(Je fus en) la rue aux Estuves (a) , ( Où je tombai entre) deux cuves , Et puis si fus en la Treffeillie (A)

330 Quérir ma femme , dont m'ennuye ; On me dist que j'avois tort i Par la rue Bertault-qui-Dort (c) Vins en Quiquempoit que j'ay cher, En la rue Aubry-le-Buché

335 Trouvay et la Courourie (d) , Mais ma femme n'y estoil mie.

La rue Amaubry-lc-Roiusj (e) Trouvay, et puis , quant j'en yssy (/) , Je m'en entra) en Trousevache [g) ;

340 Homme ne trois (À) qui rien en sache. Par la rue Guillaume- Jotuse (*), Qui est assez prez de Saint-Jousse (k) , M'en passay tout au trav Panny la rue au

345 En

Je fus en Grani et en Petit (/) ,

Et si aqueilly ma voie

Tout droit, par m y la Vielz-Monnoic (m).

Je fus en la Heaulmerie , 350 El puis en la Bassannerie (n) ,

Et en la rue Jehan4e~Conte (o).

La Savonnerie en mon conte

Trouvay, emprez la Pierre-au-lM (/»),

Et en la rue Jehan-Pain-Molet , 355 Et en la rue ( fu des Arsis) ,

Un penseur (un siège m'assis)

Car le repos m'estoit moult bon.

Je fus en la rue Saint-Bon.

Et puis en la Buffeterie {q) , 360 Et aussi en la Lamperie (r) ,

Et en la rue au Bouvet in j (s) ,

Et en la rue au Chevretim (t) ,

Et en la rue de fEstable

Du Cloistre (u) qui (

(a) Rue des Vieilles-Étuves Saint-Martin.

(6) Rue Eudebourc la Tresfilière, aujourd'hui rue de Venise.

(c) Le poète donne ici le nom moderne du cul-de-sac Bertbaut, après avoir donné plus haut (vers 3aa) l'ancien nom. De même on va trouver au vers 544 'e nom moderne de la rue des Lombards , et un peu plus bas, au vers 359, 1'

(d) Actuellement rue des Cinq-Diamans

(e) Elle est nommée dans le rôle de iQgra de Roiasi. C'est maintenant la rue

(/*) Quand j'en sorti*

(g) Aujourd'hui rue de la Reynie

(A) Ne trouvai.

(i) C'est la rue des Trois-Maures.

(A) L'église Saint-Josse se trouvoit à l'angle oriental formé par les rues Quincampoix et Au

"(/) La grande et la petite rne M lonnent Tune dans l'autre.

(m) Rue de la Vieille- M on noie.

(«) Maintenant rue Trognon.

(0) Actuellement rue d'Avignon.

(p) La rue du Petit-Crucifix et une partie de la rue des Ecrivains , considérées anciennement comme une seule et même rue.

{q) C'est la rue des Lombards

(r) La Lamperie , la rue aux Bouvetins et la rue aux Chevretins sont entièrement inconnues aujourd'hui. Elles doivent avoir été remplacées

aux envirous de l'église de Saint-Merry : ce sont le cul-de-sac Saint- Fiacre, celui des Marivaux et l'impasse du Bœuf. JaiUot assure qu'au xv* siècle, le cul-de-sac Marivaux aboutissoit encore dans la petite rue de Marivaux. Le cul-desac de Saint- Fiacre , que j'ai cru reconnoître dans la rue Dorée du rôle de 109a, aussi aboutir anciennement dans la Cinq-Diamans.

(s) C'est la rue à Boutevins de Guillot de Paris.

(1) Cette rue est nommée rue à Chavetitn dans Guillot de Paris.

(u) Probablement la rue du Ooitre-Saint- Merry

3«5 Puis m'en .liai en Lame

À pou que je ne me raarry (b).

Par la rue Neufve Saint-Mary (c) M'en allay à la Court-Robert (d); 370 De cheminer estois appert (e) , Et en la La

Trouvay bon via à un blanc En la rue Simon-le-Franc.

375 Puis en la rue fus du Temple , La rue des Estuves {g) emple Le quarrefour qui tant est beaux

Et en la rue Péronnelle (A), 380 Et en la rue Pastourelle («) , Et pais en la rue du Piastre J'eslois plus blanc qu'alebastre.

En la rue fu du Bon Puis(i), (La rue à Singes) aprezpris.

385 (Contreval la ) Bretonnerie (/) M'en vins plain de mérencolie.

(a) Aujourd'hui rue Brisemiche. (*) Peu s'en fallut que je ne m'affligeasse.

(c) Rue Neuve Saint-Merry.

(d) Aujourd'hui la rue du Renard Merry.

(e) J'étois prompt a cheminer.

(/) C'est actuellement la rue du Poirier.

(g) Seroit-ce le cul-de-sac Péquai ? ou bien le poète auroit-il replacé ici l'indication de la rue des Vieilles-Êtuves Saint-Martin , qu'il a déjà donnée plus haut (vers 317) ?

(A) C'est actuellement la rue de l'Homme- Armé.

(*) C'est peut-être cette ruelle près des Blancs- Manteaux dont l'existence est attestée par Corroiet, qui toutefois n'en donne pas le nom. (Voyez pins haut, page 283.)

(*) Aujourd'hui la rue du Puits.

(/) Aujourd'hui rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.

(m) C'est très probablement l'endroit de la rue

Ou quarrefour du Temple (m) < Et en la rue des Jardins (n) , Et puis en la rue du Tort (o).

390 Par la Poterie tout droit

Vins au quarrefour Guillory, L'un disoit ho , l'autre hay (p).

En la rue Jehan-de-PEspine Trouvay une belle mesebine (q)

395 Qui me dist : w Douls compains , va-t*« « Droit en la rue Gencien (r). >• Et en la rue Andry-Malet (j) , Où je trouvay Jehan Vallet.

Et puis si fus au Marleray

400 Saint-Jehan (r) , en La ruelle entray Qui de Saint- Jehan (m) la voie | Là trouvai une femme morte.

De la Vielz-Tisseranderic (v) M'en vins en la Verrerie.

405 Par my la rue de Chartron (s) , On ne me dist ne bo ne non (y), Je me cuiday bien avancier (x).

De la rue du Franc-Meurier (aa)

du Temple où débouche la rue des Rosiers , à côté du marché.

(n) Aujourd'hui la rue des Billettes.

(o) 11 faut sans doute lire rue du Sec -, c'est la rue qu'on nomme aujourd'hui Bar-du-Bec

(p) Bo ! hay ! exclamations qui sont i usage , la première pour arrêter, la pour auimer les chevaux. Le sens de ce vers est : l'un me disoit de m'arrêter, l'autre m'engageoit à avancer.

(q) Une jolie Elle.

(r) Aujourd'hui rue des Coquilles.

(s) C'est la rue du Coq qui donne dans la rue

(/) Rue du Tourniquet-Saint-Jean.

(11) L'ancienne rue des Vieilles-Garnisons.

(v) Rue de la Tixeranderie

(x) Aujourd'hui rue des Mauvais-Garçons.

(y) Ni oui ni non .

(*) Je me crus bien avancer

(aa) C'est maintenant la 111e de Moussv

M'en aliay ou vîels

410 Saint- Jehan (a) : en celle menues terre Trouvay tantost le Bourg-Thibout , Et puis tantost ( à l'un des bous ) La rue Anqut (til-te-Faucheur) (b) ; Prez de là maint un estimcur.

415 En la vieil rue du Temple alay, Mais ma femme point n'y trouvay.

Et la rue au Roy de Veille Trouvay après , ce n'est pas guille (c) , Et la rue Robert -le-F evre (d),

420 Je n'avois ne pois ne fève.

En la rue de Pctit-Muce (e) Allay boire avec Véluce Qui maint (/) en la rue Tîron :

D'un autre après vous diroo (g).

4*25 Je fus en la rue des Escouffles ;

La en droit perdi-je mes moufles (h) ; Et en la rue Percié (i) après , Et puis en la rue aux Rossier* (h) , Et puis au l'oullies-Saùu-Pou (/) ,

430 Là ne demeuray-je q'un pou.

Puis la rue aux Fauconniers Trouvay ; lors ne fus pas lasniers (m), A niçois m'en vins pour refroider,

(a) C'est la place du vieux marché Saint-

(b) Aujourd'hui de la Crois-Blanche. C'est une rue parallèle à la rue de Bercy ; elle i méo d'une grille à l'an des bouts.

(c) Ce n'est pas une plaisanterie, (rf) Renaut-le-Fèvre.

(e) C'est probablement la rue ( if) Qu' demeure.

d'un autre, mes gants

(h) Là justement je |

(i) La rue Percée.

(*) Rue des Rosiers.

(/) C'est la (nt) Alors je ne fus pas paresseux.

(n) On écrit aujourd'hui ruo des Nonaindières.

(o) Aujourd'hui rue Geoflroi-l'Asnier.

Par my la rue du Figuier,

435 Et puis si m'en revins grant erre Par la rue au Noonains-d'Icrre (») :

Nulles nouvelles n'en ouy.

Sy fus en la rue de Jouy Et en la rue Fromenj-TAjnier (a),

440 Je me cuiday bien avancier. (Je ving) en la Mortcllerie , (Où o mainte te) inturie (p) ; De la rue Aoulin^Boiltaue (q) Vins en la rue Guernier-sur-l'Eaue (r),

445 La rue du Cymentien pris

Samt-Gervait (s), dont pas ne mespris.

Puis m'en «titra y en Fermanteaux (/) ; Là ne t'is-j c que quatre sauls , Et puis , sans le vous faire Lotit ,

450 Vins en la rue de Loinpont (tt) , Et en la rue de la Rjve (? ) , Où le vin de Bourgogne arive , Et en la rue Saint-Jehan (x) :

Je n'us onques si grand cnban (y).

455 Et puis si m'en revins grant erre , Dieu me gart que je ne me griève (z) , Tantost trouvay la Vennerie (aa) , Et puis aprez la Tacherie ;

(p) Teinturerie.

(q) Lcbeuf pense que c'est le gneux qui , alors , 1393. (Voyez, plus haut, pagea87.)

(r) Rue Grenier-sor-l'Eau.

(s) C'est la rue du Pourtour.

(/) Ce qu'à la rue du Monceau , par Guillot de Paris.

(f) Le poète au Blé, qui, à l'époque où il été le port au vin.

(y)Jen'é|

(s) Que je ne me rebute.

(aa) La rue de la Vancric.

le port

La rue de la Rotsicre (a) 460 Trouvay, ma femme n'y fu mie ;

Et la rue au Comanderesses (b) ,

Où il a souvent trusseresses (c).

Je , qui ne fus onques à Cambray,

Alla y au Plauches-de-Mibray, -165 Et si fus en la place au Veaulx ,

Où je vis tenner maintes peaulx.

Puis quis ma femme plain d'engoise

Par my la rue de C Irengne (d).

Par la rue de F Escorcherie 470 M'en Tins en la Grant-Boucherie;

Et puis , par my la Tripperie (e) ,

M 'en vins en la Poullaillerie {/),

Car c'est la derrenière rue , Et si siet droit seur la Grant-Rue.

475 Deux cens rues y a moins sis

De là Grant-Pont , pour voir {g) le dis , Et trente-sis en la Cité, El sy en a , pour vérité , Oultre Petit-Pont quatre-vingts , 480 Ce sont dis moins de seize vingts , Sans compter celles de faux-bours .

Puis quis ma femme comme lours Par my la rue Saini-Tfioumas (h) ; Tant l'ay quise que j'en suis las :

485 Or b quière qui la touldta,

Jamais mon eorp**ne la querra.

Explicit let ruer d* Paris.

(a) Seroit-ce la rue des Teinturiers?

(b) C'est aujourd'hui la rue de la Coutellerie.

{d ) Le mauvais état du manuscrit n'a pas permis de bien lire ces deux vers. Guillot de Paris place dans cet endroit de son poème la rue Saint-Jacques et la rue du Petit-Crucifix.

(e) La Boucherie étoit an nord du Grand- Châtelet ; elle en étoit séparée par la rue de la Triperie. Voyex plus haut, page 264.

(/) Aujourd'hui col-de-sac du Chat-Blanc.

(g) Pour vrai.

(h) Saint-Thomas-du-Louvre.

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