LXII. In stabulo equino garcifer (a) cum
asperis et dentatis ,
(a) Pour satiricc.
(b) Lisez cjrnice.
(c) Le non est *-«p«f*Ti«« >fo?»t.
(ei) Lisez par aoriston, «ôric)ot, prétérit, (e) Pour ypersynteticon, i**f ri»rr«w«{? , plus-
do (imparfait en grec
if) C'est probablement dramaticon qu'il faut lire ; mais alors l'interprétation est ri ci en se. La traduction grecque du mot intcrrogalivus serait ifmnftmnmit.
(g) Lisez hermineuticon , if/«»ît»T»«ft, prétatif.
(A) Surplis.
(i) Infula ou casula, chasuble.
(/c) Cordons blancs avec lesquels les prêtres
(/) Espèce de ma n tel et de soie, boutonné pardevant , que les évêques et I par-dessus le rochet.
(n) Espèce de petite étole qu'c nipule en termes de sacristie.
(o) Un rochet (voyez la description qn'en fiait Ducange).
(p) Une botte aux hosties, du grec «vfi». (q) Garcifer on garcio, palefrenier, garçon
equos, et in bâtis profert avenant ad presepia, et fimos transfert in cenovectorio, ad agros impinguendos.
* Batus , i ; proprium nomen est ; gallice dicitur provendier. — Cenovectorium gallice dicitur cmère; de cenum, quod est lutum , et veho.
LXIII. Hœc sunt instrumenta mulieribus convenientia . forcipes et acus, fusus et theca, vertcbrum et colus (a), mataxa, trabale, girgillum, excudia et rupa, ferrilorium , linipulus (b) et culpatorium cum lexiva et lexivatorio (c) , calotricatorium , licinitorium , quod monachi dicunt lucibruciunculum.
* H«c sunt instrumenta, etc. Qua?dam sunt communia u trique sexui. — Theca dicitur gallice dèel (d). — Fusus gallice dicitur fusel. — Vertebrum dicitur vertel, scilicet illud quod pendet în fuso (e). — Mataxa dicitur a manu et leneo; gallice tozez {/). — Trabale dicitur a traho gallice traail (g). — Girgillus gallice desvuideor, et dicitur a girus. — Excudia dicitur ab excutio, et est illud instrumentum cum quo linum texitur, gallice paissel (h). — Rupa dicitur a rumpo , quoddam instrumentum cum quo rumpitur linum (i). — Ferritorium , gallice batoer. — Calotrica-
(a) Quenouille.
(b) Ce mot n'est point expliqué par le commentateur; il n'est pu donné dans Ducange, et la nature du texte où il se trouve ne me permet guère de l'expliquer par conjecture. Il faut en dire autant du mot culpatorium. Je regarde pourtant comme certain que ce dernier mot désigne un instrument tranchant, qui servoit à couper.
(c) Lexiva, lessive; lexivatorium , cuve à lessiver.
(d) Dé à coudre.
(e) Morceau de bois rond dans lequel les fileuses introduisent la pointe inférieure du fuaeau pour le faire mieux tourner.
(J~) Peloton ou échcveau ; en italien matassa, en patois languedocien madaissa.
(g) La signification de traîneau donnée par D. Carpentier au mot trahale ne peut convenir
duit le mot trahant par trahandier, vieux terme désignant un ouvrier qui tire la soie. Le traail ne pour roi t-il pas être un- instrument propre à tirer la soie et à la mettre en écheveau ?
(h) Excudia, d'après Carpentier, a le sens de brosse. Le mot paissel , par lequel notre commentateur traduit excudia, signifioit un pieu , un échalas. Aucune de ces deux significations ne peut s'accorder avec l'usage auquel on appliquent l'instrument nommé excudia par Jean de Garlande , et qui semble avoir été un métier à tisser.
(«) Voici comment D. Carpentier explique le sens du mot ruj*a : Pistillum quo rumpi seu conteri aliquid pote.st , gallice peseil. C'est probablement une espèce de battoir propre à battre le chanvre afin de le rendre plus facile a teiller. Je ferai remarquer en passant que, dan» le 4* volume de son Supplément au Glossaire de Ducange, D. Carpentier traduit le vieux mot francois peisel par pilori, interprétation que M. Roquefort semble avoir adoptée. Mais peisel étant, suivant D. Carpentier lui-même , l'équivalent du mot latin pistillum, il étoit aisé de s'apercevoir que le mot pilori étoit donne comme s\ non \ me de peisel par suite d'une erreur typographique, et qu'il faUoit lire pilon, et non pas pilori.
APPENDICE. 607 torium , gallice ridoir; scilicet illud instrumentum super quod Iricant et teretit supara (a). — Licinitorium gallice dicitur liche (b).
LXIV. Textrices,quae texunt serica texta.projicittot fila aurala officio cavillarum, et pcrcuciunt subtemina cum linea spala : de textis vero fiunt cingula et crinalia divitum mulierum et stole sacerdotum.
* Cavillarum dicuntur gallice esclices vel cavilles; vulgale est. — Subtemen idem est quod trama. — Spata instrumentum est mulieris et ejus diminutivum est spam la (c). — Crinalia dicuntur a crinibus; gallice capel. — Stola dicitur a stolon, quod est ornamentum et inde dicitur tolus, illud pomellum quod ponitur supra domum in ultimo , quum perfecta est.
LXV. Textrices ducunt pectines cum trama quœ trahitur a spola et pano. Ipsa lextrix percutit trama m cum lama, et volvit spolam in troclea, et telam , ductione filorum et globorum (d) , ordinatur.
* Pectines dicuntur gallice pignes. — Spola dicitur a spolio , gallice espoulet (c) quia sepe spoliatur a filo ; hoc est gallice chanon a fîlo. — Panus est illa virgula, in navicula {navette), que tenet spolam. — Troclea est rota textricis , et dicitur gallice tramcvt . — Lama dicitur gallice lamme, scilicet id instrumentum quo percutit fila.
LXVI. Pextrices (f) juxta focum sedent, prope cloacam et prope monperia (g), in pellicibus veteribus et in velaminibus fedatis , dum carpunt lanam villosam quam pectinibus cum denubus ferreis depilant.
LXV1J. Devacuatrices sunt qu i devacuant fila , vel mulieres aurisece. Devacuant et sécant tota corpora frequenti cobitu. Devacuant et sécant aliquando marsupia scolarium parisiensium.
* Devacuatrices dicuntur gallice desvtùderesses. — Aurisece gallice trencheresse* île or; et dicuntur ab auro et seco: inde sequitur reprehensio saterica.
(a) D. Carpcnticr écrit cohtrkUUorium , et donne la même interprétation que notre commentateur, d'après on Glossaire latin-françois de i348. Mais, dans le 4* volume de son suplément, il traduit p»rjuscaule vieux mot Irancois ridoir ou ridurt. L'instrument sur lequel on brise le lin, ne peut évidemment être un fuseau Je crois que le calotricatorium est une machine grossière dont l'usage est encore répandu dans le midi de la France ; elle sert à réduire en filasse , sous les coups d'un long peigne en bois, les tiges de Un scebées an aokiL Cette
opération se nomme dans le pays bargar , et l'instrument avec lequel on l'exécute s'appelle bargas.
(b) Morceau de bois propre à devenir le noyau d'un peloton de fil.
(c) Lame de tisserand. Le mot linea , dans le texte, est très probablement pour lignea.
(d) De. pelotons.
(«) Fuseau de tisserand.
(f) Femmes qui peignent de la laine , du lin ou du chanvre j cardeuses.
(g) Je n'ai pu trouver I. signification de ce mot
6o8 APPENDICE.
LXVIII. In plalea nova ante paravisum Domine-Nostre , aves inveniuntur vendende, anseres, galli et galline, capones, anates, perdices, phasiani, alaude, passeres, pluvinarii (a), ardee, grues et cigni, pavones et turtures.
* Paravisus est locus ubi libri scolarium vendunlox. — Pbasiani dicantur gallice faisans. — Alaude dicuntur gallice aloes (b). — Pluvinaria dicuntur gallice plouviers. — Ardee dicuntur gallice hairon.
LXIX. Auceps insidiatur avibus in nemore, a quo capiuntur fenix, aquila, herodius et ancipiter (c), falco et capus, merulus et merula, sturnuset sitacus (d), philomela et lucinia , quia milmm, et cornicem, et corvum , et bubonem , xespertilionera, et nicticoracem , etpellicanum capere dedignantur.
Cornix dicilur a comicor, arts; gallice gengler (e).
LXX. Piscatores vendunt salmones et trucas (/), lampridas, murenas , morium (g), pectines, anguillas, quibus associantur lucii, stinci (A), ragedie, allectia (i), mulli. Ipsi vero piscatores capiunt cum hamiset retbibus perças, gobiones et gamaros (Ar) ; et canes marini ab equore devebuntur.
(Ragedie, gallice raye.)
LXXI. Transi tu ni feci bodie per campum in quo vidi animalia ista : ho \ es , oves , et tauros, et vaccas , capreos (/) , et capras, et edos (m) , vitulos et pullos , cum equis et equabus , cum mulis, burdones («), et asinos, et asinas , camelos et dromedarios per pascua spaciantes , porcos et porcas cum porcellis.
LXXII. In nemore régis Francie sunt multa animalia silvestria , scilicet cervi et rerve, dammi etdamme(o), hinnuli, capreus(/?), taxus (</), linces, apri,leones,
(a) Pluvicri. Le mot latin ne se trouve pas dans Ducange.
(b) Alouette.
(c) Lisez accipitcr.
(d) Pour Psittacus.
dans le peuple.
(f) Truite.
(g) Espèce de coquillage (royei U Dictionnaire des sciences naturelles, M mots Morio et Heaulmé).
(h) Le manuscrit A donne le même mot un peu déGgure, et le traduit par espinonge. Le Glossaire firaoçoU de D. Carpentier donne k mot espinocle.
C'est , dit le savant bénédictin, une espèce de poisson médiocre et qui a beaucoup d'arêtes. Peut-être faut-il lire tincœ, des tanebes.
(i) Ce mot désigne trois sortes de poissons propres à être salés i les harengs, les sardines et les anchois (Ducange).
(/) Capros.
(m) Hatdos.
(„) Bardeaux.
(o) Pour dami et damât. Le féminin étoit seul en usage dans la bonne latinité.
(p) Pour caprea, chevreuil.
pardi, tigrides, ursi et urse, lepores, cuniculi, esperioli, simii et simie, lutricii in stangnis , et vulpes astute et petoides (a) gallinarum hostes.
* Hinnulus, fétus cerya3 inula gallice dicitur eschaloigne , unde versus :
Hinnulus in silvis, inul* quaeruntur in hortis.
Tigris est quoddam animal quod, nisi consequatur predam, moritur prc dolore, et cum non habet masculum aperit gulara contra ventum flantem et concipit. — Esperioli , gallice escuruel.
LXXIII. In horto magistri Johannis sunt herbe scilicet iste : salvia, petrosilinum (c), dictamrais (d), ysopus (e), celidonia , feniculus (/)> piretum (g), eolumbina (h), rosa, lilium et viola , et, a latere, crescit urtica , carduus et saliunca. Sed médicinales herbe sunt ibi : mercurialis scilicet et malva , agrimonia cum solatro et solsequio (1* ).
* Celidonia dicitur a chelin, quod est irundo, quia silvis prosilit a terra cum irundine.
— Saliunca gallice dicitur cauchetrepe; calcaneus dicitur ab illa quia fit de ferro.
— Mercurialis est herba roedicinalis qua? dicitur a Mercuiio, vel quasi mcndam (merdam) créons quia purgat ventrem. — Solatrum dicitur morella (k), qua; quasi lignum in quadam specie erigitur.
LXXIV. Ortolanus magistri Johannis colit in orto suo olus quod dicitur caulus (/), uhi crescit borago vel bleta (m) , porum (/i) et allia , sinapis , unde fit sinapium , poreta (o) et civolli (p) sive cepule, et inule, quia in nemore suo crescit pimpinella, pilosella, sanica (q), buglosa (r), lancea (s), et cetere herbe que corporibus valent humanis.
* Inula gallice dicitur eschaloigne (r).
LXXV. In virgulto magistri Johannis cerasus fert cerasa , pirus pira , pomus
(a) Probablement pour ictidts , fouines
(A) Faon de bicbe.
(c) Pour pctroselinum , persil.
(rf) Dictamnus.
(e) Lisez hyssopus.
{/) Pour fœniculum.
(g) 11 faut probablement lire pyrtlhrum.
[h) C'est- sans doute la colombine plumacée , dont le nom scientifique est thalictrum aquii. pfolium ( Dictionnaire des sciences naturelles).
(1) C'est probablement le tourne-sol ( Novitius).
{k) Solatrum est pour solanum.
(/) Pour caulis, en patois languedocien cault(.
(m) Blilum dans Plaute
(n) Lisez porrurn .
(o) Poirec, en Normandie poirette
{p) Ciboules , dans la bonne latinité cœpuUv
(47) Sanica ou sanicula , la sanicle.
(r) Pour bughssus ou buglossum , la buglose.
(s) C'est probablement Yophioglosst appelée par quelques botanistes luciola ou lancea Christi.
(0 Échalotte.
6,o APPENDICE.
poma, prunus pruna, coclanus coclana (a), mespilus mespila , pessicus pessica (fc), castanea castaneas, nux nuces , avellana avellanas (c), ficus ficus, vilis uvas et pampinos, palmilcs et antes et phalangas (d) sine quibus mensa divilis me ndû a vit
LXXVI. Hcc sunt nomina silvestrium arborum qui sunt in luco raagistri Jobannis : quercus cum fago, pinus cum lauro, celsus gerens celsa (e) cum corno qui fert corna, cinus gerens cina (/) cum buxo , rannus (g) et bedegar cum rutnice (n), populus cum salice, et pepulus gerens pepulas (i) que vulgus manducat , et telia (Ar) com tremulo.
* Bedagar dicitur galliee aiglentier.
LXXVII. In aula mea base architectari feci : trapetas (/), solivas (m), lacunaria, ligna, lodia, trabcs, latas (n), laquearia, columnas cujus partes sunt basis, stilus et epistilium. Haec fabricantur cum securi, dolabra , rosticucio vel bisacuta (o), acucia (p) , terebre,et cum cuneis et cavillis, et celte (^), et plana (r), et cum ralrc lathomi ! O. cum lathus mega (t) et amussi (u) , et cum perpendiculo ponderoso (v).
* Lodia dicitur a lucetn do , quia per lodium intrat lux domum.
(a) Martial (epigr. u8, lib. XIII) nomme coctana de petites figues qu'on recueilloit en Syrie . elles sont nommées cottana par Pline (XI II, 10), et coctona par Juvénal ( I , m, 85). Mais il n'est pas certain que ce soit là le fruit qu'a voulu désigner Jean île Garlande ; je croirois plutôt qu'il i ru en vue le coing coUmeum malum, et l'arbre qui le produit.
(b) Lisez Persica mala persica.
(c) Abelana en patois languedocien.
\d) Ces deux derniers mots ne désignent pas des productions de la vigne. Les phalanges sont les rangées des ceps ; le mot antes s'applique aux premiers ceps plantés sur les bords de la vigne , et dont la série forme le premier rang
(c) Le mûrier portant des mûres.
'/) Le houx qui porte des cencllcs.
(g) Jiamnus ou ramnes, le groseillier ou l'aubépinc.
(A) L'oseille ou la patience.
(0 Voici l'explication que donne D. Carpcntier du mot peputa, d'aprvs un Glossaire latinfrancois de l'an i348 : pepula est quaxlam oigra spina qua» dicitur gatlicc bourgue-espine. Pepulum est fructus ejus (voyez Bourguepine dans le Dictionnaire des sciences naturelles).
(A) Tilleul.
(/) Planches, du latin trabet.
(m) Solive.
(/») Des lattes.
(o) La synonymie de Bisacuta et de rostiew cium explique ce dernier mot , qui ne se trouve pas dans Ducange;il désigne l'instrument qu'on nomme besaiguë.
(p) Le manuscrit A porte as ta. Ces deux leçons me semblent également vicieuâes ; il faut probablement lire ascia, hache.
(q) Poinçon.
(0 Plane, outil de charpentier.
(s) Avec la chaux du maçon ; telle est la signification littérale. Il peut pourtant paroitre singulier que Jean de Garlande parle de la chaui dans un article spécialement consacré à une énumération d'outils manuels. 11 faudrait peutêtre prendre calce dans le sens de talon , et voir dans ce mot la désignation (te l'équerre du tailleur de pierres qui est faite en forme de talon.
(0 Le manuscrit A porte latko mega. Je n'ai pu trouver la signification de ces mots . et c'est seulement par conjecture qu'on pourrait leur donner la signification de grande règle.
(u) Le niveau, le cordeau.
<*) Le fil à plomb.
APPENDICE. 6u
LXXVIH. Peregre proficiscen», vidi per mare has naves : dromones (a), galeas (b) cum galeis railitaribus , lembos, privas, liburnas et trirèmes.
*Lembua dicitur quasi leviter peraquam mordens, et est parva navicula. — Privas parve naves sunt (c). — Liburna navis est negociatorum .
LXX1X. Inter naufragia consideravi martirum supplicia, scilicet : carceres, patibulum , calofurcium (d), eculeos, carastas, quadragenas, ypodromia, fusles, lacininas (e), serras, ungulos , scorpiones, et rotas ex contrario versatiles béate Katerine.
* Patihulum dicitur a patior, et est idem quod crux, et dicitur locus in quo domines patiuntur -, gallice gibet vel pilori. — Eculeus dicitur quasi equus lisneus , trabs est erecta , acuta , ad modum equi , in quo extendebantur sancti martires (/). — Catasta (g) carcer ferreus et strictus valde, aculeis repletus, in quo sancti martires extendebantur. — Quadragena erat scutica circumdata quadraginta corrigiis, qua verberabatur beatus Paulus, et in unaquaque verberatione deponebatur una corrigia. — Ypodromium erat spacium in quo beatus Ypolitus dilaceratus fuit ,- in quo equi trabebant. — Fustes baculi sunt in quibus homincs fustigabantur. — Serras dicuntur a seco , gallice sec (h). — Ungulae parvi unci quibus caro «anctorum carpebatur. — Scorpiones ad scorpionum similitudinem erant quidam unci parvi quibus carpebantur sancti martires. — Rotas dictum est de beala Katerina quœ ligabatur inter rotas in diversam partem discurrentes.
LXXX. Sed in domibus divitum vidi liricines, tybicines, cornicines, vidulatores <-um vidulis, alios cum sistro, cum giga, cum simphonia, cum psalterio, cum eboro, cum citola, cum timpano, cum cimbalis. Sed alia parte, vidi meretrices et tripudiatrices, quas torquebant serpentes, scilicet aspis, basiliscus, prester scilicet alpiga (sic), chelindri, vipère sive vepe, et dispas, et tabificus ceps.
* In hoc loco agit actor de instrumentis lecalorum (<) quorum quidam sunt liricines , etc. — Vidulatores dicuntur a vidula, e; gallice vièle. — Giga est instrumentum musicum de quo dicitur organicos imilata modos, etc. (A). — Choro instrumentum musicum est in hoc loco. — Citola , gallice citole (/). —
(a) Vaisseaux légers.
(©) Même signification. De ce root vient notre mot françois galion.
(c) Ce mot n'est point dans Ducange.
(d) Fourches patibulaire*.
(e) Il est plus difficile de définir cet instraraent de supplice que d'en deviner l'usage. Son nom vient du verbe lacinart , qui signifie déchirer. L'instrument dont il s'agit étoit employé à déchirer les chairs des martyrs
(/JGhevtkt.
(g) Le texte porte car as tas. C'est une mauvaise leçon. Il faut lire catastas (Novitius). (A) Une scie.
(i) Le mot Itcator a plusieurs significations , on le prend dans le sens de leno, de ttcurra, de parasitus. Je crois qu'ici il faut lui donner la signification descurra, et le traduire par le vieux mot jongleur. Les jongleurs ou ménétriers étoient des musiciens à gages (rue nos fière» lonoient pour les fêtes.
(k) Voyez tvt.
(/) Espèce d'instrument a cordes.
Tympanum dicilur nomen fictum per onomalopeion , galiice tabour $ a quoderi-
vatur tympanifes, quod est species ydropisis, quando venter sonat sicut tympanum.
Tripudiatrices dicuntur a tripudiare, quod est facere tripudium, galiice treche (a).
Prester, genus serpentis qui prius (quam) punctufas ( faciat) veneno suo distendit
corpus ex nimio calore veneni, unde Luranus :
Percussit prester; illi rubor igneus omne (*) Succendit , tenditque catem percunte figura.
Alpiga serpens est qui statim pungendo interficit, unde Lucanus :
Quis calcarc tuas mctuat salpiga latebras ? (c) ,
— Chelindri sunt serpentes habitantes modo in terra, modo in aqua,et tanti caloris sunt quod faciunt herbas fumare, ubi serpunt-, unde Lucanus :
Tractiqae viam fumare chelindri (d).
— Vepa etiam dicilur vipera, et a vepa dicitur vepos, id est lecator quia detrahendo mordet sicut vepa. — Dispas est serpens. Alio modo dicitur rôufa, de qua Lucanus :
Exivias positura suas et torrida dispas (<r).
— Tabificus ceps. Tanti caloris est ille serpens, quod cm nui ossa detegit, unde Lucanus :
Ossa que dissolvons cum corpore tabificus ceps {f).
LXXXI. In loco delicioso vidi virgines cum nuptis et viduis castis, coream divine laudis célébrantes cuti modulis et hymnis , quae beat a m Virginem Mariam et matrem Dei suis invocabant tripudiis, quaa fons est misericordie , qua? sperantes in se non derelinquit , sed illum nobis emollit judicem qui verbo creavit celestia, terrestria. cui parent quatuor elemeuta, ignis, aer, aqua, terra, sol et luna cum aliis planetis et siellis, quam laudant angeli , quam timent demones, cui sécréta patent abissi, scilicet dracones, ettrachones, et catharacte ccli, et cathaduple terre.
Et ipse qui venturus est judicare vivoset mortuos dignetur, in fine, nostri misereri per suam summam misericordiam. Amen.
* Choream , galiice charole, ab hoc nomine chorus. Cathadupla , aquarum fluentium ductus, galiice conduit.
Explicit Dictionarius magistri Jokannis de Gallandia.
(a) Danse.
(6) Lisez ora (voyez Lucain, IX, vers 791). Sol in (ebap. XX VII) dit que la morsure de ce M.-rpent causoit une enflure considérable toujours suivie de la mort.
(c) Lucain, IX, 837.
(d) Les manuscrits de Lucain portent chelydri et chclandri (voyez liv. IX , vers 711).
(e) Les deux mou situla et dit pa, que le commentateur donne comme synonymes, doivent être écrits scytalecidipsas ils désignent deux
espèces de serpens différentes, comme on pent s'en convaincre par le passage de Lucain qui est cité ici , liv. IX , vers 717.
Et teytaU t partit etiam munc tota pruùUi Exunat potiturv tuât : et torrida âiptat.
Le mot dt'psas vient de ce que la blessure du serpent ainsi qualifié étoit bien plus dangereuse lorsqu'il étoit pressé par la soif.
{/) IX, vers 72a, lisez seps. Solin (ch. XXVII) dit de ce serpent que sa piqûre est à l'instant suivie de la putréfaction complète de la victime.
LISTE ALPHABETIQUE
DES RUES , DES PLACES, DES CARREFOURS, DES PORTES, DES PAROISSES , DES COUVENS , DES MONUMENS PUBLICS , ET DES LIEUX REMARQUABLES QUE RENFERMOIT PARIS EN 1292.
Les lettre» majuscules et le» chiffre* qui tout i U Mite de» nom» anciens , sont des renvois uni correspondent aox carrés on division du plan détaillé.
Noms anciens des rues.