LA PAROISSE SAINT-DENYS-DE-LA-CHARTRE
Note i , Page r45.
L'église et le prieuré de Saint-Denys-de-la-Chartre étoient situés entre la rue du Haut-Moulin et le bout méridional du pont Notre-Dame. La paraisse de Saint-Denys-de-la-Chartre avoit cessé d'être dans l'église de ce nom des l'année 1618, et avoit été transportée dans l'église de Saint-Symphorien, qui cxistoit depuis le commencement du xiu" siècle , à l'angle méridional formé par la rue de la Cité et la rue du Haut-Moulin. En 1698, le chapitre et la paroisse de Saint-Symphorien furent supprimés, et les paroissiens attribués à l'église de la Madeleine (a).
Note 2 , Page i43.
La ruèle des Planches-de-Mibrai au bout de la Péleterie.
C'est la rue que le rôle de 1 3 1 3 désigne sous le nom de Petite ruelle devers T yaue (b). Nous avons déjà trouvé une ruelle des Planches de Mibray dans ht paroisse de Saint-Gervais, sur la rive droite de la Seine. L'existence simultanée de deux ruelles des Planches-de-Mibray et de la rue Planche-Mibi ay demande quelques explications. Quoique Raoul de Presle ne soit pas, en fait d'étymologie, une autorité d'un grand poids, je crois néanmoins qu'on trouvera très plausible l'origine qu'il donne à cette dénomination de Planchesde-Mibray. Cet auteur dit , en parlant de la porte qu'on appeloit l'Archet- Saint-Merry (c) : * Ceste porte aloit tout droit sans tourner à la rivière ou « lieu que l'en dist les Planches-de-Mibray. Et là avoit un pont de fust qui « s'adrescoit droit à Saint-Denis-de-la-Cliartre, et de là tout droit parmi la « Cité s'adrescoit à l'autre pont qne l'en dist Petit-Pont, et estoit ce lieu
(a) Leheuf, tome I , p. 34o et suiv. (c) Mémoires de t Académie des [nscrip-
(b) Page tfô. Uons, Tome XX , p. 48*.
3o2 NOTES.
« dit à proprement parler les Planches de mi-bras, car c'estoit la moitié « du bras de Sainne (a). » Ainsi la dénomination des Planches-de-Mihray désignoit dans le principe le lieu où aboutissoit un pont de bois, probablement très informe, sur lequel on traversoit le bras septentrional de la Seine à l'endroit où se trouve aujourd'hui le pont Notre-Dame. D'après l'étymologîe donnée par Raoul de Presle , le pont de bois dont il parle devait luimême porter le nom de Pont des Planches -de-Mibray. Dès lors on n'a aucun sujet de s'étonner que ce nom soit demeuré aussi bien à une ruelle du côté gauche de la Seine qu'à deux rues situées sur la rive droite. Au reste, il n'existe plus de traces de notre ruèle des Planches-de-Mibray au bout de la Péleterie ; les travaux faits pour la construction des quais l'ont sans doute fait disparaître.
J'en dirai autant de la place Saint-Denys, qui devoit se trouver devant le prieuré, vers le bout septentrional de la rue de la Cité.
Note 3, Page 145.
Le porche aus Moinnes.
Dans le rôle de 1 3i 3, je trouve le porche Saint-Denys-de-la-Chartre {b) , et dans le poème de Guillot de Paris (c), la rue Saint-Denys-de-la-Chartre. Ces trois désignations s'appliquent évidemment à une seule et même rue, qui doit être aujourd'hui représentée par la rue de Haut-Moulin (d).
Note 4, Page 143.
Au Chevès Saint-Denys-de-la-Chartre.
Les trois rues des Ursins n'ont pris ce nom que sous Charles VI, à l'occasion de l'hôtel que la ville de Paris donna à Jean Ju vénal des Ursins, prévôt des marchands et avocat du Roi. La rue Basse-des-Ursins devoit aboutir au chevet de l'église de Saint-Denys-de-la-Chartre, et c'est probablement cette rue qui est désignée dans notre rubrique.
(a) Dans le rôle de i3i3 le nom de Mibraj (c) Lebenf , tome I , p. 5^8. est écrit en deux mots, Mi-Bray, p. 77, 79. (rf) Voyez JaiUot, tome I, quartier de la (A) Page 149. Cite, p. 87.
NOTES. * 3o5
Notb 5, Pagb 144.
Cl comme on vet en Glatingrti.
La rue de Glatiguy a long-temps été un lieu de débauche et de prostitution ; c'est peut-être à cette circonstance qu'elle a dû le nom de Vald' Amour, par lequel elle a été désignée pendant le xvi" siècle Ça). Suivant Jaillot (b), il faudrait appliquer à la rue de Glatigny le nom de rue au Chevès-Saint-Denjrs-de-la-Chartre ; mais cette opinion ne peut s'accorder avec les indications fournies par notre manuscrit, qui nomme à la fois et la rue au Chevet Saint-Denys-de-la-Chartre et la rue de Glatigny, à moins qu'on ne suppose, ce qui ne me semble pas probable pour une rue si courte , que la rue de Glatigny portât ce dernier nom dans la partie supérieure seulement, et que la partie inférieure fût désignée par mie dénomination différente.