LA PAROISSE SAINTE-MADELEINE
Note 1 , Page 142.
L'église de Sainte- Madeleine avoit été bâtie sur l'emplacement d'une synagogue, à l'angle occidental formé par les rues de la Licorne et des Marmousets. Un passage public, appelé passage de la Madeleine, indique aujourd'hui la place où se trouvoit encore l'église à la fin du siècle dernier. Il en existe même, dans la rue de la Licorne, une petite porte de derrière ornée de sculptures d'assez bon goût.
Note 3, Page 142.
En Vautre renc de celle rue méesmes.
Quatre rues composent la paroisse de la Madeleine, dans le rôle de 1 3 1 3 (c) .
(a) Sauvai , livre II , p. îai . — Lebeuf, (0) Tome I , quartier de la Cité , p. 77. tome I , page 576. (c) Page 16a.
3o<> NOTES.
Ce sont les rues de la Juierie, aux Obloiers, des Marmosez, et de la Pomme. Le rôle de 1 292 ne mentionne que trois rues dans la même paroisse : la rue des Oubloiers, la Juierie, et la rue désignée dans la rubrique qui fait l'objet de cette note, et dans la rubrique précédente. Cette dernière rue, qui est indiquée par notre manuscrit sans être expressément nommée, renfermant quarante personnes soumises à l'impôt, je ne puis croire que ce soit la rue de la Pomme, dont l'étendue étoit peu considérable, et qui ne contenoit que huit contribuables «n i3i3. Ce seroit donc la rue des Marmousets. Des faits viennent à l'appui de ce raisonnement. Le premier contribuable nommé sous la rubrique précédente, qui s'applique à un côté de la rue dont nous cherchons la position , est un pâtissier. Or, le recensement de la rue des Marmousets commence aussi par un pâtissier dans le rôle de i3i3. De plus, je vois dans la liste qui suit notre rubrique, un Robert le barbier, que je retrouve encore en 1 3 1 3 dans la rue des Marmousets.
Quant à la rue de la Pomme, dont il n'est pas fait mention dans notre manuscrit, c'est, d'après Sauvai, la rue des Trois-Canettes (a). L'abbé Lebeuf pense, il est vrai, que ce nom pourroit aussi s'appliquer à la rue de Perpignan, mais j'ai de bonnes raisons pour croire que cette dernière ne faisoit autrefois, avec la rue des Trois-Caneltes, qu'une seule et même rue. Je reviendrai plus bas sur ce sujet (b).
Note 3, Page 142.
La rue des Oubloiers.
Sauvai assure (c) que la rue de la Licorne actuelle s'appeloit , dans le principe, rue de la Madeleine, et qu'elle prit le nom de rue aux Oubloiers en i34o seulement. On voit par notre manuscrit que le nom de rue aux Oubloiers étoit en usage dès l'an 1 292. Le même auteur s'est encore trompe, s'il faut en croire .lai Ilot (</), lorsqu'il dit que le nom actuel de la rue de la Licorne lui est venu d'une enseigne qu'on y voyoit vers la fin du xiv* siècle. 11 paroi t que celle enseigne étoit, non pas dans la rue qui porte aujourd'hui le nom de la Licorne, mais dans une petite rue transversale, actuellement détruite , qui portoit déjà ce nom lorsque la rue actuelle de la Licorne étoit désignée par celui de rue des Oubloiers. Celle-ci quitta son ancien nom pour
(fi) Livre II , page 162. (c) Livre II, p. 146.
{b) Voyez plu» bas, la paroisse Saint-Pierre- (d) Jaillot , tome I, quartier de In Cité, 1 n -Bœufs , note 2. page ^
NOTES. 3oi prendre celui de la ruelle voisine, lorsque les constructions particulière» firent disparaître cette ruelle. Telle est l'opinion de Jaillot, que je ne prétends pas garantir. Il me suffit qu'il n'y ait aucun doute sur la synonymie de l'ancienne rue des Oubloiers. Jaillot s'accorde avec les autres auteurs qui ont écrit sur Paris, pour reconnoitre dans cette ancienne rue la rue de la Licorne actuelle.