NOTRE-DAME-DES-CHAMPS
Il ne parolt pas que l'église de Notre-Dame-des-Champs ait jamais été le centre d'une paroisse. Notre manuscrit ne lui donne pas ce titre. Elle n'est même pas nommée dans le rôle de i3i 3. Enfin ni l'abbé Lebeuf, ni Sauvai, ni les autres auteurs qui ont écrit sur les antiquités de Paris, ne disent qu'elle ait jamais eu le titre d'église paroissiale. Il est donc probable que les contribuables désignés sous notre rubrique étoient des gens qui habitoient les environs de cette église, et qui étant trop éloignés des paroisses renfermées dans l'enceinte de Paris, considéroient comme leur paroisse l'église de Notre- Darae-des-Champs, où ils alloient, de préférence à toute autre, suivre les exercices du culte, à cause du peu de distance qui séparoit cette église de leurs habitations. L'église de Notre-Dame-des-Champs devint, à la fin du
(«) Page i85 et sniv. (e) Le quarrefourSaint-Hjrlairtà tuieslve,
(b) Livre II, p. 160. Ut tOspital, page 187.
(d) Sauvai , !. V, p. 3o8 ; 1. VIII , p. 38*
xi* siècle, la propriété de l'abbaye de Marmoutiers , près de Tours, et plus tard il s'y établit une communauté de Carmélites qui a subsisté jusqu'à la fin du siècle dernier. Elleétoit située dans le faubourg Saint-Jacques, sur l'emplacement des maisons qui forment aujourd'hui le côté méridional de la rue du Val-de-Grâce.