ALBERT, FLORESTAN, CORA
ALBERT, entrant. Excepté pour moi, mousieur !
FLORESTAN. Qui êtes- VOUS, monsieur ?
ALBERT. Je me nomme Albert Gautier.
FLORESTAN, troublé. Albert Gautier!...
{Se rtinettaitt.) Enchanté, monsieur, de faire a\ ec vous plus ample connaissance. . .Etesvous depuis longtemps à Paris, monsieur?
ALBERT. Depuis assez longtemps, pour avoir assisté à la première représentation de votre pièce.
FLORESTAN. Ah! ah!... Eh bien, comment l'avez-vous trouvée?
ALBERT. Mais, je l'ai trouvée... ce que je l'ai faite.
FLORESTAN. Vous?... Eh mais, attendez donc!... je crois me souvenir que ma pièce a quelques rapports avec la vôtre.
ALBERT. Quelques rapports?...
FLORESTAN. Mais que voulez-vous... c'est terrible aussi. . . on m'accable de manuscrits. . . Je ne veux plus en recevoir... on est exposé à des réminiscences...
ALBERT. Réminiscences, dites-vous?... un plagiat, un vol, monsieur!
FLORESTAN. Monsieur! (J Cora.) Pardon, chère amie, vous voyez quels sont les ennuis de ce ce métier-là.
CORA. Le talent n'a-l-il pas toujours des envieux !
ALBERT. Eh bien, monsieur , veuillez me rendre mon manuscrit.
FLORESTAN. Votre manuscrit?... mais je ne l'ai pas!... Il vous a été rendu !. ..
ALBERT. Ah! je comprends, je devine...
on a eu soin d'anéantir les preuves.
FLORESTAN. Monsieur !...
ENSE.MBLE.
ALBERT
Air : Final de la SavoimeUe, Ah ! c'est une infamie!
C'est une indignité !
(Avec ironie.] Un homme de génie Manquer de probité !
FLORESTAN ET CÛRà.
Ah ! c'est une infamie !
C'est une indignité!
Douter de ™°" génie son °
Et de "g'^* probité!
ALBERT. Ah! je dirai devant tous...