‹ Paris voleurChapitre 17 sur 58 · ALBERT, FLORESTAN, CORA · texte numérisé non relu

ALBERT, FLORESTAN, CORA

ALBERT, entrant. Excepté pour moi, mousieur !

FLORESTAN. Qui êtes- VOUS, monsieur ?

ALBERT. Je me nomme Albert Gautier.

FLORESTAN, troublé. Albert Gautier!...

{Se rtinettaitt.) Enchanté, monsieur, de faire a\ ec vous plus ample connaissance. . .Etesvous depuis longtemps à Paris, monsieur?

ALBERT. Depuis assez longtemps, pour avoir assisté à la première représentation de votre pièce.

FLORESTAN. Ah! ah!... Eh bien, comment l'avez-vous trouvée?

ALBERT. Mais, je l'ai trouvée... ce que je l'ai faite.

FLORESTAN. Vous?... Eh mais, attendez donc!... je crois me souvenir que ma pièce a quelques rapports avec la vôtre.

ALBERT. Quelques rapports?...

FLORESTAN. Mais que voulez-vous... c'est terrible aussi. . . on m'accable de manuscrits. . . Je ne veux plus en recevoir... on est exposé à des réminiscences...

ALBERT. Réminiscences, dites-vous?... un plagiat, un vol, monsieur!

FLORESTAN. Monsieur! (J Cora.) Pardon, chère amie, vous voyez quels sont les ennuis de ce ce métier-là.

CORA. Le talent n'a-l-il pas toujours des envieux !

ALBERT. Eh bien, monsieur , veuillez me rendre mon manuscrit.

FLORESTAN. Votre manuscrit?... mais je ne l'ai pas!... Il vous a été rendu !. ..

ALBERT. Ah! je comprends, je devine...

on a eu soin d'anéantir les preuves.

FLORESTAN. Monsieur !...

ENSE.MBLE.

ALBERT

Air : Final de la SavoimeUe, Ah ! c'est une infamie!

C'est une indignité !

(Avec ironie.] Un homme de génie Manquer de probité !

FLORESTAN ET CÛRà.

Ah ! c'est une infamie !

C'est une indignité!

Douter de ™°" génie son °

Et de "g'^* probité!

ALBERT. Ah! je dirai devant tous...

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