SCÈNE PRKMIÈRL
ROSIINE, puis ALBERT.
liosine, en toilette de voyage, couverte d'un grand cliàle, arrive, portant un paquet, etc., et va frapper à la porte: on n'ouvre pas, elle frappe de nouveau avec impatience.
LE PORTIER, en dedans. Qui est là ?
Magasin théâtral.
lincore lui!... {Haut.) ParJoii, monsieur... je rcnlro.
.\LRERT. Eh quoi! nie quitterez -vous ;iin>>i?... uioi, le compagnon de voyage le plus /espectueux... sans me permettre de me présenter quelquefois chez vous?
ROSINE. 31ais, monsieur...
ALi'.ERT. Un pauvre provincial, qui arrive à l'aris, ce n'est pas bien dangereux.
La porte s'ouvre.
ROSINE. Je vous l'ai dit, monsieur, je demeure chez... mon oncle et n^.a tante... et je ne puis recevoir personne.
Elle jalue, entre et ferme la porte.
SCEM: 11.
ALBEIIT, seul.
C'était bien la peine de la poursuivre jusqu'ici!... Oii diable suis-jedonc ?... Quelle ist celte rue? ce quartier? [Se plaçant sinis le réverbère et consultant sa montre.) Cinq heures, je crois... et pas une maison ouverte, pas un être \ivant!... {Riant.) Allons!... je fais une drôle d'entrée à Paris!... [Àithrif paraît au fond et se cache derrière un angle de maison.) Ma loi, retournons ati bureau de la diligence, et faisons porter mes baga^ies dans le premier hôtel venu... en attendant que je découvre iuon ami Ernest Bourdaloue. qui m'a précédé de huit jours, et qui... [Clierchant précipitamment et avfc inquiétude d'inssespoches.) \h ! mon Uieu!... esi-ce que j'aurais perdu... [Se rassurant, en montrant un portefeuille.) Non, non, le voiià... Diable! l'héritage de ma mère, .soixante mille francs, c'eût éiémal débuter. . Vite, à la voiiiue!...
li fait quelques pas et se trouve en face liWubrv, qiii l'arrête en le salnant.