‹ Paris voleurChapitre 32 sur 58 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

TROUPEAU , ensuite BOURDALOUE et ALBERT.

TROUPEAU. Et ce n'est pas fait pour moi I... et ce n'est pas le diable qui s'en mêle !. .. (Il met l'argent dans son tablier.) Oh ! la colère me suffoque !

BOURDALOUE , paraissant au fond à gauche avec Albert. Nous y voilà... C'estici... entrons.

TROUPEAU, à part. Des pratiques!.. Prenons un air gai... un air gai, quand on me ruine !

ALBERT. Tu connais cet endroit ?

BOURDALOUE. Mais laisse-moi faire... j'ai l'habitude de ces sortes de lieux *.

TROUPEAU. Que servirai-je à ces messieurs ?

BOURDALOUE. Un déjeuner dînatoire

ou, si vous voulez, un dîner déjeunatoire. TROUPEAU. Ces messieurs veulent-ils un beau salon ?... nous en avons un superbe sur la terrasse... une vue magnifique...

BOURDALOUE. Merci, merci.... les salons sur les terrasses, nous connaissons ca , mon bonhomme... ça nourrit peu l'estomac, mais ça grossit beaucoup la carte... servez-nous tout bonnement sous ce berceau,

TROUPEAU , passant à droite. Et que servirai-je à ces messieurs ?...** Nous avons du gibier... des faisans... des perdreaux... des... BOURDALOUE, qui a écouté attentivement .

Servez-nous du veau rôti.

TROUPEAU, àpart,avecmépris. Du veau!., ah !... ce sont des mangeurs de veau !... BOURDALOUE. Servez, garçon, servez!

TROUPEAU. C'est bon , monsieur, c'est

* Troupeau, Bourdaloue, Albert.

" Bourdaloue, Albert, Troupeau.

bon... vous me laisserez bien le temps . i'es père!... ^ "' .

Il sort à droite. 1

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