‹ Parlons ainsi de la voix et du gesteChapitre 14 sur 122 · Donnez le son de l'E ouvert — A la voyelle E · texte numérisé non relu

Donnez le son de l'E ouvert — A la voyelle E

Lorsqu'elle est marquée d'un accent circonflexe : carême, blême, suprême, etc. ou d'un accent grave : mère, fidèle, succès, fièvre, etc. ;

Quand elle est suivie de deux rr : erreur, terrible, erre, etc., ou de deux consonnes articulées dont la première est une r : ermite, derviche, éternuement, ergoteur ;

Et dans les formes plurielles : mes, tes, ses, les, objets, fers, chefs, projets, etc.

A la diphtongue Ai :

Quand elle est suivie d'une finale muette: aile, maftre, affaire, etc. ; dans les conditio nnels et les imparfaits : je ferais, je disais ;

Quand elle est suivie d' un e muet : j'essaie, je balaie.

A la diphtongue Ei :

Quand elle est suivie d'une syllabe muette : seigle, soleil, reine, neige, seigneur ;

Ou d'une voyelle : brasseyer, grasseyer, langueyer, etc. ;

Et à la fin des mots : Bey, Dey, Ney, Jersey, Stanley, etc.

34. — Donnez le son de l'E moyen. A la voyelle E : Toutes les fois qu'elle est suivie d'une syllabe muette, soit

réelle : messe, sexe, modeste, etc., soit implicite : fer, ciel, autel, mortel ;

Toutes les fois qu'à la dernière syllabe d'un mot elle est suivie des lettres et, ou t, inarticulées : respect, sujet, etc. ;

Au commencement des mots, lorsqu'elle est suivie de deux consonnes articulées comme une seule : cesser, greffer, presser, etc. ;

Dans l'intérieur des mots, en dehors de la première syllabe, lorsqu'elle est également suivie de deux consonnes articulées séparément ou comme une seule : réception, confession, réflexion, etc.

A la diphtongue Ai :

A la fin des mots, lorsqu'il les termine : délai, mai, quai, Cambrai, ou qu'il n'est suivi que par une consonne non articulée : paix, forfait, lait, etc. ;

Au commencement des mots, presque toujours : aile, aimer, aider, etc. ;

Et généralement dans le corps du mot : raison, apaisement, abaisser, etc.

35. Donnez le son de TE fermé. — A la voyelle E : Toutes les fois qu'elle porte l'accent aigu : bonté, révérence, péché, etc. ;

Au début d'un mot, à moins qu'il ne soit marqué d'un accent grave ou circonflexe, ou suivi, soit de deux rr, soit d'une seule r précédant une consonne articulée : estime, esprit, effroi, etc. ;

A la première syllabe d'un mot, lorsqu'elle est suivie de deux consonnes articulées comme une seule : dessein, cellule, beffroi, etc. ;

A la fin des mots lorsqu'elle est suivie d'une consonne

«on articulée, autre que et, p, s, t: pied, danger, clef, as- -sez;

Dans la particule monosyllabique, et ; Dans la syllabe des lorsqu'elle entre dans la composition d'un nom propre : Descartes, Desmoulins, elc.

A la diphtongue Ai :

Aux personnes du futur et du parfait défini : j'aimai, j'aimerai, je pensai, je penserai, etc. ;

Aux trois personnes singulières du présent de l'indicalif ■du verbe savoir : je sais, tu sais, il sait ;

A la fin de certains mots, tels que : geai, gai, etc.

A la diphtongue Ey.

Lorsqu'elle est suivie d'une consonne: Aveyron, Geylan, £yiau, etc.

L'E est très fermé lorsqu'il est suivi à la fin d'un mot : D'un e prosodique : assemblée, lippée, arrivée, etc. Des consonnes rs non articulées : derniers, sentiers, ver- ,gers, Angers, etc.

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