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ce qu'elle peut, sur ce point l'expérience en dit long à chacun de nous ; l'essenLiel est d'obtenir qu'elle se plie docilement aux légitimes exigences de la volonté. La langue, nous ne le savons que trop, est un membre inquiet, capricieux, indocile. Il faut avant tout l'exercer à l'obéissance et la plier à l'exécution prompte et parfaite des ordres de la volonté. Commençons donc par dompter notre langue, c'est plus pratique et plus pressé que de la décrire.
Pour vaincre ses résistances et développer ses aptitudes, le même spécialiste anglais indique les exercices suivants.
Ouvrez la bouche et ayez soin de tenir les lèvres et la mâchoire inférieure, — précaution indispensable. — Cela fait, tirez la langue aussi longue que possible et ramenez-la brusquement pour la laisser reposer plate et basse, l'extrémité en contact avec les dents de la mâchoire inférieure. Recommencez plusieurs fois.
La pointe fortement appuyée contre les dents de la mâchoire inférieure, projetez la langue en dehors, autant que possible de façon à l'enrouler complètement et ramenez-la brusquement en arrière comme dans l'exercice précédent. Répétez un certain nombre de fois.
La base de la langue maintenue aussi plate que possible, relevez-en la pointe lentement dans une position perpendiculaire au palais ; puis ramenez-la par degrés jusqu'à ce qu'elle ait repris sa situation première. Répétez un certain nombre de fois.
Élevez l'extrémité de la langue, comme dans l'exercice précédent, et déplacez-la graduellement d'un côté à l'autre, de façon que la pointe décrive un demi-cercle. Répétez un certain nombre de fois.
«Prenez' garde cependant d'abuser de ces exercices, car ils deviennent très fatigants, mais faites-les régulièrement chaque jour, jusqu'à ce que vous soyez devenu tout à fait maître de votre langue. Le plus souvent il semble au début,
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-qu'il est presque impossible d'exécuter tous ces mouvements, et la langue exécutera les contorsions les plus curieuses. Mais nous pouvons, sur la foi d'observations nombreuses, affirmer au lecteur, qu'avec de la persévérance, la langue doit toujours finir par céder, et que le résultat obtenu mérite que l'essai soit fait avec tout le soin possible ^. »
11. Le jeu des lèvres et de la mâchoire. — Le jeu de la mâchoire inférieure est loin d'avoir la souplesse et la variété de celui de la langue. Ici les caprices sont peu à craindre. Un mouvement bien accusé de haut en bas et un léger déplacement d'arrière en avant ou d'avant en arrière, et c'est tout.
Le jeu des lèvres est plus varié. Pour vous en rendre maître livrez-vous à la gymnastique suivante.
Ouvrez la bouche aussi large que possible ; regardez la langue, le voile du palais et la paroi postérieure de la gorge, puis fermez la bouche. Répétez cet exercice un certain nombre de fois.
Ouvrez la bouche assez large pour pouvoir passer deux doigts entre les dents, puis souriez, de façon à tirer sur les •deux côtés de la bouche, jusqu'à ce qu'il se forme près d'eux une petite ligne perpendiculaire. A ce moment, modifiez brusquement la forme de la bouche en projetant les lèvres autant que possible, tout en réservant un petit orifice entre elles comme lorsqu'on siffle ; le changement doit être vif et rapide. Répétez cet exercice un certain nombre de fois. S'il vous fait rire, tant mieux, car vous serez de bonne humeur, ce qui sera utile pour faire les autres exercices, qui semblent encore plus absurdes.
Souriez, les lèvres fortement closes ; tirez les coins de la i)Ouche sur les côtés, aussi fortement que possible ; projetez