Browne, l. c, p
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ments et entraîne parfois la perte de la voix. La plupart des ivrognes sont atteints de laryngite chronique ; leur affreuse voix de rogomme n'a pas d'autre cause.
On conseille généralement aux artistes auxquels l'eau pure ne suffit pas, de s'en tenir aux vins rouges légers mais tonifiants, tels que le bordeaux, le bourgogne, etc.
On leur recommande d'éviter tous les excitants, y compris le café, mais surtout les grogs, le punch et le Champagne pris immédiatement avant d'utiliser la voix, se Ils communiquent une énergie factice, bientôt suivie d'une dépression marquée ». Le café pris en quantité a encore l'inconvénient d'accélérer les mouvements du cœur et de rendre la respiration plus courte.
« Quelques orateurs se trouvent bien de prendre, quatre heures environ avant de parler, quatre gouttes d'alcoolat-ure d'aconit dans un peu d'eau. Si, vingt ou trente minutes après le début, la voix s'enroue, il faut user de boissons chaudes, comme le thé ou le café. Alors arrive la transpiration et on pourrait parler ensuite pendant une journée. Berryer obtenait ainsi, par une transpiration, la durée de la voix. La caféine empêche l'essoufflement et les palpitations consécutives à l'efl'ort (G. Sée). — Soixante centigrammes de caféine pourraient donc être utiles, pris deux heures environ avant de parler ou de chanter. La noix vomique est moins efficace pour donner du ton à la voix. Si la gorge se sèche en parlant, qu'on mette dans la bouche un petit corps dur, comme un fragment de bois, qui fera sécréter les muqueuses, ou vingt centigrammes de borax, ou quelque pastille de chlorate de potasse» i .
Ce n'est que bien rarement que l'usage traditionnel du verre d'eau sucrée répond à un vrai besoin. La démangeaison de boire en parlant est presque toujours un pur effet d'imagination. La boisson ne peut avoir sur la voix elle-même