LE LIBRE JEU DE LA VOLK HUMAINE
dSO. L'échelle des sons perceptibles. — La hauteur d'un son dépend uniquement du nombre des vibrations : plus le nombre des vibrations produites dans un temps donné est grand, plus le son est élevé.
Les physiciens assurent qu'il est possible de produire des sonsperceptiblestout le long d'une série de onze octaves, dont la note la plus basse répond à 16 et la plus haute à 38,000 vibrations par seconde ; mais, dans la pratique, notre oreille ne saisit bien que les sons compris entre 60 et 4000 vibralions. Au-dessous de 60, on n'a plus que l'impression d'un choc ou d'un bourdonnement indistinct ; au-dessus de 4000, les sons sont si maigres qu'on ne les perçoit que très difficilement. Les notes vraiment musicales, celles dont la perception est à la fois facile et agréable, sont toutes comprises entre ces deux limites.
En fait les huit octaves ordinaires de nos instruments de
252 l'art de la phonation
musique descendent à peine à 40 vibrations et ne dépassent pas 4000 à la seconde i.
181. Limites de la voix humaine. — Les lois qui régissent la liauleur du son pour le larynx sont les mêmes que pour les membranes élastiques et les anches membraneuses.
Les conditions qui ont le plus d'influence sont : les dimensions des cordes vocales, leur degré de tension, et la force du courant d'air. Ainsi les physiologistes constatent : — que l'acuité des voix enfantine et féminine tient principalement au peu de longueur des cordes vocales ; — que dans toutes les voix les cordes vocales sont moins tendues dans les sons graves, plus tendues dans les sons élevés ; — et que, la tension des cordes restant la même, il est possible de faire monter le son d'une quinte, rien qu'en forçant le courant d'air.
La note la plus basse que puisse donner la voix humaine est probablement le fci^ avec 44 vibrations. Mozart parle d'une cantatrice, la Bastardella, qui donnait Vut de l'octave