‹ Parlons ainsi de la voix et du gesteChapitre 85 sur 122 · ic?., ibid · texte numérisé non relu

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cil. XI. — COMMENT ON RESPIRE 393

abaisser le diaphragme, c'est donc augmenter notablement la capacité puhnonaire, et c'est attirer plus avant le principe de la vie, c'est développer sensiblement les ressources de la parole ^

Considérez enfin qu'à leur base les poumons sont entourés de parties molles et élastiques ; constatez qu'il est facile d'opérer avec le diaphragme les mouvements de contraction et de relâchement les plus étendus ; convainquez-vous qu'il est aisé de développer et de contracter les côtes inférieures dans la plus large mesure ; acquérez par expérience la certitude que ces exercices peuvent être renouvelés indéfiniment sans fatigue; voyez par vous-mêmes combien, dans cette partie du thorax, les mouvements sont larges, obéissants, élastiques.

Cela fait, vous serez bien forcés de convenir que, de tous les procédés de respiration, le plus rationnel, le plus excellent, est celui qui a principalement pour but d'utiliser en le fortifiant le jeu combiné des côtes et du diaphragme ; vous serez contraint d'avouer que la respiration parfaite et naturelle est essentiellement abdominale; vous ne pourrez pas ne pas donner raison au physiologiste qui a dit : « Cette première règle de l'hygiène vocale qui ne tolère dans le chant que la seule respiration abdominale, doit être rigoureusement observée chez la femme et chez l'homme 2 » ; et vous

1. « Lorsque l'on fait une inspiration profonde, les respirations diaphragmatique et costale s'établissent presque ensemble et s'aident mutuellement, c'est-à-dire que le diaphragme se contracte et s'aplatit, et qu'immédiatement après les côtes s'étendent latéralement, avec cette différence cependant que, chez l'homme, l'action du diaphragme joue un rôle plus important que celle des côtes, tandis que, chez la femme, au contraire, le mouvement des côtes est plus grand que celui du diaphragme ». Browne, p. 49-50.

2. Gouguenheim, Le, p. 173. Il y a, dit le D>- P. Hellat, des cavités de résonnance non seulement au dessus, mais au dessous du larynx. Tarmi ces dernières, il faut compter la cage thoracique et les poumons. >> Or de tous les types de respiration, celui qui favorise et utilise

serez inexcusable de ne pas chercher à développer, par tous les moyens à votre disposition, un mode de respiration sans lequel vous n'aurez jamais ni la plénitude de la santé, ni la perfection de l'éloquence dont vous êtes susceptible.

le plus les résonnances de la cage thoracique et des poumons, est incontestablement celui de la respiration abdominale. C'est donc à ce type que doit s'arrêter le chanteur. « Mes recherches ont étaltli, ajoute le même auteur, que la quantité d'air dont dispose la respiration thoracique équivaut à peu près à celle dont dispose la respiration diaphragmatique ; mais que toutes choses égales d'ailleurs, la respiration diaphragmatique est capable de soutenir le son plus longtemps. Au reste les expériences de Volkmann ont révélé ce fait que l'agrandissement de la cage thoracique dépend moins de la dilatation du thorax que de l'abaissement du diaphragme. « La théorie de la respiration abdominale dans le chant, communication faite à la section de laryngologie du congrès international de Moscou, par le D'' Hellat, de Saint- Pétersbourg, cité dans la Voix, mai 1898, p. 141-156.

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