ACTE TROISIÈME
LAU RE
11 l'auLquo VOUS restiez. Advienne que pouiTU. Il faut que vous restiez. Je vous donnerai un verre de bière, comme aux autres. Vous le hoirez, sans vous inquiéter de rien.
BIEGLER
Pour l'amour de Dieu ! Ici, ici ! Et comment ça?
LAU RE
Vous ne comprenez donc pas ? Plus vous vous cacherez, plus ils seront persuadés de votre faute. Et c'est ce qu'il ne faut pas.
BIEGLER
Et si c'est vrai pourtant ?
Ça ne regarde personne. A part monsieur Zarncke et moi, personne ne sait rien de précis. Et nous tiendrons notre langue. Si les autres voient que vous n'évitez personne, alors, les commérages se calmeront, tout doucement.
Mais n'avouez rien ! Ne vous coupez pas !
174 l'AUiMl LESPIEHUES
Aiitreiiiciit, tout est perdu... Vous rappelez-vous encore comme vous étiez quand je vous ai apporté la première tartine de beurre? {Bieglcr fait signe que oui avec une mine de dégoût.) Eh bien, avant un mois, vous aurez repris cet air-là si vous vous faites renvoyer d'ici. Il y va de votre vie, monsieur Biegler, {Elle prête l'oreille au dehors.) Je crois que les voilà. Asseyez-vous là. Et si on vous attaque, montrez les dents.
BIEGLER, balbutiant.
Ah ! je... les... les... mots me restent dans le gosier.
LAU RE
Pas de ça. Vous n'avez pas le droit. Il faut, monsieur Biegler, il faut, il faut.
BIEGLER
Et je peux, n'impoi'te qui que ça soit, je peux, oui ?
LAURE hésite d'abord., puis^ décidée.
Oui.
Ac;TI': TliOlSIKMK 175
BiKGLER, la voix sourde, /nangiiaiU de avur.
AlluMs... c'est buu.
Il se rassied à sa place.