ACTE TROISIEME
STRUVE
Ah ! mes enfants, la paix. J'ai ben assez de mes embêtements.
LOUMANN
Quels embêtements ?
STRUVE
Comment, quels embêtements ? Tu le demandes ? Tu erois que c'est rigolo de se l)alader partout avec une responsabilité comme ça ? Si tu n'as qu'à traîner des pierres, tu n'en as pas, de responsabilité, et tu n'es qu'un pauvre bougre. Mais, quand tu seras honoré de la confiance de tes concitoyens, quand tu porteras sur toi la clef du magasin ou quelque chose comme ça... alors, mon vieux, tu verras fjuel effet que ça vous fait.
SPRENGEL
Ça t'a monté le ])ouri*iclioM, (pioi ?
STRUVE
Car, quaTid on a un peu l'expérience de la
vie, on ne peut s'empêcher de se dire : « Y a là une simple serrure à ressort... il te suffît de deux bonnes dents pour faire un crochet avec un bout de fd de fer et... crac... te v'ià dedans... dedans où qu'y a tout plein de diamants. Hein, petits, est-ce que ça ne vous allume pas ?
LOHMANN, riant.
Ma foi, non.
STRUVE
Et une supposition que tu les as enlevés....
LOHMANN
Quoi donc ?
STRUVE
Les diamants, pardi... Alors, tu t'en vas tout tranquillement les bazarder chez le premier bon copain venu qui fait le truc des cailloux blancs... et pas de basset pour te japper aux jambes... C'est une affaire en règle... une vraie affaire de bourse... Et faut que j'aie toute cette responsabilité-là, moi ? Non, mes