ACTE TROISIÈME 19r
GŒTTLiNGK, reculaiit^ épouvanté.
Eh bien ! Eh bien !
BIEGLER.
Viens donc... ou bien, va- t'en... va-t'en. {Gœttlingk recule jusqu'à la porte en balbutiant des paroles indistinctes. Biegler, le suivant.) Va-t'en... Fous-moi le camp !
GŒTTLINGK
Je te ferai j3ayer ça.
Il ouvre brusquement la porte et se sauve.
BIEGLER, l'air égaré., regarde autour de lui puis retourne en chancelant à sa table. Sans comprendre., il jette encore une jois les yeux autour de lui et voit Laure qui, détournée., se cache le visage dans les mains en sanglotant ; il aperçoit les visages pâles et épouvantés des ouvriers et murmure., comme .s'il revenait lentement à lui-même.
Qu'est-ce qu'il y a ? Oii'osl-ct^ (|(i'il y a en? Qu'est-ce...
Puis sa figure s'altère ; il lutte contre des sanglots qui l'étouffent et semble prêt à s'effojidrer sur sa chaise. Mais, rassemblant ses dernières forces, il se redresse, achève sa bière, met sa casquette et, serrant, les poings, se dirige vers la porte. Là il se retourne, jette un regard interrogateur et fier sur les hommes qui le considèrent, immobiles et stupéfaits et, enfin, sort.