ACTE PREMIER
LÉNETTE
Il Faut que tu m'aides.
ZARNCKE, comme Marie fait un mouvement, s'élance.
Pas toi ! Moi, moi.
Il attire l'enfant par la fenêtre et la pose par terre.
LÉNETTE entoure de ses bras les genoux de Marie.
Tante Mariette, tante Mariette !
MARIE, la caressant.
Veux-tu un bonbon ou une tartine ?
LÉNETTE
Une tartine.
Marie lui donne une tartine, que la petite, assise à ses pieds, sur la marche, mange avec insouciance.
MARIE
Et c'est ça qui serait une honte... un petit ange comme ça !
ZARNCKE
Tii voudrais bien avoir à toi un petit bout de honte comme ça ?
MARIE, avec passjnii.
Oh ! oui, pôro, oh ! oui !
ZARNCKE
Té ! EHe te la donnerait peut-être bien ?
MARIE
Je n'aurais jamais le cœur de demander une chose pareille.
Elle caresse la petite et lui parle tout bas.
ZARNCKE
Té, té ! {Il ça à la table, boit un verre de vin, et, après avoir jeté un regard à la dérobée sur Marie, prend l'enveloppe, en sort les papiers et se met à les lire. Marie, qui s'en aperçoit, sourit et continue à s'occuper de l'enfant. Zarncke, grommelant.) Et c'est chez moi qu'il veut venir, le gaillard ? Pourquoi justement chez moi ?