ACTE DEUXIÈME
ZARNCKE
Doucement, doucement ! Bon, voilà tout ton pâté dans le sable.
STRUVE, essuyant la tartine sur son pantalon.
Ça ne fait rien, monsieur Zarncke. « Avec une bonne couche de sable, même, une vieille paillasse a bon goût » que nous disions toujours dans notre collège.
ZARNCKE
Oui, on va bientôt vous y refourrer, dans votre collège.
STRÜVE
Qu'est-ce que vous voulez qu'on y fasse, monsieur Zarncke ?
ZARNCKE
Malheureux, si ça ne me faisait pas tant de peine pour vous...
STRUVE
Vous découragez ])as, monsieur Zarncke...
Moi aussi, un temps, ça me faisait de la peine... maintenant, ça m'est bien égal.
ZARNCKE, baissant la voix.
Voyons, est-ce vous, oui ou non ?
STRUVE
Monsieur Zarncke... sur mon acte de décès, si je l'avais en main, je jurerais...
ZARNCKE, riant.
Quelle canaille vous faites! \'ous savez pourtant qu'on continue l'enquête.
Oui, la rousse vient renifler tous les jours par ici.
ZARNCKE
Voyons, vous ne pouvez vraiment pas trouver un témoin pour établir où vous étiez à l'heure du vol ?
STRUVE
Comme qui dirait un « lalibi )i, monsieur Zarncke ?