ACTE DEUXIÈME
GŒTTLmCK
Écoutez, luadeiuoiselle Mariette... ne vous inquiétez pas de tout ça... Vous êtes bien trop distinguée pour ça... Ces histoires-là, ça n'est pas fait pour vous.
MARIE
Vous ne savez sans doute pas, monsieur Gœttlingk, à quel point Laure vous aime ?
GŒTTLINGK
Une fille qui a un enfant vous aime toujours. C'est dans l'ordre : le bon Dieu y veille.
MARIE, toute interdite^ te regarde fixement.
Monsieur Gœttlingk, vous ne pouvez pas être si méchant que ça... Les autres ont beau dire que vous êtes violent, et... moi, j'ai toujours pensé que vous avez des sentiments nobles et que vous êtes bon.
GŒTTLINGK
Bah! possible!
MARIE
Et votre chant révèle un cœur tendre... je le sais. J'ai toujours plaisir à vous entendre.
GŒTTLINGK
Vrai ? Mais c'est que, moi, j'ai toujours chanté spécialement pour vous, niadenioiselle Mariette.
MARIE, avec angoisse.
Comment... pour... moi ?...
GŒTTLINGK
Ehoui, parce que je sais que quand je chante, vous ouvrez toujours la fenêtre. Alors, faut croire que ça vous plaît. Et je fais tout ce qui peut vous plaire. Oui, oui, je le fais.
MARIE, perdant contenance.
Il ne s'agit pas ...du tout... de moi... ici.
GŒTTLINGK, avcc Une fatuité de mâle triomphant.
Et pourquoi donc cela, mademoiselle Marie, pourquoi ne s'agit-il pas de vous aussi ?