ACTE DEUXIÈME
ZARNCKE
Si luonsieur le commissaire vous laisse ici, vous me répondrez, désormais, de tout ce que contient le magasin. C'est compris ?
STRUVE
Non.
REITMAIER
Permettez, monsieur Zarncke... Qu'est-ce que cela signifie ?
ZARNCKE
C'est ma réponse, monsieur le commissaire. Vous en concluerez ce que vous voudrez.
REITMAIER
Vous... confiez... la clef... à ce... Ha ! lia ! lia ! Excusez-moi, mais, ha ! ha ! pardon ; c'est trop drôle. {Riant toujours.) Alors, je ne vous dérange pas davantage. Mon collègue du quartier pourra terminer l'aiïaire. Mais si votre passion pour ces chevaux de retour ne vous donne pas des aigreurs d'estomac... car, par-
dessus le marché, vous avez aussi chez vuus nu meurtrier. Et Dieu sait ce que...
ZARNCKE, très effrayé.
Un meurtrier ?
Grand mouvement parmi les auditeurs ; pendant ce qui suit, ce mouvement se propage sur tout le chantier.
REITMAIER
Eh oui, ce...
ZARNCKE, brusquement, avec intention.
C'est une erreur, monsieur le commissaire.
REITMAIER
Oh ! permettez.
ZARNCKE, le prenant à l'écart, très agité. D'abord, cet homme n'a pas été condamné pour meurtre, mais pour homicide...
REITMAIER
Du sang liumain est toujours du sang humain.