‹ Parodie du Juif errantChapitre 11 sur 24 · première Partie · texte numérisé non relu

première Partie

voyant, Barrock recommença de plus belle à l'asticoter , le molester, disons le mot propre, à l'ennuyer de toutes ses forces , jusqu'à ce que Dagobert , perdant patience , lui dit en le regardant entre les deux yeux : « Allez vous faire... lanlaire ! » Après quoi il se remit à savonner, savonner, savonner. Mais cela ne faisait pas le compte du saltimbanque ; il revint à la charge et lui dit : « Décidément , vous êtes un drôle , un ppppolisson , un brigand de la Loire... «

Dagobert , patient comme un ange , prit son baquet , fit son paquet et porta plus loin le siège de ses opérations hydrauliques.

Barrock le suivit et recommença ses provocations .

Dagobert mourait d'envie de lui administrer un sa-

von monstre ; mais il se contenait. — Cependant le diable n'y perdait rien. . . Pour se calmer, s'étourdir et

se distraire , le vieux de la vieille se mit à chanter cette romance bien connue ■

Un soldat, la veille des Rois , Fit un grand boucan chez un bourguemestre ;

Un soldat, la veille des Rois , Fit un grand boucan chez tin bon bourgeois.

(Nous supprimons la fin du couplet , parce que le public n'est pas encore à la hauteur de ce naïf langage... Il y viendra ! )

Des buveurs, attirés parla curiosité, s'approchèrent des deux vieux et rétablirent entre eux une apparence d'harmonie.

Le jésuite dissimula, et Dagobert se rendit à l'écurie de Jovial ; et grande fut la stupéfaction de notre vieux brave, lorsqu'en entrant dans l'écurie il aperçut, au lieu de cheval, un véritable porc-èpic!

C'était Jovial dont la frayeur avait hérissé tous les poils.

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