PREMIERE PARTIE. 2o
Un affreux rugissement apprit à Dagobert que le voisinage des bêtes féroces causait la terreur de Jovial ; il le conduisit dans une autre écurie et se dirigea vers la chambre des deux jumelles.
Les jeunes bicolores occupaient une petite chambre mal éclairée, peu meublée mais très-mal fermée.
Rabat- Joie veillait sur elles.
Elles causaient en attendant Dagobert.
« Crois-tu qu'z7 vienne encore cette nuit t
— Oui , car hier il nous l'a promis. . .
— Quel bonheur qu'il nous aime toutes deux !.. .
— Oui , que serait devenue celle qu'il eût délaissée... »
Ce dialogue moral est entrecoupé de petits effets mélodramatiques tels qu'une fenêtre qui s'ouvre toute seule, — de carreaux qui se brisent d'eux-mêmes, —
26 PARODIE Dl .Il II ERRANT.
d'un bruit étrange qui se fait entendre derrière la porte ; — tout cela est interrompu par l'arrivée de Dagobert.
Il est pâle comme un homme qui a une grande émotion morale ou une forte colique ; il s'assied près du lit des enfants. . . Il a quelque chose de secret à leur dire ..
Elles ont aussi un secret à lui apprendre...
Toute la société se trouve donc pour Tinstar.t dans une anxiété générale, y compris Rabat -Joie qui s'apprête, qui dresse les oreilles pour ne pas perdre un mot de la conversation, bien que, de son côté, il n'ait pas le plus petit secret à conter.
Où diable l'auteur veut-il en venir ( Marche ! mar-
che ! lecteur