PREMIERE PARTIE
liers ferrés, la dame répond en lui montrant la lune. . . qui, pour le moment, fait concurrence à une aurore boréale.
Qu'est-ce que tout cela signifie ? Marche, marche, lecteur!
PARonu: ni; ,irn i rhant.
Barrock.
Octobre touche à sa fin , — et l'histoire recommence . Reattention !
Il va refaire nuit, une lampe à quatre becs remplace le soleil blafard de la Sibérie ; nous ne sommes plus dans un pays de loups, — dans la patrie des ours blancs, — mais nous n'en avons pas fini avec ces quadrupèdes, nous sommes en pleine ménagerie : dans la ménagerie Barrock !
Barrock est un gaillard qui n'a pas volé son nom. C'est un banquiste religieux, un dompteur de bêtes ad major em Dei gloriam. Il a, comme Van Amburg, un philtre pour endormir les animaux féroces, — des secrets pour adoucir leurs mœurs et des ficelles pour les faire obéir. Ce philtre, l'histoire n'en donne pas la recette, mais nous la connaissons... c'est une décoction de nénuphar, — les secrets sont des cottes de mailles, des cuirasses et autres gilets de même flanelle, — les ficelles ne sont rien moins que des verges de fer
rouge.
Barrock, ce vieillard respectable, est un vieux gredin, un vieux je ne sais quoi, qui a l'infamie de vendre des Agnus Dei — et de jolis contes à l'usage des grands et des petits enfants.
Son repaire est le grenier d'une auberge, et dans ce repaire on voit traîner ça et là des poignards, des carcans, des masques, des hallebardes et un faux col.
Barrock est, comme vous le voyez par le dessin de M. Cham. orné d'une belle barbe blonde; son teint