‹ Parodie du Juif errantChapitre 6 sur 24 · PREMIÈRE PART IL · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PART IL

faisait agréablement supporter les loisirs du voyage.

Vous voyez que le cheval est naturellement plus

farceur qu'on ne le croit généralement dans la société.

Tout à coup le soldat, — le cheval et le chien s'arrêtent et se prennent à pleurer... Ils venaient de reconnaître l'endroit où, dix -huit ans auparavant, s'était livrée la bataille de Leipsig... Fatal souvenir! C'est là que j'ai entreposé monsieur votre père... — dit le soldat — il avait trente-six coups de sabre sur la tête et autant dans le ventre. Je n'en avais pas moins pour ma part... C'est ici que nous avons été pris... et... enfin. .. Mais nous causerons de tout ça plus tard. .

Au souvenir de leur papa, au souvenir de leur maman , les petites bicolores se prennent à pleurer aussi ; Dagobert les console par ce raisonnement fallacieux : Si vous vous chagrinez, ça fera de la peine à maman, et puisque des petites filles bien sages ne font jamais

pleurer maman, il faut être gaies pour que maman soit contente.

A propos ! avez-vous votre médaille? — Tiens, c'te bêtise, dit uue des jumelles, elle est sacrée pour nous... et elle tira de son gentil corsage une vilaine petite médaille de plomb qui offrait sur ses deux faces les inscriptions suivantes :

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