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DUPUY

A la suite de ce document M. T. P.

Bedard, du Département des Terres, fait la déclaration suivante : " Je déclare que

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c'est la première mention que j'ai vue d'une école particulière établie dans une paroisse, dans toutes les archives que j'ai examinées D'après la teneur^ du document ci-dessus il appert que, pour tenir une école particulière, les laïques devaient s'assurer de la permission de l'autorité religieuse et civile."

T. P. Bedard.

Québec, 2Yjuin 1S81.

M. Eustache Chartier de Lotbinière, étant en visite à Charlesbourg, comme Archidiacre, le ï juin 1726, ordonna d« clore le cimetière, d'y mettre une porte quinze jours après la Saint- Jean " faute de quoy faire et le dit temps passé, avons déclaré le dit cimetière interdit," dit l'acte qu'il dressa, et fît défense au Sieur Grrenet alors prêtre faisant les fonctions curiales d'y enterrer. Il fallut bien se soumettre.

Il peut paraître surprenant de voir M.

Grrenet mentionné ici comme faisant les fonctions de curé ; mais il faut savoir que M. Le BouUenger a été souvent absent de la paroisse, ou comme malade ou comme

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missionnaire et que, outre M. G-renet qui Ta remplacé pendant plusieurs mois et que nous compterons comme un des desservants de la paroisse, et M. Morisseaux qu'il a eu pour vicaire et qui lui a succédé, 36 prêtres, religieux ou séculiers, ont fait des actes à Charlesbourg pendant son règne qui, il est vrai, a été un long règne.

Pour suivre l'ordre des dates et aussi pour contribuer à jeter quelque jour sur les usages et les lois criminelles du temps, nous croyons devoir mentionner un fait arrivé le 10 mai 1726. Un habitant de Charlesbourg, du nom de Duplessis, eut la singulière idée de tirer un coup de fusil dans les vitres de la maison de Jacques Parent dit Desbuttes, à Québec.

Mal lui en prit car, sur la plainte de Parent, il fut condamné par l'Intendant Dupuy à 50 livres d'amende et son fusil fut confisqué au profit du roi. C'est àpeu près le seul mauvais coup dont parle l'histoire criminelle de la paroisse sous la domination française.

Le 27 mai 1733, M. de Miniac, étant en visite comme Archidiacre, remarqua que plusieurs bancs dans l'église n'étaient pas clos, c'est-à-dire, n'avaient pas de

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portes, qu'ils n'étaient pas de même forme, ni d'égale grandeur et il ordonna qu'à l'avenir ceux qui seront adjugés soient de la même forme que les autres auxquels ils seront attachés pour être plus solides. Comme dans l'ancienne chapelle, on voit que chacun alors faisait lui-même ou faisait faire son banc séparément.

Dans cette même visite M. de Miniac ordonna aussi de rétablir le toit de la chapelle de la Congrégation attenante à la sa(*ristie et entièrement pourri et de renouveler le bardeau. C'est la première fois dans les documents de la fabrique qu'il est question de la Congrégation de la Sainte Vierge dont l'époque de la fondation est inconnue. Il est probable que cette belle confrérie!, qui se maintient encore aujourd'hui et pour laquelle on est à construire (1887) une magnifique chapelle, date des premières années de la paroisse et à dû être établie par les Jésuites qui, autant que possible, érigeaient cette pieuse association dans les missions qu'ils fondaient.

Il est de tradition dans la famille descendant de Louis Jacques, premier de ce nom, que leur ancêtre, en sa qualité de premier congréganiste, a eu le privilège

exceptionnel d'être enterré dans la chapelle de la Congrégation. On a cru que des ossements trouvés il y a quelques années, en dehors du cimetière actuel et dans le lieu où était une partie de la Congrégation, étaient les ossements de ce premier Louis Jacques qui aurait été en même temps le premier congréganiste.

Cela est très-probable, car il a été en effet enterré dans la chapelle de la Congrégation comme en fait foi son acte de sépulture signé par M. Le Boullenger et que voici : " Le vingt-deux février mil sept cent trente-cinq a été inhumé dans la chapelle de la Congrégation de cette paroisse Louis Jacques âgé de soixantedix ans et environ onze mois mort le 20ème (j^ (jjj. xnois de mort subite après

avoir communié le matin aux quarante heures. Ont été présents à son inhumation François Bedard et tous les congréganistes."

Il est donc certain qu'il a été enterré dans la chapelle de la Congrégation et si, comme il est probable, il est le premier congréganiste, il est probable aussi qu'il a dû être admis comme tel à sa première communion, vers 1675, époque à laquelle les Jésuites desservaient encore la paroisse et où ils ont pu établir la Congrégation.

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L'acte de sépulture de Louis Jacques fait connaître aussi qu'à cette époque, c'est-à-dire en 1Ï35, les 40 heures étaient établis à Charlesbourg.

M. de Miniac fit encore une visité le 22 février 1739 et, en sa qualité d'Archidiacre, ordonna de poursuivre pour les arrérages dus à la fabrique. ** Ayant trouvé, dit-il, dans le coffre une somme assez considérable, l'argent ne pouvant être mieux employé qu'à la décoration de l'autel et qu'à ce qui a rapport au très Saint-Sacrement, nous exhortons le Sieur Le Boullenger, curé, et les marguilliers à faire le marché avec quelque sculpteur habile pour un tabernacle." Suivant cette recommandation on fit faire le tabernacle qui a été transporté de l'ancienne église dans l'église actuelle, lors de sa bénédiction, et qui y est resté jusqu'au temps où il a été remplacé par le tabernacle actuel.

M de Miniac fit une dernière visite le 12 juin 1840 et approuva les comptes. Il y avait alors 5631bs. 18s. et 6d. au coffre, malgré les dépenses faites depuis l'arrivée de M. Le Boullenger, ce qui lui mérite un bon point pour son administration des finances. Chose remarquable encore c'est

que, depuis le commencement de la |pa- Toisse jusqu'à 1Y60, la recette a toujours excédé la dépense, à l'exception de la seule année 1726, et cela d'une manière plus certaine que les surplus toujours contestés des gouvernements.

Le 3 septembre 1735, il y eut grande cérémonie et grosse fête dans l'église de Charlesbourg où s'était réunie l'élite de la société de Québec, à l'occasion de la bénédiction d'une cloche qui eut lieu ce jour-là. Cette bénédiction fut faite par M. Hazeur, Grand Pénitencier de la Cathédrale. Le parrain fut l'Intendant Michel Bégon, et la marraine Dame Jeanne-Elizabeth de Beauharnais, son épouse, qui donna à la cloche son nom de Jeanne-Elisabeth. Outre le chanoine Maufils et M. Fornel, curé de l'Ancienne- Lorette, plusieurs notables personnages de Québec assistèrent à cette cérémonie, entre autres : Tilly, Foucault, Chausse- G-ros de Lêry, Guillimin

Cette cloche était la troisième cloche achetée pour la paroisse. La 1^^®, comme on le sait, fut la petite cloche achetée par les Jésuites, le 1 6 avril 1675. La 2^^^, fut une cloche achetée, en 1713, et payée 1062 livres et 12 sols. On ne sait pas ce qu'elle

est devenue : il est probable que, s'étant fêlée et ne voulant plus donner qu'un son désagréable, on la renvoya à la fonderie pour faire place à la cloche dont Bégon fut parrain. Mais cette dernière, s'étant.

aussi fêlée, fut obligée de céder la place d'honneur qu'elle occupait dans la première lanterne du vieux clocher pour monter à la seconde lanterne où elle eut ordre de ne faire entendre sa voix fêlée que bien rarement, afin de ne pas nuire à l'harmonie des sons aimés de la 4^'^"^ cloche achetée, en 1802, pour la paroisse par M.

Derome. Cette dernière est la cloche placée dans le clocher du nord de l'église actuelle et dont la voix s'est fait entendre à la naissance de presque tous les paroissiens actuels de Charlesbourg. Voici la note que M. Derome a laissé relativement à cette cloche : *' L'an 1802, la cloche de Charlesbourg fondue dans la même année est venue de Londres, et a été bénite par Mgr de Canath, Coadjuteur de Québec (Mgr Denaut) à Charlesbourg le vingt-neuf juillet. Jacques Jobin, capitaine, et Marie-Marguerite Paradis, épouse de Joseph Beaumont, habitants de la paroisse, ont été parrain et marraine.

La cloche paise 605 livres.'*

Tous les paroissiens savent que la cloche du clocher du sud, qui est la 6^"^® achetée pour la paroisse, n'a été achetée que lorsque M. Payment était curé.

Quant à la cloche dont Bégon fut parrain, elle est aujourd'hui reléguée au grenier de la sacristie où on devra la conserver avec soin comme une vieille relique du temps des Français. On lit sur cette cloche le certificat du lieu et de la date de sa naissance ainsi écrit : " M.

Lemoyne m'a fait à Saumur l'an lt34."

Le 26 juillet 1744, Mgr de Pontbriand étant en visite pastorale ordonna :

T De marquer plus en détail les recettes des comptes, surtout à l'égard des constituts, parce que cela peut servir de titre ;

2' De spécifier dans la dépense pour qui les messes de fondation sont dites ;

3° D'avoir deux clefs pour le coffrefort ;

4" De lui présenter une requête pour expliquer les misons qu'on peut avoir pour réduire la fondation de Charles Jobin ;

5° D'acheter une pierre d'autel pour la chapelle de Sainte-Famille (ou de l'Enfant Jésus) ;

6" I)e faire couper les arbres près du presbytère.

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Cette dernière ordonnance fait voir qu'à cette époque, 1744, la forêt vierge existait encore en partie auprès de l'église dans le Trait-Carré.

Il ordonna de plus : " Le banc des chantres sera diminué de deux pieds environ, rapproché auprès des bancs, la lar^^eur ne sera pas plus grande que la largeur de l'allée du milieu pour faciliter le passage de la communion, et, comme il nous a paru trop haut, ce qui peut empêcher les habitants de voir clairement à l'autel, avons ordonné qu'il sera diminué d'environ deux pieds et demi."

Puisque nous en sommes à parler des ordonnances de Mgr de Pontbriand, nous dirons de suite ici que, plus tard, le 14 juillet 1755, pendant que M. Morisseaux était curé, il ordonna d'indiquer dans les actes de mariage '* la demeure au moins des quatre témoins principaux. Et même dans les actes de sépulture, de baptême, lorsqu'on ne fera que suppléer les cérémonies du baptême, il faut marquer le jour de la naissance et de l'ondoyement, et dans les actes de baptême, si le père est présent ou absent, et même de tâcher d'avoir d'autres témoins que les parrains et marraines."

M. Le BouUenger vieillissant et n'ayant que peu de santé demanda et obtint facilement l'assistance d'un vicaire. Ce premier vicaire de la paroisse fut M. J.- , J^te. Laurent Morisseaux, qui avait été ordonné prêtre, le 22 septembre 1742, et qui fut envoyé aussitôt après son ordination à Charlesbour^ pour assister, comme vicaire, M. Le BouUenger avec lequel il resta jusqu'à la mort de ce dernier et qu'il remplaça ensuite comme curé.

Aussitôt après son arrivée dans la paroisse, M. Morisseaux commença à agir plutôt comme assistant curé que comme vicaire. Il mit à la suite des comptes rendus, le It janvier précédent, une note, qu'il écrit et signe lui-même, certifiant que les ordonnances de Mgr de Pontbriand, du 26 juillet, avaient été exécutées.

La requête des paroissiens, relativement à la fondation des messes de Charles Jobin, père, que Mgr de Pontbriand avait exigée, avait été faite et écoutée favorablement, car cette fondation fut réduite d'un quart, c'est-à-dire, de 12 messes à 9 messes par année. Il y avait alors (1746), les fondations suivantes : V Douze messes Ab requiem pour le repos de l'âme de Charles Jobin, père, bienfaiteur de l'église ;

2** Neuf messes de requiem pour le repos de rame de Charles Jobin, fils, bienfaiteur de l'église ; 3° Douze messes de requiem pour le repos de l'âme de Claude Dubreuil, à dire une tous les mois ; 4° Une messe basse à dire dans l'octave saint Charles pour la conversion des sau- A^ages. Ces messes de fondation se disent encore aujourd'hiti.

M Le Boullenger, étant toujours de plus en plus malade, laissa son vicaire, M. Morisseaux présider l'élection du marguillier et recevoir les comptes de 1746. Il put cependant, le 8 janvier de l'année suivante 1747, assister à l'élection du nouveau marguillier et recevoir les comptes conjointement avec M. Morisseaux.

M. Le Boullenger mourut, le 24 juin de cette même année 1747, à l'âge de 68 ans et 7 mois, et fut inhumé le lendemain dans le sanctuaire de l'église par M.

Michel Poulin de Courval, chanoine de la cathédrale de Québec, *' en présence de Pierre Poulin, bourgeois de Québec, de Sieur Daillebout de Cerry, de Nicolas Grodfroid de Normanville, ecclésiastique, et de Messire Jean-Baptiste-Laurent Maurisseaux, (vicaire du dit défunt) dit son acte de sépulture.

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En même temps, et par le même M. de Oouryal, fut inhumé M. Alexis Leclerc, mort aussi la veille dans la paroisse, à Tâge d'environ 40 ans. Il était, dit l'acte de sa sépulture, " Missionnaire de la paroisse de Saint-Joseph, Seigneurie de Fleury," c'est-à-dire Deschambault. M.

Leclerc était né à Québec, mais il est bien probable qu'il était parent de la famille Letlerc, du Petit Village de Charlesbourg, et qu'il était venu mourir au milieu de ses parents.

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