‹ Paroisse de CharlesbourgChapitre 14 sur 20 · I - PII · texte numérisé non relu

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rareté de cet argent du cours que par considération pour plusieurs tombés dans une extrême pauvreté. Pour les cartes, billets et sols marqué* de deux espèces ils demeureront dans la ditte boitte comme argent mort dont seulement connaissance sera donnée à la ditte assemblée et aucun marguillier n'en sera chargé." Ainsy fait.

Puis à la suite de cet acte on donne en détail le montant de cet argent mort, ou papier monnaie, qui s'élevait à 1334^^^ 5^- Perte réelle d'autant.

Et on ajoute ensuite: "' Le susdit argent mort faisant le revenu entier de l'année cinquante neuf et partie de soixante ; Et voicy Cexcédent de la ditte année soixante en monnoye ayant cours." Le 12 avril suivant 1761 les comptes furent clos et il se trouva que cet excédent était un déficit de 9^bs (1).

On voit par les comptes de 1761, rendus le 6 janvier 1762, que déjà alors la mon-

(1) Pourtant on avait bien tout entré dans la recette dont le premier item cet ainsi donné : " Pour la rente des bancs

en piastres et chelins deux cent dix huit livres partie

en quelque peu de sols marqués et partie en pauvreté et bonne foi de la part des tenanciers par le défaut des comptes de l'église."

naie anglaise, même avant le traité de paix, circulait dans le pays car le premier item de la recette porte : '* Des questes de Tannée en moniaoye ayant cours y compris le sol anglais."

En tête dn registre des actes de Baptême qui commence le 5 novembre 1764 M.

Horisseaux a placé la note suivante que nous croyons devoir aussi reproduire ici en entier : — " Le dérangement de la police française en Canada occasionné par les troubles d'une guerre qui a duré plusieurs années consécutives et en suivant la prise absolue du dit Canada ayant obvié à l'exécution de l'ordonnance qui prescrit à Messieurs les curés, vicaires, missionnaires et autres obligation de faire coter, parapher par le juge principal ou son subdélégué le procureur du roy, les registres des baptêmes, mariages et sépultures des paroisses qu'ils ont à leur direction, et, entendu que, depuis la prise du dit Canada la police anglaise n'a, en conséquence, fait aucun règlement, rendu aucune ordonnance, assigné ni le lieu, ni les personnes à cet effet requis ; je soussigné, prêtre missionnaire de Charlesbourg, de l'approbation de M.

Jean Olivier Briant, chanoine Vicaire

Grénéral, sede vacante, ay pour la conservation de l'authenticité des registres du dit Charlesbourg et jusqu'à nouveau règlement, ay dis-je coté, paraphé de ma main par premier et dernier feuillet les présents registres doubles pour être reconnus vrays et légitimes quant aux baptêmes, mariages, sépultures et autres actes en iceux inscrits suivant le nombre des années qu'ils renferment."

Au dit Charlesbourg le premier janvier 1761, Morisseaux ptre. Ainsi porté à la tête du présent le cinq novembre

Morisseaux, ptre.

M. Borel qui succéda à M. Morisseaux ne suivit pas son exemple et ne parapha pas les registres lui-même, mais il inscrivit les actes dans des registres non paraphés, et cela jusqu'au 31 décembre 1785 où le registre pour l'année 1786 et les années suivantes fut paraphé par P.

Panet.

Le dernier registre de la paroisse sous la domination française avait été paraphé par François Daine, Conseiller du roi Lieutenant Général civil et criminel au siège de la pré voté de Québec, le premier

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janvier 1757 et servit à enregistrer les actes jusqu'au 27 août 1759.

Mgr Briand fit deux visites épiscopales à Charlesbourg pendant que M. Morisseanx était curé. La première eut lieu le 29 juillet 1767, et il approuva les comptes des marguilliers et déchargea même de toute responsabilité les marguilliers dont les comptes avaient été perdus pendant le siège de Québec. La seconde visite de ce Prélat eut lieu le 26 juin 1771.

Dans ces deux visites il examina les registres et les approuva.

Après avoir mis ordre aux finances de la fabrique, que les troubles de la guerre avaient forcé de négliger et de laisser dans un triste état, et après avoir encouragé ses paroissiens à rétablir leurs propres affaires, M. Morisseaux s'occupa de faire terminer les travaux de l'intérieur de l'église, en 1767. Il avait, les années précédentes, fait réparer- l'extérieur de l'église et du presbytère, et même dès 1764 il avait fait faire le mur du cimetière qui, jusque là, n'avait été enclos qu'avec des pieux. Le l®"* février 1767 il fut décidé que " Charles Grravel, entrepreneur de la boisure du sanctuaire et des chapelles, continuerait son ouvrage

interrompu par la guerre, suivant le marché passé par les marguilliers lors du commencement de Tentreprise."

M. Morisseaux a laissé à l'archevêché de Québec un inventaire des biens de la fabrique de Charlesbourg, commencé le 15 octobre 1^60 et terminé le 22 juillet 1767, dans lequel on trouve les deux notes suivantes :

V^ '' Tous les ans, un dimanche libre, en octobre ou novembre, on chante une grande messe solennelle en action de grâce pour la dissipation d'une maladie épidémique qui désolait cette paroisse ; on y fait une oftrande à St Charles après avoir baisé l'instrument de paix qui le représente, lequel est très-vieux. Cette dévotion ou promesse annuelle n'a point d'autre titre pour se soutenir et perpétuer qu'une lonirue suite d'années qu'elle se pratique. En effet, par le vieux livre et premier livre de compte de la dite paroisse il parait que l'institut a commencé, en 1093, sous le nom de vœu de St. Charles, curé alors Alexandre Doucet.

En conséquence de cette longueur de temps Monseigneur de Pontbriand a permis de bouche la continuation de cet

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