MONSIEUR PIERRE LE BOULLENGER
2ème Curé et 9ème Desservant.
C’est ainsi qu'ilsignait. L'abbé Tanguay dit de lui: “Pierre-René LeBoulanger Nieu” ‘ Naint-Pierre, né au Cap de la Nue en 1679, fils de Pierre Le Thofuu:: UE de Marie Renée Godfroid de te © v, fut ordonné à Québec Île
6 1 ‘ue 1701 et chargé immédiatement € Ja cure de Charlesbourg qu'il d'+ "it jusqu'à sa mort, arrivée le 24 jun 47. Il était âgé de 68 ans. Nes
restes sont déposés dans l'église de Charlesboure.”—Kon premier acte dans Îles récistres est du 18 novembre 1701; il a donc desservi la paroisse pendant quarante cinq ans et demi. C’est le plus long rene des curés de Charlesbourg et
sera dflicil nent SUTPasse par ses sucC-
cesseurs sous ce rapport Dans premières années de sa des- M er demeuralt souvent sminal ntilétait prêtre et alla
de là faire des missions en différentes places du diocèse, et on voit par les régistres qu'il était alors temporairement remplacé à Charlesbourg par d'autres prêtres.
Mais cet état de.choses ne dura que jusqu'au 8 novembre 1716 où il fut nommé à la sure de Charlesbourg et dont il prit solennellement possession le 15 du même mois, comme en fait foi l'acte suivant que nous reproduisons comme curieux souvenir de cette époque.
“L'an mil sept cent seize le dimanche quinze novembre, à trois heures et demie de relevée, à l'issue des vêpres, en vertu de Îla lettre de collation et provision de la cure de St-Charles du lieu dit vulgairement Charlesbourg situé dans Îla banlieue de Québec, données par Mgr.
l'Illustre Jean-Baptiste de la Croix de St. Vallier, évèque de Québec, en date du huitième novembre et la présente année sioné Johannes episcopus quebecensis
scellées du sceau de ses armes Le murrdlalo
D. D. Epise. queb. Arm n faveur de M"
Pierre Le Boula prestre du diocèse
de Qu: jai prestre, curé et official Le
SOUSS::
Ÿ e( igne de ce requis ell présence des témoins cy-après nommés et
des paroissiens de Charlesbourgassemblés,
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mis le d' Mfe Pierre Le Boullenger présent en personne en la possession icelle et actuelle de la d° cure de St-Charles du dt Charlesbourg, de ses fruits, revenus, appartenances et dépendances quelconques et ce par la libre entrée de l'église où s'étant mis à genoux, fait sa prière devant le très Saint-Sacrement, touché et baisé le maitre-aute]l, visité le Kaint-Nacrement, s'étant assis en la place qu'occupe ordinairement le curé,étant montéen la chaire où l’on annonce l'Evangile, avant touché le livre des K. Evangiles et les Fonts- Baplismaux, sonné les cloches et par autres cérémonies en tel cas requises et accoutumées, à laquelle prise de possession personne ne s'est opposé et à linstant nous avons fait lecture des présentes à haute eë intellisible voix en idiome français afin que personne n’en ignore, dont et dequoy le dt Sieur Le Boullenger nous à requis acte, ce que nous lui avons accordé. Ce fut fait et passé en la de église de Charlesbourg les jour et an que dessus en présence de Mrs Guillimin, Pinault, Perthuis, Cheron cons au Cons! Supérieur de auébec. tous marchands demeurant à québec, M. Boullard thétologal de québec et Jean Pepin parois-
sien de Charlesbourg témoin au requis, appelés et soussignés avec nous et des paroissiens du dt Charlesbourg ainsy
se AL signé.
Le Boullenger, Guillimin, Pinau, Cheron, Boullard, Armand, Perthuis, Jean Pepin et Thibeult avec paraphe.
C’est M. LeBoullenger qui a fait terminer l'extérieur et l'intérieur de l'église que venait de bâtir M. Doucet, la deuxième de la paroisse en ne tenant pas compte de la chapelle de Bourg-Royal.
Cette église, dans laquelle un bon nombre de paroissiens encore vivants ont entendu la messe et ont assisté aux autres offices religieux avant le 29 juin 1830, et dans laquelle un plus grand nombre ont été baptisés, est demeurée comme un de nos meilleurs souvenirs d'enfance ; car nous aussi nous y avons été baptisé et y avons suivi nos bons parents aux offices du dimanche. [in térieur comme l’extérieur de cette vieille église, ainsi que la manière dont s'y faisalent les cérémonies, tout est resté gravé dans notre mémoire, comme tout ce qui se rattache aux premières années de la vie, et cela bien mieux que tout ce que nous avons vu dans les splendides cathé-
mg = prise nr cé
drales de l’Europe, et même dans l’incomparable basilique de Saint-Pierre de Rome que nous avons visitées. Nous pourrions indiquer la place du confessionnal de la petite sacristie ; la place du préfet de la congrégation (du prophète, comme quelques-uns disaient autrefois) dans la chupelle adossée à la sacristie et par le côté sud de laquelle était la porte d'entrée ; la place du curé à vêpres devant le Jutrin au milieu des chantres placés, sans surplis, dans l’enclos du devant de la nef qu'on appelait le chœur des chantres.
Cette église, dont les murs, à l'intérieur comme à l'extérieur, étaient entièrement crépis selon l’usage presque général d’alors, avait 80 pieds de longueur sur 30 de largeur intérieurement ; elle était en croix latine, c'est-à-dire, qu'elle avait deux chapelles latérales et se terminait en rond point. Elle était placée au nor& du chemin qui conduit à Bourg-Royal, dans le cimetiere actuel dont une partie du mur sud qui longe le chemin est un reste du long pan de cette église. Le portail n'avait pas d'autre décoration que la grande porte, sans ornement, et un petit chassis rond appelé œil-de-bouc. Il y avait une petite porte au sud, près du
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{4 1- portail. L'église, la congrégation et même {UNS Le À le clocher, dont la croix portait le coq 1 . , . L4 FR
1S gaulois, étaient couverts en bardeaux. A a Ce clocher avait deux lanternes et était, \ a comme la plupart des clochers d'alors, | } ’ : I L - qu'on appelait clochers Normands, de Ja - forme de celui de l'ancienne église de !
à Nainte-Anne de Beaupré qu'on voit au- 4 ; ; jourd'hui sur la chapelle comméraorative. Ï 1 ; À l'intérieur les murs blanchis à la chaux 18 dans la nef, voute peinte et sans autres il
| | re } ornements que des neuds. Un petit {
navire et quatre Iustres de bois étaient y{
suspendus aussi pres qu possible de nn,
cette voute : un jubé, + ranvées de banc fl dans la nef... Petit sanctuaire mais richement boisé en noyer, sculptéet pernluré. Trois autelsdont ie grand, ou maitreautel, était orné de miroirs de forme pyramidale. Chaque côté de cet autel deux colonnes cannelées avec guirlandes de fleurs sculptées et soutenant un riche entablement avec têtes d’anges, pots de
1 fleurs Au-dessus du tabernacle était
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‘4 des portes conduisant à la sacristie, les ! î deux statues de saint Pierre et de saint i
3 T ‘ Paul. Une chaire et un banc d'œuvre : riches aussi en architecture,
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