‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 12 sur 57 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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Le clocher fut levé en 1702 et fut fait par Jacques Bedard. La voûte fut faite en 1710 et aussi en même temps un retable commun qui fut remplacé, en 1741 et 1742, par le retable dont on vient de parler. Ce fut alors aussi qu'on fit le tabernacle du maïître-autel (1) qu’on a vu longtemps dans léglise actuelle et le adre du tableau de saint Charles qu’on a eu le bon esprit de conserver. Ces travaux furent faits par l'architecte Charles Vézina.

Les deux statues de Saint Pierre et de

Saint Paul, qui sont au-dessus des portes de la sacristie dans le chœur de l’église actuelle furent faites dans ce même temps par le sculpteur Vasseur. Ces deux statues ne seraient peut-être pas trouvées parfaites par des connaisseurs en sculpture, mais cependant elles sont certainement mieux faites que bien d’autres statues plus modernes et elles sont loin d'être un hors d'œuvre dans l'église actuelle où on aime à voir ces souvenirs du temps de nos pères. Il ne faut pas

(1) On avait envoyé en 1741 200 livres en France pour de l'or pour dorer le tabernacle et, en 1741 et 1742 on paya 277 livres et 15 sols aux Ursulines pour la même fin.

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oublier que ces statues ont aujourd’hui près de 150 ans d'existence.

Cette nouvelle église de Charlesbourg que l’on admirait dans les premiers temps, par comparaison avec la première chapelle, fut souvent choisie comme lieu de sépulture par plusieurs bourgeois de Québec et même par le gouverneur Philippe de Rigaud, Marquis de Vaudreuil, qui y fit enterrer, le 23 novembre 1705, un petit enfant du nom de Philippe Armand, âgé d'environ 9 mois, dans la chapelle de l'Enfant Jésus. Le célèbre médecin Narrazin, ainsi que Monsieur Dumontier, Secretaire du Gouverneur, étaient présents à cette sépulture et ont signé l'acte comme témoins. M. Le Boullenger était en rapport d'amitié avec les premières familles du pays auxquelles sa propre famille était alliée, et c’est peutêtre ces rapports d'amitié et de parenté en hauts lienx qui engagèrent plusieurs des premiers citoyens de Québec, et d’ailleurs, à faire enterrer leurs parents à Charlesbourg et à faire visite à son curé d'alors.

Nous avons vu par le mémoire de Mgr de Laval, qu’en 1683, la paroisse de Charlesbourg était alors composée de sept

À villages seulement, savoir : Saint-Jérôme | de la Petite Auvergne, Saint-Claude, le 1% Bourg - Royal, Saint-Joseph, Saint - Ber- | A nard et le petit Saint-Antoine autrement fi St. Romain ; mais peu à peu les habi- | tions se formaient en s’éloignant vers le 1 village des Hurons de Lorette qui étaient fl venus s’y fixer en 1699, comme on le sait. 1 Le règlement fait le 20 septembre 1721 | par le gouverneur Vaudreuil, l'intendant il Bégon et Mer de Saint-Vallier, et confirmé 4 par un arrêt du roi du 3 mars 1722.

(Edits et Ord., 1 voi. p. 446), donne une bien plus grande étendue à la paroisse qui se trouvait à renfermer alors toute la paroïsse de Naint-Ambroise. Voici ce que porte ce règlement relativement à Charlesbourg : * L’étendue de la paroisse | de Naint-Charles Boromée, située au dit je lieu de Charlesbourg, en ladite seigneurie de Noire-Dame des Anges, sera de trois lieues et dix-huit arpents de front ou environ, à prendre du côté d’en bas, au bout de la profondeur des habitations qui sont le long de la rivière Saint-Churles et de la paroisse de Québec, depuis le grand

chemin du Bourg-Royal à la grève, en remontant le long du bout des profondeurs des habitants établis sur le bord

de la rivière de Saint-Charles, qui sont de la dite paroisse de Québec, et le long des profondeurs des habitants qui sont de la paroisse de la Vieille Lorette, jusqu’au fief de Gaudarville, ensemble des profondeurs renfermées dans ces bornes, lesquelles étendues et profondeurs comprennent les villages suivants, savoir : le Petit Village, le Gros Pin, Saint-Jérôme dit L’Auvergne, Bourg-Royal, Bourg-;a- Reine, Charlesbourg, Saint-Claude, Nairt- Pierre, Saint-Joseph, Saint-Bonaventure, Saint-Bernard, Saint-Romain, Saint-Grabriel, Naint-Jacques, Pincourt, le Petit Saint-Antoineet le Grand Saint-Antoine.” Le 23 janvier 1727, il y eut un nouveau règlement par lequel il fut décidé “ que Pierre Regnaut le jeune, François Savard, Joseph Regnaut et Jacques Savard, habitants du lieu dit l'Ormière, ou route Sainte-Barbe, dépendant, suivant le règlement, de la paroisse de l’Ancienne- Lorette, seront à l'avenir de la paroisse de. Saint-Charles Borromée de Charlesbourg ; et finalement que de six habitants établis au Petit Village dépendant de la paroisse de Charlesbourg, aux termes du dit règlement, trois, savoir : le Sieur Maillou, Jacques Parent et la veuve de

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