‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 16 sur 57 · FES MS · texte numérisé non relu

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missionnaire et que, outre M. Grenet qui l’a remplacé pendant plusieurs mois et que nous compterons comme un des desservants de la paroisse, et M. Morisseaux qu'il a eu pour vicaire et qui lui a succédé, 86 prêtres, religieux ou séculiers, ont fait des artes à Charlesbourg pendant son règne qui, il est vrai, a été un long règne.

Pour suivre l’ordre des dates et aussi pour contribuer à jeter quelque jour sur les usages et les lois criminelles du temps, nous croyons devoir mentionner un fait arrivé le 10 mai 1726. Un habitant de Charlesbourg, du nom de Duple:sis, eut la singulière idée de tirer un coup de fusil dans les vitres de Ia maison de Jasques Parent dit Desbuttes, à Québec.

Mal Jui en prit car, sur la plainte de Parent, il fut condamné par l'Intendant Dupuy à 20 livres d'amende et son fusil fut confisqué au profit du roi C’est à peu près le seul mauvais coup dont parle l’histoire criminelle de la paroisse sous la domination française.

Le 27 mai 1738, M. de Miniac, étant en visite comme Archidiacre, remarqua que plusieurs bancs dans l’église n'étaient pas clos, c’est-à-dire, n'avaient pas de

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portes, qu'ils n'étaient pas de même forme, ni d'égale grandeur et il ordonna qu'à l'avenir ceux qui seront adjugés soient de la même forme que les autres auxquels ils seront attachés pour être plus solides. Comme dans l’ancienne chapelle, on voit que chacun alors faisait Jui-même ou faisait faire son bane séparément.

Dans cette même visite M. de Miniac ordonna aussi de rétablir le toit de la chapelle de Ta Congrégation attenante à la sacristie et entièrement pourri et de renouveler le bardeau. C'est la première fois dans les documents de la fabrique qu'il est question de la Congrégation de la Nainte Vierge dont l’époque de la fondation est inconnue. Il est probable que cette belle confrérie, qui se maintient encore aujourd'hui et pour laquelle on est à construire (1887) une magnifique chapelle, date des premières années de la paroisse et à dù être établie par les Jésuites qui, autant que possible, érigeaient cette pieuse association dans les missions qu'ils fondaient.

Il est de tradition dans la famille descendant de Louis Jacques, premier de ce nom, que leur ancêtre, en sa qualité de premier congréganiste, a eu le privilège

exceptionnel d'être enterré dans la chapelle de la Congrégation. Or a cru que des ossements trouvés il y a quelques années, en dehors du cimeticre actuel et dans le lieu où était une partie de la Congrégation, étaient les ossements de ce premier Louis Jacques qui aurait été en même temps le premier congréganiste.

Cela est très-probable, car il à été en effet enterré dans la chapelle de la Congrégailon comme en fait foi son acte de sépulture signé par M. Le Boullenger et que voici: “ Le vingt-deux février mil sept csnt trente-cinq.a éte inhumé dans la chapelle de la Congrégation de cette paroisse Louis Jacques âgé de soixantedix ans et environ onze mois mort le 20ème du dit mois de mort subite après avoir communié le 1natin aux quarante heures. Ont été présents à son inhumation François Bedard et tous les congréganistes.”

Il est donc certain qu'il a été enterré dans la chapelle de la Congrégation et si, comme il est probable. il est le premier congréganiste, 1l est probable aussi qu’il a dû être admis comme tel à sa première communion, vers 1675, époque à laquelle les Jésuites desservaient encore la paroisse et où ils ont pu établir la Congrégation.

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