‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 17 sur 57 · PARO!SSE DE CHARLELBOURG · texte numérisé non relu

PARO!SSE DE CHARLELBOURG

L'acte de sépulture de Louis Jacques fait connaître aussi qu'à cette époque, c’est-à-dire en 1735, les 40 heures étaient établis à Charlesbourg.

M. de Miniac fit encore ane visite le 22 février 1739 et, en sa qualité d'Archidiacre, ordonna de poursuivre pour Îles arrérages dus à la fabrique, ‘“ Ayant trouvé, dit-il, dans le coffre une somme assez considérable, l'argent ne pouvant être mieux employé qu’à la décoration de l'autel et qu'à ce qui a rapport au très Saint-Sacrement, nous exhortons le Sieur Le Boullenger, curé, et les marguilliers à faire le marché avec quelque sculpteur habile pour un tabernacle.” Nuivant cette recommandation on fit faire le tebernacle qui à été transporté de l’ancienne église dans l’église actuelle, lors de sa bénédiction, et qui y est resté jusqu'au temps où il a été remplacé par le tabernacle actuel.

M. de Miniac fit une dernière visite le 12 juin 1840 et approuva les comptes. Il y avait alors 5631bs. 18s. et 64. au coffre, malcré les dépenses faites depuis l’arrivée de M. Le Boull:nger, ce qui lui mérite un bon point pour son administration des finances. Chose remarquable encore c’est

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que, depuis le commencement de la paroisse jusqu’à 1750, la recette a toujours excédé la dépense, à l'exception de la seule année 1726, et cela d'une manière plus certaine que les surplus toujours contestés des gouvernements.

Le 8 septembre 1735, il y eut grande cérémonie et grosse fête dans l’église de Charlesbourg où s'était réunie l'élite de Ja société de Québec, à l’occasion de la bénédiction d'une cloche qui eut lieu ce

jour-là. Cette bénédiction fut faite par

M. Hazeur, Grand Pénitencier de la Cathédrale. Le parrain fut l’Intendant Michel Bégon, ec la marraine Dame Jeanne-Klizabeth de Beauharnais, son épouse, qui dontia à la cloche son nom de Jeanne-Elisabeth. Outre le chanoine Maufils et M. Fornel, curé de l’Ancienne- Lorette, plusieurs notables personnages de Québec assistèrent à cette cérémonie, entre autres: Tilly, Foucault, Chausse- Gros de Léry, Guillimin.............….

Cette cloche était la troisième cloche achetée pour la paroisse. La 1ère, comme on le sait, fut la petite cloche achetée par les Jésuites, le 16 avril 1675. La 2ème fut une cloche achetée, en 1713, et payée 1062 livres et 12 sols. On ne sait pas ce qu’elle

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est devenue : il est probable que, s'étant félée et ne voulant plus donner qu’un son désagréuple, on la renvoya à la fonderie pour faire place à la cloche dont Bégon fat parrain. Mais cette dernière, s'écant auss’ fêlée, fut obligée de céder la place d'honneur qu’elle occupait dans la premièr: Janterne du vieux clocher pour monter à la seconde lanterne où elle eut ordre de ne faire entendre sa voix fêlée que.bien rarement, afin de ne pas nuire à l'harmonie des sons aimés de Ja 4e &Joche achetée, en 1802, pour Ja paroisse par M.

Derome. Cette dernière est la cloche placée dans ie clocher du no: d de l'église actuelle et dont la voix s’est fait entendre à la naissance de presque tous les paroïissiens actmels Ge Charlesbourg. Voici la note que M. Derome a laissé relativement à cette cloche : “ L'an 1802, la cloche de Charlesbourg fondue dans la même année est venue de Londres, et a été bénite par Mgr de Canath, Coadjuteur de Québec (Mer Denaut) à Charlesbourg le vingt-reuf juillet. Jacques Jobin, capitaine, et Marie-Marguerite Paradis, épouse de Joseph Beaumont, habitant:

de la paroisse, ont été parrain et marraine.

La cloch: paise 605 livres.”

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Tous les paroïissiens savent que la cloche du clocher du sud, qui est la 5ème achetée pour la paroisse, n’a été achetée que lorsque M. Payment était curé.

Quant à la cloche dont Bécon fut parain, elle est aujourd’hui reléguée au orenier de la sacristie où on devra ja conserver aÿec soin comme une vieille relique du temps des Français. On lit sur cette cloche le certificat Gu lieu et de la date de sa naissance ainsi écrit : * M.

Lemoyae m'a fait à Saumur l'an 17347

Le 26 juillet 1744, Mer de Pontbriand étant en visite pastorale ordonna :

1° De marquer plusen détail les recettes des comptes, surtout à l'égard des constituts, parce que cela peut servir de titre ;

.2’ De spécifier dans Fa dépense pour qui les messes de fondation sont dites :

3° D’avoir deux clefs pour le coffrefort ;

4 De lui présenter une requête pour expliquer les raisons qu'on peut avoir pour réduire la fondation de Charles Jobin ;

5° D’acheter une pierre d’autel pour la chapelle de Saintc-Famille (ou de l'Enfant Jésus) ;

6° De faire couper les arbres près du presbytère.

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Cette dernière ordonnance fait voir qu’à cette époque, 1744, la forêt vierge existait encore en partie auprès de l’église dans le Trait-Carré.

Il ordonna de plus : ‘“ Le banc des chantres sera diminué de deux pieds environ, reoproché auprès des banes, la largeur ne sera pas plus grande que la largeur de l'allée du milieu pour faciliter le passage de la communion, 2t, comme il nous à paru trop haut, ce qui peut empéêcher les habitants de voir clairement à l'autel, avons ordonné qu'il sera diminué d'environ Geux pieds et demi.”

Puisque nous en sommes à parler des ordonnances de Mgr de Pontbriand, nous dirons de suite ici que, plus tard, le 14 juillet 1755, pendant que M. Morisseaux était curé, il ordonna d'indiquer dans les actes de mariage “ la demeure au moins des quatre témoins principaux. Et même dans les actes de sépulture, de baptême, lorsqu'on ne fera que suppléer les cérémonies du baptême, il faut marquer le jour de la naissance et de l'ondoyement, et dans les actes de baptême, si le père est présent ou absent, et même de tächer d’avoir d’autres témoins que les parrains et marraines.”

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M. Le Boullenger vieillissant et n'ayant que peu de santé demanda et obtint facilement l'assistance d’un vicaire. Ce premier vicaire de la paroisse fut M. J.- ‘te. Laurent Morisseaux, qui avait été ordonné prêtre, le 22 septembre 1742, et qui fut envoyé aussitôt après son ordination à Charlesbourg pour assister, comme vicaire, M. Le Boullenger avec lequel il resta jusqu'à la mort de ce dernier et qu'il remplaça ensuite comme curé.

Aussitôt après son arrivée dans la paroisse, M. Morisseaux comniença à agir plutôt comme assistant curé que comme vicaire. [Il mit à la suite des comptes rendus, le 17 janvier précédent, une note, qu'il écrit et signe lui-même, certifiant que les ordonnances de Mer de Pontbriand, du 26 juillet, avaient été exécutées.

La requête des paroiïssiens, relativement à la fondation des messes de Charles Jobin, père, que Mor de Pontbriand avait exigée, avait été faite et écoutée favorablement, car cette fondation fut réduite d’un quart, c'est-à-dire, de 12 messes à 9 messes par année. [l y avaitalors (1746), les fondations suivantes : 1° Douze messes de requiem pour le repos de l'âme de Charles Jobin, père, bienfaiteur de l’église ;

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2 Neuf messes de requiem pour le r2pos de l'âme de Charles Jobin, fils, bienfaiteur de l'église ; 3° Douze messes de requiem pour le repos de l'âme de Claude Dubreuil, à dire une tous les mois ; 4 Une messe basse à dire dans l'octave saint Charles pour Ja conversion des sauvases. Ces messes de fondation se disent encore aujourd'hut.

M Le Boullenger, étant toujours de plus en plus malade, Taissa son vicaire, M. Morisseaux présider l'élection du marouillier et recevoir les comptes de 1746. Il put cependant, le 8 janvier de l'année suivante 1747, assister à l'élection du nouveau marguillier et recevoir Îles comptes conjointement avec M. Moris- SCAUX.

M. Le Doullenger mourut, le 24 juin de cette même année 1747, à l’âge de 68 ans et 7 mois, et fut inhumé ie lendemain dans le sanctuaire de l'église par M.

Michel Poulin de Courval, chanoine de la cathédrale de Québec, ‘en présence de Pierre Poulin, bourgeois de Québec, de Nieur Daillebout de Cerry, de Nicolas Godfroid de Normanville, ecclésiastique, et de Messire Jean-Baptiste-Laurent Maurisseaux, (vicaire du dit défunt) dit son acte de sépulture,

En même temps, et par le même M de | R Courval, fut inhumé M. Alexis Leclere, |

mort aussi la veille dans la paroisse, à l’âge d'environ 40 ans. IT était, dit l'acte de sa sépulture, “ Missionnaire de la paroisse de Saint-Joseph, Seigneurie de |

Fleury,” c’est-à-dire Deschambault. M. | l Leclere était né à Québec, mais ii est

bien probable qu'il était parent de la famille Levlere, du Petit Village de Charlesbourg, et qu'il était venu mourir au milieu de ses parents.

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